PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. LXVL
luy. S'il â esté prisé et lionbre en ses pays, il nese&olt pas esmerveiller; car trop plus Ta esté par tOBtés autres nations) et cela ne luy s pas doré ong <^ deux ans, mais tant qu'il à veseu, et duiré encores après sa mort ; car la boime et yertueuse vie qu'il a menée luy rend looeoge immortelle. Oncques ne fut ieu qu'il ait voohi soustenir le plus grand amy qu'il eust tu monde contre la raison; et tousjours disoit : •que tous empires, royaulmes et provinces sans justiee,sontforestspleinesdebrigan$.» Es guerres a eu toujours trois excellentes choses, et qui bien affièrent à parfaict chevalier ! assault
de lévrier, denense de sanglier et fuyte de loup. Brief , qui toutes ses vertus vouldroit descripre, il y contièndroit bien la vie d'urig boti orateur ; car mof qui suis débile et peu gamy de ^ience n'y scauroye attaindre ; mais de ce que j'en ay dit, supplie humblement à tous lecteurs de la présenté histoire le vouloir prendre en gré, car j'ai fait ce que j'ay peu, mais non pas, ce qui estoit bien deu pour la îouenge d'ung si parfait et vertueux personnage que le bon chevalier ^ans paotif et sans reprouche, le gentil seigneur de Bayart, duquel Dieu par sa grâce vuellle avoir l'ame en paradis. Amen.