‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 119 sur 428 · SAC DE · texte numérisé non relu

SAC DE

n'accorde qu*i U persévérance et à rintrépidité. Ils revinrent à la charge avec une nouvelle fureur et assaillirent les défenseurs dç la ville avec plus d'impétuosité que la première fois. Le brouillard qui les cachoit ne s'étoit point encore dissipé et continuoit à les protéger contre nos coups; en sorte que, malgré la défense la plus opiniâtre » les soldats du pape ne pouvoient les faire reculer d'un pas, ni obtenir sur eux le plus léger avantage. Néanmoins les nôtres ne négligeoient rien pour les écarter ; tour à tour ils lançeient sur eux d'énormes blocs de pierre, des torches enflammées, de la poix bouillante; ils faisoient pleuvoir une grêle de boulets , de mitraille et de balles de mousquet sur les points d'où s'élevoient leurs cris de rage. L'acharnement étoit extrême de part et d'autre , et se soutint au moias une heure sans le moindre relâche; les Impériaux commençoient pourtant à avoir le dessus ; ilsétoient supérieurs en nombre et pouvoient sans cesse se relever. Quand une ligne d'arquebusiers avoit fait plusieurs décharges, elle se retiroit, et surle-champ étoit remplacée par des troupes fraîches. Les assiégés ne purent voir le nombre de leurs ennemis se soutenir continuellement , ainsi que leur audace, sans éprouver du découragement. Ils leur avoient cependant enlevé plusieurs bannières, les avoient à diverses reprises repoussés des murs; mais la fureur toujours croissantedeleursadversaireslesintimidoitpeuàpeu et les Caisoit douter du succès de leurs efforts.

Le détachement d'Espagnols qui s'étoit porté vers le jardin du cardinal Ermellino avoit réussi, soit par la meurtrière élargie à coups de boulets et de piques, soit par la fenêtre de la cave , à s'introduire dans la ville , à peu près à treize heures ( 9 lieures 20 m. ) du matin, sans que les habitants s'en doutassent ; ib furent suivis d'une partie de l'armée. Comme le mur qui va de la porte Torrione jusqu'au quartier Saint-Esprit est plus bas que partout ailleurs , qu'il étoit en outre mal gardé et foiblement défendu , beaucoup de personnes se sont persuadé que les ennemis avoient pénétré par là dans Rome. Si l'on considère cependant que les premiers qui entrèrent étoient en fort petit nombre, que le seul point endommagé de l'enceinte se trouvoit du côté de la petite maison dont Fouvorlure inférieure étoît agrandie et avoit foi lenieit souifert, je ne doute pas qu'on ne se range de l'avis de

ROME, |;i52Tl

la plupart des habitants qui ont toujours pensé que l'ennemi se fraya un passage par cette fenêtre. Yoilà du moins mon opinion; je ne m'oppose point du reste à ce que chacun s'en tienne à celle qui lui p^roitra la plus probable.

Ce fut Renzo qui le premier vit entrer les Espagnols, et on prétend qu'aussitôt il s'écria : « Voici l'ennemi , sauve qui peut f » S'il prononça réellement ces paroles , il faut convenir qu'elles étoient souverainement déplacées dan» sa bouche. Son devoir comme officier étoit de rallier son monde autour de lui, de tenir tête aux assiégeants, de fondre sur eux avec impétuosité et de les chasser hors des murs, s'il étoit possible , ainsi que l'ont fait avec succès biea d'autres capitaines dans des circonstances critiques. Après avoir donné le signal de la fiiite . ainsi que me l'ont affirmé plusieurs personne» qui se trouvoient présentes à l'action, il se retira précipitamment du côté du pont Sixte, suivi de quelques fantassins et dé la populace, confondus pêle-mêle , ainsi que c'est l'habitude dan» les déroutes. Les soldats, ayant entendu dire que Renzo fuyoit, abandonnèrent leur poste sur-lechamp. Tout à coup un soldat ennemi s'écria : « Vive l'Espagne! tuez, tuez devant vous! » Le tumulte fut à son comble. Ce n'est qu'à grand peine et après des détours sans fin que le capitaine Renzo, mêlé avec les fuyards, put arriver au château Saint-Ange.

Le pape Clément avoit entendu les cris des soldats; il se sauvoit précipitamment par un long corridor pratiqué dans un mur double et se laissoit emporter de son palais au château Saint-Ange. Il pleuroit et se lamentoit d'avoir été trahi par tout le monde : et tout le long de la route, il pouvoit voir de ses fenêtres ses malheureux soldats en complète déroute, poursuivis par des ennemis furieux qui les déchiroient à coups de hallebardes. Le pontife à son entrée au château ne trouva ni vivres, ni munitions ; sur-le-champ il se fit apporter des maisons voisines ce qu'on put se procurer au milieu d'une telle confusion.

Tandis qu'on faisoit des approvisionnements en grande hâte, l'entrée étoit embarrassée d'une telle foule de prélats, de marchands, de gentilshommes et de dames, qu'il devenoil impossible de les recevoir ; à la fin on réussît à baibstr la herse, mais avec peine, parce qu'cm n'avcfit pas eu soin d'en examiner l'état et de

PAR JACQUES BUONÂPARTE.

ladébamifterdela rouille. Plus de trois mille pcrsooDfs étoieût encombrées dans Tinténear ; un paA nombre de personnages distingués s'y IroiWMent, entre autres tous les cardinaux, àraceptiondeq\3atre qui crurent, parce qu'ils itmi chefe du parti Gibelin, pouvoir rester aveesAreté dans leurs palais. Le cardinal de pDCci reçut, avant d'arriver au château Saintk^,fiTers coups à la tète et aux épaules, et yfalistewhitpardes domestiques, à travers la fenêtre, p?wpe à moitié mort. Le cardinal ErmelliDO, CMune beaucoup d'autres gentilsbommes, xfit bisser dans un panier jusque sur les mtn du château.

Ons'étolUlteDdii à tout autre dénouement. lesmaPckindsdeFlorence, les prélats et autres liabitanfsewïroieDt çà et là pour chercher une retraite, (hnepcuvoit plus sortir de Rome, pircefwlesportesétoient fermées. Quelquesans «retirèrentdaTis les maisons des Colonna, fâotresdansceUesdes Espagnols, des Flamands <^faUbttnds, établis à Rome; d^autres encore dttiteptedes quatre cardinaux Gibelins.

DnÈAemtion pénible à faire, c'est que nul

des euilainpt el soldats dévoués au service

fcr^n'eBaya, dans ce grand désastre,

4 ««per les ponts, et ne se mit en mesure de

•™h les mnrs du quartier Transtévèirc ;

**Wttt»pril son parti de mourir les armes à

■*h,IihtAi que de se livrer lâchement au

f**^ftn implacable vainqueur. Tous se

•""W^tograentant par le désordre de leur

^w fc tcrrenr des classes inférieures et

*««« à feors adversaires la certitude d'une

^j»^ victoire. Si tous les commandants

^*ta«teodos et concertés pour défendre

■^^Ift biens de leurs concitoyens , leurs

^^•Artélé couronnés d'un plein succès;

^*fc«ter à mettre le feu au bois et

^^"j^^qj cotivroient le pont, ainsi qu'au-

"y^fcftenttes anciens Romains, quand Ho-

T*^*** ^ P^^s l'héroïque résolution de

2* *^ le choc de l'ennemi . Les Impériaux

?*y»f>f h destruction du pont, dans le

3S**|**^^ ils se trouvoîent avant leur

jj^**^'» feur situation eût été encore

JjjJ*|lntagçiîse sous le feu continuel et

•Vtebatterics du château Saint-Ange.

JUa^!}^^^ ^emps après l'entrée de Ten-

dbflflSlf*^^^*'^^^ et fantassins desban- ^Çà auroient pu si lacilement entrer

dans tlomé par la ^)orté dû Petiple et s^opposer vigoureusement aux progrès des Impériaux, arrivèrent à Monte-Rotondo. Si les soldats romains n'eussent trop tôt renoncé à défendre la ville, ils auroient profité de ce renfort pour aggraver la mauvaise positibh des assaillants et ranimer le rèle refroidi de leurs alliés ; par ce moyen, ils auroient maintenu la libetté du ]pontife.

Lorsque les Espagnols virent Renzo et ceux qui se défendoient derrière les murs ou les retranchements prendre lâchement la iuite , ils appelèrent à grands cri^ leurs camarades du dehors ; ceux-ci accoururent promptement, et poursuivant ensenàble leurs succès, ils ne songèrent plus qu'à tuer tout ce qui se trouvoit sur leur passage. De temps en temps ceux de nos soldats qui ne lâchoient pas pied comme les autres et voulolent faire fece à Pcnnemi, se voyatîl accablés par le tiombre et ne trouvant aucun moyen d'échapper, se glissoient adroitement dans les rangs des vainqueurs et tournoient leurs armes contre les habitants, haguèrés leurs amis. D'un autre côté, les soldats allemands ayant passé les tranchées élevées çà et là, taillèrent en pièces la populace, qtii se hâtoit de jeter feeô armes pour demander quartier. Aucun des soldats rômkîns surpris par les vainqueurs ne put se dérober à leur colère : vaineolent se retiroient-ils désarmés dans le^ églises, dans les sacristies ; vainement ëmbrassoient-ils les autels. Dans ces lieux que les plus cruels des hommes, lé Goth Totila et le Vandale Genséric avoieiit respectés, ils étoîent massacrés sans miséricorde. Ainsi les Impériaux s'emparèrent en fort pet de temps, et presque sans perte, des feubourgs de Rome.

