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PAR JACQUES BUONAPARTE
lie de la journée s'étoit écoulée et il ne paroissoit pas. Ils demandèrent alors aux valets de chaipbre, si Sa