Presque toute l'armée y étoit entrée par la porte Saint-Pancrace, brisée et fracassée des chocs furieux qu'elle avoit soutenus, et par les retranchements qu*elle avoit enlevés ; ensuite elle se restaura avec tes vivres rassemblés dans cet endroit. Les chefs assuroient qu*à cause de la mort dt ftourbon et pour d'autres raisons encore, ils avoient Fintention de traiter avec le pape. Sa Sainteté les crut sincères. L'ambassadeur de Portugal fut député vers les capitaines espagnols ][>our s'entendre avec eux. Ceux-ci lé reçurent avec de nouvelles protestations de leur désir de s'arranger. A la vérité, ils étoient déjà maîtres d'tme partie de la ville , mais ils

ignoroient encore s'ils pourroient passer le Tibre. Us feignoient habilement de pencher pour la paix, et après avoir prolongé ce jea quelque temps, ils tinrent conseil avec les chefs allemands. Au sortir de la délibération, ils déclarèrent qu'il étoit inutile de négocier, qu'ils ne soufTroient plus de retard, que peu leur importoit d'être fatigués, qu'ils vouloient s'emparer du reste de la ville. Ils avoient eu le temps de se mettre au courant des moyens de défense des habitants, et de s'assurer qu'ils n'avoient guères de résistance à craindre de la part de cette multitude effrayée. Ils se dirigèrent donc au bruit des fim&res , des roulements du tambour et d'autres instruments militaires vers la grande porte d'entrée, où ils s'étoient fait précéder par mille arquebusiers qui dévoient surprendre ceux qui, selon toute probabilité, seroicnt chargés du soin de la garder. Elle n'étoit pas défendue ; le peu de gens à qui ce soin avoit été confié avoient déserté le poste à l'approche de rennemi , saisis d'une telle frayeur qu'ils n'avoient pas même songé à baisser la herse. Deux archers espagnols franchirent rentrée, e^t s'élancèrent intrépidement dans la ville ; ils furent accueillis par une grêle de balles et de boulets ; aucun ne les atteignit. Ils poursuivirent leur chemin, sans redouter la mort qui les menaçoit de toutes parts, et passèrent dans la pUce voisine, dont ils s'emparèrent sans difficulté, à Taide de leurs camarades qui les avoient suivis, puis sans perdre de temps, ils se portèrent , ainsi que le reste de l'armée, vers la porte Settlmiana. Les Italiens sous les ordres de Louis de Gonzague, surnommé Rodomont pour sa vaillance et la terreur qu'il inspiroit , franchirent le mur qui de la porte Saint-Pancrace va à la porte Settlmiana et traverse la vigne du Janicule ; ik en cha sèrent les soldats du pape avec beaucoup de facilité, et rejoignirent le gros de Farmée vers le pont Sixte qu'ils traversèrent hardiment, mais sans rencontrer grande opposition. Ils massacrèrent tous les fuyards qu'ils purent atteindre , et firent leur entrée générale dans la ville au nombre de quarante mille hommes répartis entre plusieurs corps : vingt mille Allemands, six mule Espagnols, et le reste composé de troupes italiennes commandées par Fabrizio Maramaldo da Sciarra Colonna et par le susdit Louis Gonzague, d'anciens gens d'armes et de chevau-légers de toutes nations, sans chef

commun, attirés sous le drapeau par l'eqpoir seul du butin. On remarquoit parmi leurs officiers, Femand Gonzague et Philibert d'Orange« Flamand qui , après la mort de Bourbon, avoit été élu général en chef par les soldats.

Après avoir ravagé tous les fstubourgs , et traversé le pont Sii^e, ils s'acheminèrent vers le château Saint-Ange, où ils avoient entenda dire que s'étoit retiré le pape , dans l'espoir de s'emparer de sa personne et de celle des autres chefs de l'Église romaine. Ils attaquèrent le château avec fureur ; un colonel espagnol, à la tête de son régiment, s' effbrçoit de ûtire sauter la porte, mais il subit la peine de sa témérité ; il perdit la vie, ainsi qu'un grand nombre des siens; les autres, découragés, jugèrent que pour leàioment on ne pouvoit surmonter la difficulté des lieux ; ils y placèrent de bonnes gardes et retournèrent consommer la perte du peuple romain. Ce peuple étoit ^céde frayeur; tous les hommes courageux qu'on auroit pu opposer avec succès à la fureur des barbares , avoi^it disparu ; et il n'espéroit plus rien du dehors ; éperdu, U croyoit toucher k sa dernière beare et se résignoit d'avance aux traitements que loi réservoient ces furieux; il envioit le sort de ceux qui, combattant vaillamment pour leur patrie, avoient eu le bonheur de mourir soos les murs de Rome. Un grand nombre d'habitants, comme détachés des biens de ce monde, s'estimoient heureux de pouvoir, au prix de toute leur fortune, désarmer la colère du vainqueur. En effet , Thorreur de leur destin devoit répondre aux terreurs que s'étoit forgées leur imagination.

L'armée, renonçant au siège du fort, se divisa en plusieurs corps et se porta sur différents quartiers. Elle apercevoit à son passage les pères et les mères de famille, placés au senil des palais ou à l'entrée de leurs maisons, désolés de la perte de leurs enfants tués dans le combat, et consternés des malheurs qui menaçoient encore leur misérable cité. Ce» infortunés, vêtus de leurs habits de deuil, offroient aux ennemis leurs maisons, leurs meubles, tous leurs biens, et fondant en larmes, demandolent d'une voix suppliante qu'on leur fît grâce de la vie. Ces prières touchantes ne pouvoient fléchir le cœur de ces féroces soldats; comme si le son des tambours et des trompettes les eût animés au carnage, ils se jetèrent le fer à Ul

PAR JACQUES BUONAPARTE

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nuûasorcesmalbeQreux, en firent un massacre horrililet et sans distinction d'âge, de sexe, ni de lieD, égorgèrent tout ce qui s'ofTroit à leur vue. Les étrangers ne furent pas plus épargnés qoc les Romains, parce que les meurtriers tiroiest indifféremment sur les uns ou les autres, ans antre motif que la soif du sang. Exaspérés paria mort de leur chef, ils se souillèrent de cruaiitcs dont Thistoire ofiEire à peine d'autres »eifi(ln. !te trouvant plus personne qui leur fit réâsuace, ils devinrent en peu de temps compiéteBMSt maîtres de cette antique et noble cité, oà setraoîoient accumulés des trésors tels ifih eoaKSt sdfi à Tannée la plus avide de piHage.

Les EijMgDols se lassèrent les premiers du carnage et «ntirent renaître en eux quelques sentimeMs dlmnanité et de compassion pour' les nne»^ leurs ennemis, mais chrétiens. Us cessèrent de toer ceux qui leur tomboient entre les miins et se contentèrent de les faire prisonlûm. Lorsque les Allemands s-en aperçurent et ^^ (pe les régiments espagnols ne sui voient piv et(|Qi%iq|)peloient les lois de la guerre, ils conÉMSKoent à les soupçonner de trahison. ^flffcieneq»agno1s, pour les dissuader, leur fcmtcèww que la ville étoit prise et aban- *«Mepir ceux qui auroient dû la défendre; ^fWyavoit rien à craindre de leur part ; que ^•«e ks habitants avoient enfoui ce qu'ils *^«at le pins précieux , U falloit laisser la vie * ^*^ponrroient aider à le découvrir. Les ^*"**«c rendirent à cette raison. De leur ^î ilise mirent à arrêter les passants ou les Humains quils Irouvoient sur le seuil de leurs Wis et qoi leur demandoient merci ; ils les yWpoidptàleur ouvrir leurs appartements, •*fc«Hortoient ensuite tout ce qui étoit à **«*»«iBee.

^* lelemèrent pas à ces vols; ils vioy^JIfeemment toutes les femmes qu'ils ^^■WeBt. Leurs prisonniers étoient témoins ***h» effiréné de la victoire ; mais qui au- 2JJ'T W>ser? Personne n'osoit seulement r**^ n étoit défendu de pleurer sur /T*"**^ qni eussent attendri des coeurs de ""•••twické des impies. Ces barbares n'a- ^keonsidcration ni pour réléyation du /J**ponr la noblesse du sang, ni pour les jrT/'* liante, ni pour les larmes des mè-

» i^eoeurg étoient fermés à tout sentiment

d'humanité. On voyoit les filles se jeter dans les bras de leurs mères infortunées, et celles-ci, les cheveux épars, saisir les soldats par la barbe, par les cheveux, pour les empêcher de consommer le crime. Efforts inutiles! Toutes ces supplications et cette résistance ne faisoient qu'irriter leur rage. Ils les déshonoroient ^^ne après l'autre et les tuoicnt ensuite sous les yeux des pères ou des maris qu'ils retenoient garrottés. Ceux-ci, glacés d'effroi à cet horrible spectacle, n'avoient plus de larmes à répandre, plus de voix pour se plaindre. Ils le contemploient d'un œil fixe, inanimés comme des statues; quelques mères ne pouvant soutenir cette vue se crevèrent les yeux avec les doigts ; d'autres se retirèrent dans les cavernes souterraines, où personne n'osant leur porter du secours, elles périrent d'inanition.

Les maisons particulières n'éioient pas le seul théâtre de ces scènes abominables ; dles se passoient encore dans les temples saints, dans les chapelles consacrées à Dieu, ou des dames et demoiselles de tout rang, jetant des cris perçants et fondant en larmes, s'étoient réfugiées, pleines d'espérance dans la protection divine. Maintenant aucune force humaine ne pouvoit les mettre à l'abri du danger. Elles y furent découvertes par les hérétiques auxquels se joignirent bientôt les Italiens, et essuyèrent le même traitement que dans les habitations pi^rticulières.

Au milieu de la stupeur générale, on remarqua cependant quelques traits de fermeté romaine.' Plusieurs pères, un poignard à la main, préférèrent immoler leurs malheureuses filles, plutôt que de les laisser tomber entre les mains du vainqueur ; mais, on frémit de le dire, ils ne purent pas toujours par là les préserver de l'outrage.

Les couvents de religieuses ne furent pas plus épargnés que les églises. Ces audacieux contempteurs des objets respectés par les fidèles entrèrent comme des loups «nragés dans une bergerie, et transformèrent ces retraites sacrées en un lieu de débauches, ou ils assouvissoient par les obscénités les plus révoltantes leur atroce brutalité. Ils mettoient le feu partout où les habitants faisoient mine de se défendre.

On eût dit que cette ville magnifique, siège du chef visible de l'Église, si souvent le théâtre des plus brillants triomphes, de la gloire la plus

ioé

SÀC DE ROME,

éclatante, étoit destinée depuis des siècles à devenir la proie de ces sauvages. Lorsqu'ils enrent un peu apaisé leur soif de sang, ils portèrent leur attention sur les immenses richesses des Heux saînts. Les luthériens, qui composoient en grande partie celte armée, pouvoient ne se croire tenus à aucune espèce de ménagements. A peine avoient-ils mis le pied dans une église, quMIs portoient leurs mains ensanglantées sur les calices, images, croix ou vases précieux qui frappoient leurs regards. S'ils trouvoient des reliques, ils les jetbient par terre d'un air de dédain. Combien n'en auroit-on pas perdu, st de pieux Romaiiis, témoins de cette profanation « n'eussent rassemblé avec soin ces vénérables restes, ne les eussent cachés et emportés, pour les rendre plus tatd hux propriétaires ! Ils détachoient des murs les images des Saints qui les omoient, pour les salir, les déchirer ou les brûler. Ib barbouilloient les peintures à fresque. Quelques-uns d'entre ebx aUèrent dans les sacristies se revêtir des habits sacerdotaux, et, montant sur l'autel, ib oflicioient par dérision, oomme des ministres de la religion *, seulement, an lieu de prières» ib proféroient d'horribles blasphèmes.

Dans la rue, on rencontroit à chaque instant des valets d'armée qui portoient des paquets de chasuUes ou autres ornements richement brodés, des chandeBers, des vases d'or et d'argent.

Ailleurs des scènes plus déplorables épouvantoient les r^ards. On voyoit des Espagnob et des Allemands contraindre , à coups de bâton , des prisonniers de tout Age et de tout rang à itgagner leurs demeures déjà pillées et ravagées de fond en comble. Ils lés y enfennoient pour tâcher d'en tirer encore de l'ai^gent. Là on apercevoit sur le pavé grand nombre (f habitants étendus sans vie , couverts de fange et de sang. Ils s'étoient &it tuer en voulant résister au vainqueur. Parmi eux on découvrait plusieurs blessés qui respiroient encore, mais qui , oubliés et négligés de tout le monde, étolent condamnés à périr foute de secours.

Au milieu du désordre, on voyoit souvent un homme, une femme ou un enfant se précipiter du haut de leur maison dans la rue, préférant mourir mutilé sur le pavé que de tomber au pouvoir de ces troupes féroces. , Quelquefois cfétment les soldats eux-mêmes qui les lançoient

parla fenêtre. SI quelque malheureux parvenoit à s'enfuir, il étoit aussitôt poursuivi, atteint et égorgé ; specude d'horreur qu'on ne sauroit raconter sans tressaillir !

Les vainqueurs n'avolent pas plus d'égards pour un parti que pour l'autre et ne traitoient pas mieux leurscompatriotes, établis depuislongues années à Rome, que lescouriisans et prélats romains. Ils n'épargnoient pas non plus les ambassadeurs des rois et bien moins encore les cardinaux, qui, se fiant trop à leur attachement connu pour le parti de Tempereur, à leur rang et à leuf popularité, àvoient cru pouvoir rester skas danger dans leurs palais et s'attendoient même à des distinctions. Ib y furent bits prisonniers avec tous ceux qui s^étoient roÂdus près d'eux, dans l'espoir de trouver un asSIe.

Je citerai ici un trait de cruauté, qui a un cAté risible, et qui peut flaire juger de la dî4t)osition de ces esprits transportés de fereôr. Tandis que ces troupes diverse» couroient çà et là, animées seulement du désir de voler, détttiire et tuer, et pénétroient tantôt dans tel atelier, tantôt dans telle boutique, une dkaine d'Espagnols étoient entrés dans un magasin. Au mIKeu de différents paquets se trouva xm sac énorme rempli de liards que ces fortenés, aveuglés par la cupidité, prirent pour un sac d'écus d'or. Dès quib se furent commaniquéa entre eux leurs avis sur cette importante découverte, ib veillèrent à ce que personne ne pAt pénétrer dans la maison, ni demander à entrer en partage *, ib vouloient se réècrver k mx seuls ce trésor précieux. Une compagnie d'Allemands passoit dans le voisinage, et viyjrant que ceux qui étoient dans l'intérieur de cette maison ne vouloient pas même les laisier approcher de la porte, ib ne doutèrent pas un moment qu'il n'y eût là quelque riche butin dont les Espagnols ne vouloient pas leur fkire part. Afin de ne pas perdre de temps, parce qu'ib en sentoîent tout le prix, ib tirèrent des coups de f^isil contra la malmn, y Jetèlrent de la poudre et y mirent le feu, en disant ^ii*il n'étoit pas Juste qme les Allemands remportassent la victoire et que les Espagnols en lissait le fruit. Avant de s'en aUer, il la boutique enflammée ; elle fbt consumée avec un grand nombre de ceux qui étoient dedans, juste punition d'une insatiable cupidité 1

Entre différants bijoux qu'avoit sur ses vête-

\\rAr\ PAR JACQUES

temenU un prélat fait prisonnier par une com^ pagnie d'Allemands, il falloit compter un diamant précieux qui pouvoit valoir trois à quatre cents écus environ. Ua de ces soldats chercha à le lui tirer du doigt et perdoit patience, lorsqu'on caporal de sa compagnie le voyant dans cet embarras, lui dit : « Je te le donnerai bien.» A l'instant il met la main sur un couteau affilé, coupe le doigt au prélat, et le tend à son camarade, qui en retire la bague et rejette le doigt au cardinal.

La crainte seule de Papproche de Tannée de la Ugue commença à diminuer les meurtres et les assassinats. Les che& donnèrent l'ordre démettre un terme aux brigandages. Aussitôt ils cessèrent sur tous les points, et les soldats allèrent se reposer et jouir tranquillement du fruit de leurs rapines.

Lies Espagnols avoient laissé un poste très fort aux portes du château Saint-Ange, pour empêcher que le pape et les cardinaux ne pussent s'échapper furtivement la nuit avec les immen. ses richesses qu'ils avoient auprès d'eux. Pour avoir encore moins d'inquiétude sur leur fuite, quelques colonels eurent ordre de le bloquer étroitement; ceux-ci aussitôt tracèrent les tranchées, et firent creuser un très large fossé. Des crïminels qu'ils tirèrent de prison étoient employés à cet ouvrage ; ils étoient surveillés par des soldats qui, pour les exciter au travail, leur appliquoient force coups. Les tranchées terminées, le blocus fut établi d'une manière si'rigoureusè et si cruelle, qu'un jour les soldats ayant rencontré une vieille qui portoit des ^ laitoet destinées h la table du pape, ils l'étranglèrent et la pendirent devant le château. Us tuèrent aussi à coups d'arquebuse des enfimts qui cuelUoîent des herbes pour les mettre dans un panier tiré du haut des bastions avec des cordes. ,

Piaf leurs prisonniers étoient d'un rang élevé et respectable, plus les tourments qu'ils avoient à endurer étoient raffinés et prolongés; les uns restoient plusieurs Jours suspendus en Fair par les bras^ les autres, une corde au pied, étoient accrocbés au-dessus de l'eau, avec menace de couper la corde, s'ils ne déclaroient où éfoîau leurs trésors; plusieurs furent accablés de coups; d'atitresstigmatisésavecun fer ardent en diverses parties du corps ; les barbares ima- 5îaèrent de leur ^enfoncer de fines écbardes de

bois sous les ongles des mains ou des pieds, de leur faire couler du plomb fondu dans la bouche, de leur arracher les dents , enfin de les mutiler de la manière là plus horrible.

Jérôme de Camerino, officier du cardinal Cibo, a voit été frappé par les Espagnols d'une taxe qu'il ne pouvoit payer, et pour l'y contraindre on lui mQigeoit les plus afireux sup* plices ; au milieu des tortures, il parvint à s'approcher d'une fenêtre, et, saisissant le moment favorable, il se jeta à la renverse par la croisée et tomba sur le pavé, la tête la première; c'est ainsi que, trompant à la fois la cruauté et l'avarice de ses persécuteurs, il leur échappa par la mort.

Un certain Jean Ansaldi, Florentin, avoit été soumis aux plus cruels tourments, et, pour s'ei^ délivrer, il s'étoit lui-même taxé à mille écus. Il les comptoit, lorsque ces barbares lui deman* dent des ducats d'or ; conmie il n'ep avoit point à leur donner, ils recommencent à le faire souffrir. Alors incapable de supporter davantage la violence de la douleur, il se jette comme un furieux sur son bourreau, lui arrache son poi* gnard, le lui enfonce dans la poitrine, puis Iç tourne contre lui-même et se tue.

Les fantassins allemands promenoient dans les rues de la ville les prélats romains, couverts de tous les ornements et insignes de leur dignité, pour les livrer à la risée du peuple. Une compagnie de luthériens, également dans le dessein de jeter du ridicule sur les cérémonies de l'Église romaine, porta le cardinal Aracèle dans une bière, à travers les rues de Rome, en chantant Foffice des morts; à la fin ils s'arrêtèrent devant une église, où, pour pousser plus loin le sarcasme, ils prononcèrent une espèce d'oraison funèbre dans laquelle, au lieu d'éloges, ils débitoient une foule d'obscénités révoltantes et de calomnies atroces. Puis ils le rapportèrent chez lui, et, suivant leur coutume, ils firent sous ses yeux une orgie, se faisant servir ses vins les plus fins dans des calices d'or consacrés. On vit entrer encore dans plusieurs maisons ce même cardinal, en croupe d'un cavalier allemand ou espagnol, qui le menait ainsi dans tous les quartiers, lié comme un vil criminel, afin d'emprunter les sommes dont U avoit besoin pour racheter sa liberté»

Le cardinal de Sienne, dévoué de tout temps ainsi que ses ancêtres, aux intérêts de l'empe^^

SÂC DE ROME,

tiSsTj

reur, après avoir racheté des Espagnols la garantie de sa maison, tomba entre les mains des Allemands. Ceox-ci ravagèrent son palais, le battirent et l'emmenèrent en chemise dans le bourg, où ik le retinrent prisonnier. Pour se tirer de là, il fut encore obligé de leur compter une rançon de cinq mille écus. Le cardinal délia Minerva et les autres prélats, tant romains qu'espagnols et allemands eurent à subir un sort pareil et furent traînés en procession par toute la ville pour amuser la populace.

La marquise de Mantoue fut taxée pour son palais à cinquante mille écus, qui furent payés par des marcf^ands et autres personnes qui s'y étoient réfugiées ; on a prétendu que son fils DonFemando,of&cierderarméeennemie,avoit retiré pour sapartdixmiileécusde cette somme.

Un de nos compatriotes, Bernard Bracci, avoit été découvert et arrêté par quelques chevau- légers qui le conduisoient à la banque d'un certam marchand allemand Bartholomée, où il alloit chercher une somme de sept mille écua, qu'il avoit dû consentir à payer afin d'échapper à la mort. En chemin ils rencontrèrent sur le pont Sixte , le marquis délia Motta, un des chefs de l'armée, qui leur demanda où et pourquoi ils emmenoient ce prisonnier. Us lui déclarèrent le motif de leur démarche et le prix de sa rançon. « Cette rançon est peu de chose, répondit-il, jetez-le de suite dans le Tibre, si, pour mon compte, il ne paye cinq mille écus de plus, n Aussitôt ils s'apprêtent à le faire et le chargent sur les épaules ; mais pour éviter son supplice, il paya les cinq mille écus, outre la somme déjà promise.

Les Espagnols respectoient les lieux saints et ne touchoient pas aux reliques, mais ils surpassoient les Allemands en cruauté et en perfidie. Une fois la fureur du premier choc passée, ceux-ci ne firent plus supporter à leurs prisonniers aucun mauvais traitement. Us se contentoient de la somme d'argent qui leur avoit été volontairement offerte et payée ; un grand nombre montra même beaucoup d'égards pour des dames jeunes et belles, les traita avec douceur et humanité, et, pour les mettre à l'abri de tout outrage, les fit retirer dans des lieux sûrs. Plusieurs prisonniers profitant des bonnes dispositions de ces soldats, leur offrirent, aussitôt qu'ils tombèrent entre leurs mains, des rançons très modiques, proportionnément à^

leurs facultés pécuniaires, pour obtenir d'être relâchés; leurs propositions furent acceptées sans difficulté. Cette modération de la part de ces militaires ne doit point s'attribuer au riche butin qu'ils eurent à se partager entre peu de monde, ni à la pauvreté qui, les accablant en Allemagne, devoit leur faire paroître considérables des sommes d'argent assez minimes; elle provenoit d'un plus grand fond d'humanité et d'équité. Les Espagnols, au contraire, tout aussi pauvres et peut-être plus encore, ne montrèrent ni dans le premier moment de la victoire, ni après, autant de modération dans le pillage, et se conduisirent avec beaucoup moins de réserve envers leurs prisonniers.

Nous venons de voir ces ennemis avares oa cruek assouvir impitoyablement leur rage sur toutes les choses divines et humaines ; ils ne vouloient pas qu'il se trouvât à Rome un seul endroit qui ne ressentît l'effet de leur colère. Quelques palais cependant avoient échappé k leur fureur, il s'y étoit retiré beaucoup de monde ^, des hommes de loi, des marchands, que la bienveillance de quelques seigneurs, en droit de se faire respecter par la soldatesque, avoit protégés contre la première impétuosité des vainqueurs. Cependant quand ceux-ci s'ennuyoientd'étre oisifs, ils se rassembloient au son du fifre, du tambour et des trompettes, en ordre de bataille, et formoient leurs rangs comme

(1) Void un coDtrat notarié pour la rançon (fun de ces palais.

INSTRUMENTUM ROGATUM ROMiE

TEMPORE OIEEPTIONIS URBI8 1527.

FER ACTA mClJL HUNC SaBATUCII BOTARII A. C\

Cum fit, qnod eierdtos Cesarae Majestatis nrbem Tf iogrediens , bomines in urbe existentes captlvaTcrit ei booa onuiia sub sacoo posuerit; phiresque bomines pro eorom aaJaie in domnm reTerendIssimi in Ctuisto palris et domini IK Andrée de Talle, sanctx religionis cbristiana: cardlnaii, oonftigerint; et in ipsâ domo preserrati Iberint cura et pnxientift rêver, dom. cardinalis, qui, iutr& domum auam hii|DHiM>dl , sirenuum \lrum dom. Fabridum Maramaum Neapoiilaniun gentis itals, dicti exerdius columneilum recepit, et grandem auri quantitatem etiam ultra Tiginli ooto milia docatos, ut didtur, pcrsolvit, seu persolvere curavit, et dictus Fabiidus, hnJusroodi summà mediante, dictam domum et in eâ existentes bomines, et personas cum eorum bonis salvare pronisestt. et rer. dom. Pbilippus de Agnellis^ mi^ris preiidentie nbbr&-

* Le tradttclrur a «u devoir latMcr ctUe pièce toal è-fiiU intwle>. c*«»ti^ire atee aea barbansiara «I •«• butea itraiMialicalea. Elle est tiré» 4*Htt ma BiiKril original aj partcnaDl au mar^it Cm» Ctffm

[i&ni

PAR JACQUES BUONAPARTE

pour reeomn^ncer le siège de la ville. Us attaqooient alors ces palais en furieux, ne s'inquiéloiflilm des défenses qui leur étoient faites, ni des recommandations ou ordres que leurs

TJator, àatiU» duodecim miUia sexagiota quatuor, soldos duodedm. denariossex auri de Camerà, videlicet in duoalis trâwnibossepluagiota aari largis, aeptem millibus sexceniis trSHis aori io aoro de Canierâ , scutis quingeiiiis sexagiula itfptem auri de Sole, ducatis sepiiugeutis sexagiota quatuor de )ui&,decfm pro docato, et JoanoesCarrozza, apostolicus secreianai, dwatos mille septingeotos largos et mille uouingeniwMrtiBinrodeCanicrâ, et Ilbras uodecim et uncias sex anteodfiidcIceiinuiH) badie tribus tazziouis, une t)0ccale, aiia saieiii.q^hi^ codeariis et septero foranis, ut asseritur, io dÉoiotttloaeetddblcalioiie dicts summœ , pro taxa promlâsâ penolTeriDl HesbonaTeriot.

IfiNcestfiodaBooi naTitate Dom. Kostri J. Ghristi roOlesimo (^dogemeHiBO n^esimo septimo, lud. XV , die vero octavâ ropo» Mi, MdeMe Clemeote vil pontit maxlmo, in meâ DDiarflpaMdeilesliuni iofra scriptorum présentiâ, personaftercoBftiMiMrascripti utriusqoe sexus hoœioes, io dorao (ficii leverndhsiDii dom. cardiu. existenies, Ipsœ etiam mulem fienftNtMBoUi VeUeian! beneficio juris Uypoteraru, Icgi Mi» deladpdotaO, autiieotJco si autem cl omol alto Juri et IWiBxio io ÉàTorem mulieruoi , et li qui minores viginti qwDqwiOBis exislunt, beneficio mioorls aetalis et restilutionis bJMfgmietoiBfiialiojuri In Eavorem mim^ruro iotroducto, ctaiiJMeirto,qood tactis scripturis prsestlteruot, deeis- ^IHtm^jurari rpounciantes, spoute suâ, scicutcs, etc. ■WMJftKaefl, sfd teueri et obligari voleutes, proinlserunt et fMiItt ë» promfeit sohrere ei pagare ex dietis pecuniis, J^JJJlJJJlltauni dom. cardinalem soiulis et prombsis, JP^ltlttli«.(iom. cardinali aut ejus iegitimo procuratoil ^y^.*** « qirflibet îpsorura ratam quamiibet et pro **Wai» per eurodem rev, dom. cardinalem deciaran- «SfiC??"^^* omnl et quâcumque exceptionc re- •«rjJiWei cooseniientcs quod Ipse rev. dom. cardlnafcqUÉp,8i)i placuerit, et ips» tofrascrjptis obligalis fWwwinuUiaut dtali», eioealio eorum consensu, ratam VMI^iudlbet ex eis tangenteni dedarare possit et va-

«-5Î' ""*" ^ cognomina homioum et persooarum «n««*»ertpU,videllcei:

to£*i£!!2î î **^ î Joamies Nutinus de Pistorio ; ÏÏSiÎSSP****^*"^ ^ Antoulus, ejussorvltor; SSÎbÏÎÏÎi^^"*''^"*^ Dominicus Joannb de Pistorio; SïïSStote'^^' Ftorouus ioanufe Pétri de Vel gaîlîigjj^ Peretus Hipponî.

^i^wiî&calceo. iï^^fr^'^'- "^^ ^^"'^ S^^fcMBfcdeBonoDia- '^s/*alvaioriu8,8ervitorPh|. l5ç ■ ^ « 5. sa- Bartt.oloroeu« BemardI Fioren-

--^- vurmopuonae Bartliolomea Beroardlnl Peru-

*SKte MaDensilii!^ ' Ludovfca Polacca ;

î»^- * Laura Christofori, Romana ;

-5de Mutioâ ïTandscus Maria, Parmcnsls, I çt Minenrâ il- Jo. Baptisia deCanizanis; •servii.auo ; Laura , loidoTici Batberii ; servitorJoan- Siivia, ejus soror;

Bonatus Zerbus ; lue; Paiilus Rolierti de Reraraâ ;

(deConiiUbQf,i)ro- Ttiomasius de Cns^iano;

Jo. Baptisia de Cavaleriis; ■pocanotM ; Julius de Galle$is Pisanus;

ihSr7'*q de Ameriâ. Marciis Ani. IiUeraroocosis ;

î53CÎ'SÏ^'**'*"^-î Steplianus Juliani de Papai I^^Jgjej^aaano; nibus;

-^^•endus ; Vaterios Oiïdus, Romanus ;

^Vl'ïxici»,^ Chron. «t Mém.

supérieurs leur adressoient, et tiroient même sur leurs camarades, qui du dedans défendoient ces habitations. S'ils étoient rei>oussés, conune cela arrivoit souvent, ils se vengeoient en y

Nicolaus. mcrrator; Blasius de Cesenâ ; Uieronymus Catherin! de Ven-

turis; Joanues de Gassiano, servitor

»ticlia*lis Lantis ; Gregorius Epifanius :

Jo. Baptisia Laurcntli de Game-

riiio; Jo. Franciscus , ejus senritor ; Frandscus Feriiy de Macéra là; Ghristoforus Hendez ; Alfonsus Castellanus; Franciscus Gonzalez*; Bonifacius de Rodis; Franciscus Gallianus ; Gliristoforue FerdIuandI Tole-

tanus ; Balthasar de Foro Sempronii; Laureniius Capidor Abulensis; Alexander , servitor Episc.

Gorcirensls; Ghristoforus de Castro, cum

tribus servitoribus; Jose^ de Jona\ Uebreus; Emilius Joauois Francisd,Peru-

sinus ;

Joannes Biul ; Innoceulius Perusinus; Aloi^ius Griniius FloreuUuui; Laureniius Bariiiol. Senensis; Six tas Episcopus Vicanus, cum

Pciro, ejus 8ci*vitore ; Uieronymus Roca Aloiiopoiila-

nus ord. |>r»dicatorum ; Joaimes oriignosa ; Guillelmus Gassadorus, Rotx

Audilor ; Alfonsus Episcopus Osccnsis; Roderions de Garavajal,Patriar-

clia llierosolymiiauus , cum

duobus serviiorious ; Paulus Bartiioli de Monte ; Nero Bart>crius; Joanncs Anlouius, Siculus ; F*etrus LaniL>ert, abbreviator; Nicolaus Virroo ; Joannes Carrosca ; Joaiuies Ortega ; Bernardiuus de Garavajal, cum , uno .«erviiore. Die 4 MariK ' 1533 fuit facta quictantia pro

dicto Bernardine :

Goemus de Franchis de Gre-

nionil ; Galiistus de Gioacchinl8,Roma-

nus; Ambrosias Lilius; Jacobus, sartor, Gapuanus; Alexander de Fulgiueo, aroma-

torius ; Tiberius Arberinuê; Araotuus Gibo ;

llieron vmus G ralianus,Venetus; Auguslluus Strassa^Kita, Pa-

piensis ; «

Joanues de Maceraiâ ; Tliomas de la Pabna ; Ganiillus Gendus ; Flaminius de Dcllinis, Roman.; Petrus GeliUlû; Jaiiueiisi<« ; Hector Mutinus, Romanus; Stcplianus deGauranicâ,Rom. ; Rainerius de Fooericis ; Anlouius Franciscî, Romanus:

Autonius Leooardi ; Octavianusde Mutinis; Julianus de paparouibus ; Viucentius Vexius ; Antonius SimconLs, Romanud ; Beroardhius de Citard^chidfer;

Petrus de Eccleslà, Romanus ;

Antonius de Peirasauiâ;

M. Antonius Blasinus de Poli Jo.

Maria Marchesius de Bouo-

nia ; Franciscus Golumna de Aiatro; Albert us de Aretio; Paulus Jacobi de Aretio; Alfonsus de Alcaras ; Evangelista Boccapaduli Rom.; Gabriel sartor ; Guillelmus de Nomatis; Barthol. Franc. Florentinus ; Jo. Baptista de Fabiis ; Franciscus, Vallauus, Romanus ; P. I aulus Ve\ia ; Anton, de Ecclesiâ, Romanus ; Gandulphus de Gandulpliis ; Franciscus Borgia^Prenestinus; Bartholomeus de Angeiiuis ; P. Paulus de Gitarâ; Jo. Domhiicus de Dominicis ; Sforza MatllieiGampelU, Spoié-

tinus; Hieroninius de Rustids ; Beroardus Boccapduli ; Gamiilus de Ruî^iicis; Mucius de Joacdiinis, Roman.; Pliilippus Sirozzius ; Claudiu^ Gampana; Gabriel de Parlitiis; Harcus Joannis de Fermo ; Joanm*s Turriiianus:

Leoiiardus Cardm. de Pari^iis; Martinus de Gomaresus de Bcr-

ganio ; Ambrosius Vitalis, Hediolanen.; Garokisde Ga loris; Nicolaus de Pissiguilo ; Bartholom. de Zanctb de Bcr-*

gamo; Donatus de Bonsignoribus ; Julianus de Niella, cum uno

sen itore ; Glemens Rainaldi,Neapolitanus; Simeou, sartor ; Shneon, servitor Pétri de Gar-

ncî^eccliis; ' Dionislus , servitor Episc. Sur-

renlini ; Angélus Franci«d de Vidicnâ; Franciscus de Rubeis ; Lelius Nirolai de GampeUo ; Oliverius Beviiacqua ; Quintius de Rustids , Episcop.

Miletensb ; Joannes, Sabandus; Petrus Huston , Scotus ; Antonius Gatulus; Jordauus de Serlupb ; Augustinus Marcofinus; Julius Al)crinus senior ; Marcus Antonius Paluiius ; Bernardiuus de Victorib ; Paulus Pichus ; llieronimus Pichus; Jacobus de Biilitibus ; Prosper de Boccapadulil)U:>^ Scipio Caffarellus, cum.(>ju8

fratre; P. Paulus de Virtoiib; Petrus Gamaseitus ; Fabius Placitus; Morettus Joaunis de Mediolano; Ambrosius Joannis, furnarius; Fradscus Savonensis ; Bernardinus Bassins:

Julia Novariensb, c. ojus sorore; Lucrelia Ferrariensb ; Jacobus Gliabandus, Sabandus ; Petnu Laureutii de Sdbaùdi^ }

mettant le fen; ensuite ils les pilbient, à moins qu'on ne leur fît des propositions acceptables, c'est-à-dire qn'on payât des rançons énormes. Qudqnes-tuns de cetix qui ^voient traité avec les

Laim Kom&na ; ADgela, uxolr ineronlmi Mdto-

Hicronyina Spagnota: laiiepsis;

Hetiricus de Fos^ Fmniiiriog. Cftthmfia, ator BodM{

Gf Devra de FUMeiio ; Aogelica, uxor Pelri MacèllarU:

Caiherina Floreniina ; )o. Bapl. aevcalain» , cum iM

Jaeohcis, Bononien^is; famulo;

Dominicus de Doolsaugurfls ; Annibal de Cav^lls NOTUfeittb,

Lucas Anlonhis de Fedeiicfe ; cum imo Taimilo ;

Contes. Veolune; MassolusCogrenio;

Thomas Honobii ; AngHetta FloreiHfna ;

Frandscus Boncius ; Dominica , fjus soror ;

Joannes Danfcle, cam qaliNiae Lucia Ferrarieit^is;

servftoiihus; Caitierina, uxor Ste|4iafll de

ÀDtouius deVafle compntlsta, Carava^lo;

com uno servHore ; Margariia , soror Joamiis de

Antoniiis de Spello, cam une Caravaglo*,

senrllore ; Antonla . uxor AfltooB de Ct-

Domfnfcus CMtella de Aretio; ravagio; Baldus de Nigrls^, Joanna , uxor Saoobi MM Cl-

Fabrhios de RergentiHB de Sft- gnarl ;

vano ; Anasiasia foniara ;

ABtonius de S. Serertoo ; Félicita Hipporegwmli, «Utfe la

Mcolaus d« Mutls ; llaiitovanA ;

Maltheus Atexandri de ¥ero- Calharina de Za^^irolo;

chiaoo; * Lucia Malthef de Zanrrolo;

Baptista Artnsl, com tritMu a- Angela, uxor Pmictoci de tth

uis * ravaffio *

FabrAios de Magistrls Creroo- Beoedicta <le Polo ;

nensls ; Joannes de Caravagfo ;

Jo. Antonlus Bar de Bergamo ; Jacobus Bapiè ; c;efiUll8 Daitolus, llebreusi; Nicolaus de S. Beoedk:toj Aotonliis Bemardioi de Aretio; Fraiidsnis de 1* Porta, notaprosper Mfdiaelts de Cave ; rionsis ;

Angélus AiHonius de Cave: Bartholomeoa de WMfldbtt; CasteHanus , femulos Stephanl Fabius Cupalata :

de Capranicà ; Ludovicus de Arrivaberis, MftD-

Cesar Auxilii, lut eramneiMls ; luamis % Jo. Dominicus, Pisanus; Petrus de Parisetis;

M. Anioof os de Tosdis ; Lncia Gebenoenslt ;

Petrus Beitfner ; Tliomas de Cavalenb ;

Prosper Angeli de Tibttre; Caroilla de AnconA; Vitans, Hebreus; Maria de PfotoriA;

«oannes de Sancto Albfso; Dorothea de Reggio; Guillelmus le Fomier, Rhedo- Julia^Paduana;

nensb; jo.Marcus, Papiemls;

Bemardus, servkor JaooM de yranctocus, Coveanns ; Spaldls ; Joannes , CusemhNB ;

FIrmius de Mangoris de Gara va- Donatus, Martuttus ; gio; Fauslina de Capraolci, oior

Angélus Baronis, Hebreus; Ganriffi, com oovem Mis et

Simon AngeM de Bononia ; tmft servft ;

Bondi de MursiAfliebreus; BeraardiDa» «ncor PraBdsd

Bartbolomeus jacot>i, calcec4a- Bartierfi ; rius, cum duobus fiHis : vartla . vxor Stephafll de €a-

Joannes Marchur, MadoMetisIs; praqicA, cum unA baBà et

Aaron Massetf Hebreus ; tnA servi ;

Jacobus de SpaMis; Bemardinaj uxor JuHani de

Jacobus de Marchk>olB,Brixim. ; Barbarano^ cum tmo 0116 ;

Petrus Curlius ; 0isabetha Veoeta, vxor Hard

Hieronimus de Tri vfllo Vedlela- Boolmegnl, absëMis ab orbe, nensis ; Christlna. uxor relicti Barlol

Jo. Baptista de RuscMs; de Vade;

GarolusSolduSfCufflaiio servi- Grazlosa. ux<A> lo. Hipt de tore; Ferrasme;

Melchior langues ; Eleonora, tir^T D.liM. da Sioo-

Tiberius del Ferro ; tacruce, cum diialMis aervic

Frandscus LampugnanoB ; Gregorla, oxcnr D. FtM Med^

Antonius Gratlada de Prato; nelU:

Thomas SoMus , pefflzzarlus ; Lucretia , uxor ■aghfrl Séve^

joochana, Hebreus; rioimedld; ^

Anna de Triviflo, com Pniden- Elisabelha de Corne, com duatiâ.^usfltfa: bus servis^

Thomas de Blriatis; Moerva, uxor Ant. Bartieril;

Ambrosina, uxor Pétri foraarii;cicilia Ponuna, uxor Aiesaii

Agata, uxor Ambrosii foroarii ; Boccaodi, cum dnabos sor^-

Poropca^uxor JoannlsHispani; ribus, ono Ihmuio et uni

Luda, uxor Lieoiiis Hd^rei ; servA ;

Geniilis Isadi, Hebreus ; Ludda. uxor D. Alexandri Uk-

SieUa , uxor irftalls, Hebreus ; cineUi, cum tribos ffitebos et

AUegrezea,TkfciaUebrea; duab. nepotibuspu^;

Espagnols furent ensuite pressurés ^ rançonnés par les Allemands, ou virent leurs maisons incendiées par eux.

Us fir«nt un btitin si considérable (fat leà

HippoBta, soror D. Alexandri Lucretia de Arberinis, cem uni

Micdnrlli ; serve ;

taMooeoUa, soror Ant. Barberii Martla Ldii de Vaie, cam Cri* CaroiUa , uxor JacoLii de Kobi- bus feminis et uno mar~'~

Hbus, cum unA servi ; et tribus ser>b ;

RIcola, uxor Marii de Scappuc- Jofia Jaoobi de MiUlfbus,

ds medid , rum uno fflre fft unà ;

^oatMrSiabus; MteronyMa de Bteadrfs ;

Cresceiitia, uxor reHcta D. Vir- Ludovica de Arberiois;

gilti de Rusticis, cum uoà filià Laura Pagani soldait :

et uno masculo et unâ scrvâj Menica, serva Mariam de Cas- Augustliia, uxor LJizari Pein idlaitfs;

Joaonis, cim unâ tervA : llberia, uxor Marii BelihMM, Ludovica délia Zecca, cum una cum unA et uno et ubA balîA;

lUiA viduâ ; Boiia de Cremonâ ;

Paniasilea , uxor Alexandri de Paula, Corsa ;

Gesenft, cum duobus raasm- Vinoentte Jacobf BariMi;

Bs, unAfeoidlA et né ballâ; Gatheriua Pabrini Mariai; Joanna, uxor Beniardini deUa AttiMa de Marioo;

Zecca , cum quatuor OUabus AUabeUa de Marino;

non maritatl^t et uno mascolo; Molaste de Marino ; joHa , uxor Ludovid de Pldiis, loanmi Hoeuffrl ;

cumquatoorfllib; Christolora Bernai dM Mww,

PautodePidiis; oim duabusfiiisfenàiiiB;

Garollla, uxorCaîsaris Arberinl; Angola Yenetaj padfica Mard de Coasaris, cum Paustlna Renin PauH Arclooe,

quatuor flHis; cimi «oo parv«;

UavWaPavVPaedi; MknU , uxor D. aMcK PiacUl,

Diana Pauli sartoris : cum uno parvo poero;

Justina, uxor Nardi Fraodsd Fauslina de CaffardBs^

Stephanl ; Frasa , uxor Comltb Verturt ;

Martia JiM ARierini, com sep- constantia , uxor FrandKl G»-

teoi fiiis, quatuor leniBis et nisanis;

tribus masculis; Gliri6tofora,oxi6rHiereiiimi4e

Francisca, uxor M. Ant. de Ver- urbino, cum uno parvo lUIo;

rinis. cum unA filiâ et unâ meronymaAnlonfideFenrarth, servâ: et Aulla .ejos soror ;

Ûliâmariiatâ; Vlctortf;

Cberubina, uxor Joaiuds Anlo- <^aaiUa, uxor Beraaftltai vie*

dH picloris; . , „ torii-cumuuomasoutoetunà

BMCta , uxor M^Sfetri Antool oonmaritalâ ;

Sî'îSïï'J «iSJÎ?.''. "«^«"» »*.,«xer»aw«8m*«Dl< et tribns mascuns ; vaIIp mm iribi» imm»

Hieronima, rdicU AntonH Au- {^ *^^ SÎJa . reULcumqualuor masculis ,,^,|^,i^sie|*ani de F*-

Soror Fenx monals de Coma ^^a*

, Py^jL -,-., ,.„,Aiy,— n«i »ivia, uxor JoMwis JacoM de nïïSXT' •""■■■* Bonls^uigurib, «BOMtwjr Ludovica Peiri MiCtel,caBuiiâ niÎ!?^,^r*n2wSkriiiii« HieronymaEvMigelistasdeBoo. ÎJKîS. «»»«"» «™

■^SSSà^f^^ A.SSra,ïx'^Jo*-îG^C<^ saviaNicoliJdeMmis,qwpuiK)*«rta widua^

masculo et uoA femûiA; Qaftltro<aper

lucia Joannis Augustin! Ilar- Francisca RentB^

cellini,ounuMlauiBA nM liexaBdM Alltel» i

BMrilA et duobus masculis; CewtanHt 4e Caadb., Aotonia Cardella, cum uuA non duabus; ,

maritalA et tribus mascaUsj frtola, «xor MnmI HnaL; HippoUu Gaffiîràa, cum uni Ctementia, «mt «o. MoabI de

ffiâ; «aW»IA;

Maria de nfflïtlM>,caÉidtioit«bèreHa, mior Mart

unâ; Ripae,cumduab«sa^

para lAdua Léonard! IkiAdni, Savina iMiÊkt^tmii . oum unâ et duobus; tMoi;

Violauie, uxor Jultt de Floreo- Alteria joanols'

lia ; sbia, cura ooâ ;

Cattierina nepotb Beroardini ISeroayma , ireor

de Radidbos ; de Stepbaaeiis, <

I TIncenliade GasteËanis, com crett«ri8parvi»i • tmâ;

emi, te figures et loutre» ot^u d^argeat;, le«

scolftves, les UUeaw précieux dont ils fesa^

pifèoU n'étoient paa estimés par çip^ w

qu«rt de leur v^low ; et ce qu'Us prisoieot par-

dwQs tûol, o'^oieul (es joailleries et Tor pur,

qd (jcBoatt peu ()e place. Quand ils reven^

doieot ces d>jets« ils ne se faisoieut payer que

i'or, et oe deœa^deieot rien pour le^ pierres

fiaet (pi I étoieiKt eueh&ssées avec un art inûui,

edomUfileor eependaut étoit bien supé^

riwnkdlç do métal. Combieu de statues de

maifareenjehraiize, sculptées avec uu taleot

remarqmi; combien de médailles d'empe*

re(A:Y&, de rois oi de papes, cooservées depuis

de^àèdeSynsKmblées à force de soins, re-

b(»aiUntalaDlosbaute antiquité et d'un tra>

vif J oçi^ aevinrent en un moment la proie

de ces kiiares ! A ne parler que des elfets

pn^ et emportés , on évalue la perte à la

soflcaBededeux millions d'or, et le montant

des uofm imposées arrive au même capital.

C4r Msnaiids, venus à la suite de Georges

¥n4mi)ergdansan étal de dénûment complet,

lesgidl^ )iQ8 chaussure, les habits en lambeaux

et le «pi exténué par la faim, on les vit

tout %CMf aiperbement parés, revêtusde beaux

hahhi èirocard, de draps d'or o^ de soie,

4uipB4ttpfa]s riches eoUiers et de magnifiques

Incdete, là poitrine couverte de bijoux de la

phaiPBlieaaté. Ces nouveaux seigneurs -se

pws^Wient insolemment par les rues de la ville

«wtewiles appartenant aux prélats et s'a-

my«iici!l à contrefaire le^pape et les cardinaux.

Si afoisQt à côté d'eux leurs concubines en

wtt> kodécs, chargées également de jojraux

l^WlWrtde colliers enlevés aux ostensoirs

^^PRlMlres, chasubles et autres ornements

^|yttt}> leur suite venoit un long cortège

* '•PAttdc pages en belle livrée,

♦•^■fiBeuses habitations des cardinaux, JMpiAs ploa miyestoeuses, ainsi que la 227 ** 1*P^ avoient été transformées en •Wm OD tf y entendoit plus, comme au teipps

^j^HorBiaroojiDiCeii-Bernardioa, mater CbrUto- ^ piMiri PttnH SUti;

«■Pta«ie.|eMefac olMIgarapt de in fonaA

'""icaB eic, cum Juraineoto, etc.

h» Pabtio fHcU reverendiss. D. cardioalis, ^^ DO. BtraafdiBO de VernouDO, mercatore ^MHhnpnrtMH, acriptore apottoUco florentioo» 'îanofe de Locà el Hieronymo CoUooo, clerico

IcAlHiBrespecUTe, etc.

loamt aieiii.iiolâfluf.

PAR JACQUES BUQNAPARTE.

ail

el

de la p^ix, les concerts des bymnes religieux ; au lieu des psaumes^et saints cantiques, ils ret^oh tissoîent a^urd'bui des jurements, ou des obscénitéfi des palefreniers qui pansoient leurs chevaux* Les crtysifix étoient criblés de balles ; les images, à moitié brûlées, traînoient à terre dans la litière, péle-méle avec les reliques des Saints.

Cette demiuation cruelle du vainqueur durs, nim des jours, ni des semaines; mais des mois entier; et» comme si elle n'eût pas suffi pour cbatier les coupables habitants de Rome, Dieu y joignit un autre fléau. Ces troupes étrangères étoient frappées d'un tel aveuglement et poussées par une si folle méchanceté que sans cesse elles se permettoient des voies de fait et de mau« vais traitements envers ceux qui amenoient les vivres au marché; bientût personne n'osa y retourner et la ville cessa d'être approvisionnée. liCs soldats ne savoient plus où trouver de quoi subsister ; les magasins de vivres, à Rome, aussi bien que dans la campagne, étoient épuisés. Après avoir mangé les chevaux, les ânes, les cbiens, les chats, et jusqu'aux rats des mai-' sons, le bas peuple vivoit de racines, d'beii)es» de ehétifs alio^ents à peine suffisants pour l'aider à se soutenir. Aussi, les gens de cette classe ne ressembioient plus à des hommes, mais à des fantômes, à des squelettes vivants. La faim qui les ^Kvoroit fit bientôt naître parmi eux la mortalité, et celle-ci, la peste. Il n'y avoit plus de rue à Rome qui ne fût encombrée de pestiférés morts ou mourants, et de malades qui invoquoient à grands cris le trépas pour mettre un terme à leurs souffrances. Bientôt la contagion passa du peuple aux sddats ; elle s'avançoit de rue en rue, de maison en maison. La rapidité de sa mardie ressembloit à ces feux d'artifice en usage dans les fêtes publiques, qu'une étin< cde» tooUiée sur la poudre, suffit pour enflammer, et dont toutes les pièces s'embrasent successivement.

Au milieu de ces eris et de ces pleurs, de cw incendies, de ces continuelles dévastations de la mort, je n'essaierai pas de décrire la situatien du pontife. U étoit assez humilié par la comparaison de sa grandeur passée avec son abaissement présaat; que de fois il toumoit ses yeux pleins de larmes vers le ciel ! Il se frappoit la poitrine, en s'écriant : Deus meus, t» le speravi^ salvutn me foc ex omnibus perêffiWlr^ , tibus m» ei liberu me.

[mi]

Long-temps après la prise et le pillage de la ville, Pompée Colomia y arriva, et parut se réjouir beaucoup de la fâcheuse extrémité à laqueUeavoit été réduit le pape. Cependant quand il vit partout la destruction et la mort ; qu'il entendit de toutes parts des pleurs et des gémissements, et qu'il rencontra dans chaque rue des enfants, des dames, des prélats et les plus nobles citoyens implorant la compassion et demandant des secours, il Ait à son tour affecté des plus pénibles sentiments. A la vue de toutes les misères de la ville et de la campagne, il ne put retenir ses larmes ; et sa douleur fut d'autant plus vive qu'il a voit à se reprocher la ruine de sa patrie, sans avoir réussi a renverser la puissance de son ennemi, alors en sûreté dans le château Saint-Ange. Il ne pouvoit se dissimuler que lui , instigateur de l'invasion ennemie, ayroit mérité que tous les maux dont elle avoit été suivie fussent venues fondre plutôt sur sa p*»rsonne que sur les infortunés Romains qui en avoient été accablés; il étoit généreux et compatissant, et sur-le-champ il ouvrit sa maison aux malheureux habitants. H avoit beaucoup d'influence sur les officiers et soldats de l'armée ; il s'en servit pour protéger l'honneur des femmes, pour empêcher les vexations essuyées par les citoyens, pour diminuer les rançons exigées des prisonniers. Il mit tant de bonne volonté, de zèle et d'humanité à rendre ces services que, dans peu de temps, tous les appartements de son palais, depuis la cave jusqu'au toit, furent remplis de pauvres femmes et de nobles dames, arrachées des mains du soldat, à qui leur rançon avoit été payée par elles ou par lui-même. U donna également asile aux cardinaux qui, après avoir été bafoués et maltraités par les militaires, durent leur délivrance à sa protection. H aplanissoit les difficultés entre les soldats et les prisonniers en puisant dans sa bourse, et il voloit au secours de tous ceux dont il savoit la vie en danger ; on peut même dire qu'aucun malheureux n'implora en vain son appui. U ouMioit haines et ressentiments, et donna assistance à d'anciens ennemis avec qui il étoit brouillé par des raisons politiques ou de plus puissants motifs. Une dame et sa fille, de la noble famille de Santa-Croce, lui durent leur rachat des mains de l'ennemi. Il ne se laissa entraîner par b désir (Je la vongrance qae dans une seule cliconstance, lorsqu'il or-

donnai de brûler la vigne du pape au pied du Mont Marins près du Ponte-Molle. Qément Vil voyant le feu du haut du château, se tourna vers les cardinaux et leur dit : « Pompée me paie une dette ; j'ai fait brûler ses châteaux dans la campagne de Rome, il cherche à me rendre la pareille. »• Ce spectacle lui feisoit de la peine, cependant il ne rejetoit pas le tort sur le cardinal. La vie qu'il menoit au fort Saint- Ange, étoit toujours excessivement pénible ; elle le devint bien davantage lorsqu'il vit toucher à leur fin les seuls vivres qui restassent, et dont assurément la nécessité seule et, non leur attrait, lui ordonnoit de se nourrir ; malgré leur répugnance,

lui et les cardinaux étoient condamnés à manger de la chair d'âne. Dans l'impossibi ité de tenir plus long-temps, faute de provisions, il proposa de se rendre aux conditions suivantes :

« Il souscriroit d'avance aux volontés manifestées par l'empereur, qu'il se plaisoit à supposer bénignes et équitables, dignes en tout d'un fils de l'Église ; il paieroit la so'de arriérée des troupes impériales, et on lui rendrait la liberté et ses états »». Sur-le-champ, il fit fondre les vases consacrés d'or et d'argent qu'il avoit emportés, et en fit battre monnaie ; pa^ ce moyen il réalisa trois cent mille écus, qui ne suffirent pas pour contenter les officiers supérieurs, et, à plus forte raison, les soldats.

La position du pontife, étroitement bloqué dans son fort, devenoit donc de plus en plus critique; pour comble de maux, la peste se mit parmi ses gens. Sur les instances de quelques cardinaux, ses amis, Pompée se décida à lui faire une visite. Le pape dit aux cardinaux qu'il n'atténdoit plus aucun secours du dehors, qu'il n'y avoit de salut que dans la lance d'Achille ; il désignoit par là Pompée qui, ayant attiré sur sa patrie ce déluge de maux, étoit plus propre que tout autre à trouver les moyens convenables pour l'en délivrer. Lorsque ce dernier arriva dans le château, le Saint-Père lui fit un fort lK)n accueil ; probablement aussi sans arrière-pensée. Ils se mirent alors à pleurer tous deux sur les désastres qui désoloient leur patrie, sur Tavilissement où étoit tombée la dignité sacerdotale, et surtout sur leur folie respective qui, remplissant leurs âmes d'une fureur indigne de gens revêtus d'un caractère sncré, avoit allirc Ttlrangcr dans le cœur tSu pays et fini par renverser les établissements

PAR JACQUES BUONAPARTE

consacrés à Dieu. Ils convinrent ensuite des | moyens de mettre Clément \II en liberté. Pompée ayant promis d'employer son crédit auprès des ministres impériaux pour obtenir sa délivrance , reçut la bénédiction papale et partit.

Le pape ne négligeoit pas cependant d'autres moyens d'améliorer sa situation ; il envoya un légat au roi François !«', un autre à Heiiri, Twtf Angleterre. Le roi de France, disoit-on, alloii envoyer Lautrec, vaillant capitaine, à la tête ff\me IxHine armée pour venger les injures faites au chef de T Église. Qément, en outre, envoyoit lettres et négociateurs auprès de Tempereor. IHais les soldats et surtout les Allemands flURitroient une inflexible dureté ; ils ne vouloient entendre parler d'aucun accomodement qu'au préalable on n'eût achevé de leur payer tout ce qui leur étoit dû. L'empereur trouroit cette demande parfaitement raisonna- We;ilchargea son envoyé, le frère Ângioli, dont il a été fait mention plus haut, de communiquer ses intentions aux chefs de l'armée. Le pape detoit rentrer dans la plénitude de ses droits ; la saifitetéde sa dignité commandoit des égards ; mais fldevoit aviser aux moyens de contenter les troupes; elles ne se retireroient qu'après s'e(re bit donner des otages. Moyennant cette précaution, le pape se trouvoit hors d'état de aireàrempereur beaucoup de mal, s'il gardât le souvwiir de l'injure reçue.

ï'Oraqoe Clément eut connoissance de ces

<^<»ditioM, elles hii parurent extrêmement du-

^' Il étoit à la merci de l'étranger et dans

rimposâbilité de rassembler autant d'argent

q'i'on lui oi demandoit ; quel crédit pouvoit-il

^^«r auprès des soldats ou des marchands,

^*l^«nnme il étoit? il ne devoit inspirer au-

cuneewfiance dans sa position actuelle, parce

ï*** promesses qu'il feroit pour en sortir,

""l^^wfeût de garantie. La validité des obli-

^Jw^ïset de leurs hypothèques consenties en

P*® pottvoit être impugnée par l'observation

Ve«esactesavoient été stipulés, non par une

1**^ Bbre, mais par un homme en état de

tI™^ Us Allemands surtout refîisoient obs-

r^les bons des banquiers ; non contents

* |«W de butin amassé dans cette ville qu'ils

^^^nts&ccagée, ils menaçoient de faire pas-

f^aafilderépée toute la garnison du château,

«conuûeoc^p^ le pape et les cardinaux, si

on ne leur comptoît sur-le-champ les sommes demandées.

Il n'y avoit plus moyen de reculer; le pape fut obligé de donner des sûretés pour l'acquittement de la contribution de guerre, et livra aux Allemands ses quatre amis les plus chers et les plus dévoués : les deux évêques de Pistoie et de Vérone, les deux archevêques de Sipons et de Pise; à ces deux otages il joignit deux de ses proches parents, Jacques Salviati et Laurent Ridolfl, renommés pour leur opulence et leur haute noblesse. Quand les Allemands eurent en leur pouvoir ces six personnages, ils leur firent sur-le-champ sentir leur exigence; ils les menaçoient et les cffrayoient de toutes les manières pour se faire remettre sans retard l'or demandé : mais quelque diligence que pussent faire ces captifs, quelque empressement que missent le pape et les négociants à se libérer, jamais ils ne parvinrent à -réaliser la somme convenue. Alors ces féroces soldats enchaînèrent les cautions comme de vils criminels, les firent mener sur le Campo di Fiori, au-dessous des fourches qu'ils avoient fait dresser exprès, et tenoient dés piquets tout préparés pour les empaler. Pour peu que le peuple ou les soldats eussent fait un mouvement en leur faveur, c'en étoit fait d'eux : leur sort étoit décidé. Trois" fois ils furent traînés pâles et tremblants sur le lieu du supplice, trois fois ils se firent relâcher à force de prières, de pleurs et surtout de promesses de s'acquitter moyennant un court délai. Ils obtinrent le sursis demandé ; c'étoit un triomphe sur la cruauté, remporté par la cupidité dont leur mort aufoit détruit toutes les espérances.

Les détenus alloient frapper à toutes les portes pour ramasser l'argent nécessaire, tandis que des amis assuroient leur salut par d'autres moyens : on corrompit leurs gardes, auxquels on fit préparer un excellent repas, avec des vjns capiteux mêlés d'opium. Ces militaires n'étoient occupés que de faire honneur à la boisson et à la bonne chère, lorsqu'ils furent plongés dans un* sommeil si profond que des décharges d'artillerie n'auroient pu les réveiller. C'est ce moment que guettoicnt les amis des prisonniers. Dès qu'ils virent que les vins avoient fait leur effet, ils entrèrent à la dérobée dans les cham- ])res où étoient enchaînes les otages ; ils défirent leurs liens, et, au moyen de cordes, ils les

au

SAC DE ROMB,

firent monvtt par la dieminée mt les toîto ; ensuite les fugitifs parvinrent dans le plus grand secret aux p<Nrtes de Rome, d*où ils passèrent sainset saufe dans le campdu duc d'Urbin,alor8 établi en Ombrie ; par ce moyen, ils sauvèrent en même temps leur vie et leur fortune. Leur fuite inattendue et si surprenante hâta Tépoque de la délivrance du pape. Son sort n'en fot cependant pas immédiatement amélioré ; les soldats allemands n'insistèrent qu'avec plus d'énergie sur la nécessité de les solder, s'il vouloit sa liberté. En cpnséquence, il recouroit à tous les moyens possibles pour ramasserde l'argent; et n'en découvrit qu'un seul, celui de mettre à l'enchère quelques chapeaux de cardinal : parmi les partisans de l'empereur, il se trouva des amateurs qui aspiroient à cette dignité,et qui en payèrent l'acquisition à deniers comptants; il parvint de cette manière à réaliser les sommes exigées. Assurément cet expédient n'étoit ni honnête, ni délicat; mais dans ce cruel embarras, il n'en sut pas imaginer d'autre pour calmer l'impatience et l'avidité des soldats.

La corruption des corps morts, abandonnés sans sépulture sur les places publiques, l'odeur infecte des cloaques, les variations continuelles de la température et la mauvaise nourriture avoient engendré la peste, dont nous avons déjà parlé. Cette maladie avoit enlevé beaucoup de militaires, parmi lesquels on remarquoit quelques-uns de ceux qui avoient le plus dévasté les couvents.

Depuis que les soldats avoient été payés, on reçut la nouvelle des avantages remportés par Làutrec, général de l'armée françoise : les troupes allemandes et espagnoles passant en revue leurs rangs, que la mort avoit éclaircis, montrèrent alors plus de propension à la paix, et se laissèrent persuader par leurs cheiis de rentrer sous leurs ordres, et de les suivre partout où le service de l'empereur Texigeroit.

Le pape voulant témoigner ses bonnes dispositionsà l'égard de l'armée, et donner une preuve de l'attadiement qu'il avoit toujours conservé pour l'empereur, s'engagea à leur livrer pour otages cinq cardinaux à leur choix. Ils en choisirent trois de Venise, Milan et Florence, dont les parents étoient attachés au parti opposé ; le cardinal Pompée en nomma deux de Rome : il les mena chez*Iui dans une maison de campagne, où il les traita avec les plus grands égards

et une parCaite amabSité. H s'occupa immédia^ tement de tenir la parole qu'il avoit donnée au SaiAt-Père,de régler avec les agents de l'empereur les conventions relatives à l'évacuation totale du territoire de Rome. Le pape avoit complètement réussi à le mettre dans ses intérêts» au moy^ de brillantes promesses. Pompée usa de toute son influence auprès des ministres impériaux pour les décider à se d^p»artir des conditions rigoureuses dictées par l'empereur ; ot n'étoit pas d'abord leur volonté, cependant à la fin ils s'y résolurent. Cette négociation fut habilement conduite par le cardinal , parce que don Hugues, homme sans foi et de mauvais conseil, s'étoit retiré à Naples avec ses soldats et que le prince d'Orange étoit rentré avec les siens dans les casernes.

Après sept moisde captivité au château Saint- Ange^ Clément devoit être délivré aussitôt la paix conclue. Il avoit annoncé sa résolitfion de sortir dans l'espace de trois jours; mais il réussit à s'échapper de nuit à l'insu des sentiades de la porte. U avoit eu le soin de se couvrir la tête d'un méchant chapeau, d'endosser une blouse et de s'attacher une très longue httim ; sous cet ignoble travestissement il se fit passer pour un des domestiques du grand-maitrede la maison du pape; il poi;toit un panier au bras, une hotte et des sacs vides sur le dos; il dit aux sentinelles qu'il avoit été envoyé d'avance pour préparer les logements sur la route, que le faife devoit allerà Viterbe avec les cardinaux et que lui il commanderoit les provisions. A l'aide de cette ruse et de ce déguisement, il parvint à s'évader du château et à s'échapper de Rome par une porte secrète, pratiquée dans l'angle du mur du jardin Saint-Pierre, dont la veille il s'étoit &it donner les cle& par le jardinitf en chef. Là il monta dans une chaise Vmm à sa disposition par Louis de Goniague, cité pbm haut, dont il avoit nommé cardinal lefito cadjet. Au milieu de la nuit, accompagné d'ua simple paysan, il traversa à la hâte Cdano, le bois de Baccano, se rafraîchit à Capranica, et arriva, par un chemin taillé dans le roc, à Or^ viéto, ville fortifiée.

Le lendemain matin «quelques colonds aBèroit au château Saint-Ange pour &ire leur cour au pape : ils savoient que tous les matins il alloitentendre la messe dans la chapelle, et TattendirenA en ciwséquence quelque t^mps : d^ une par*

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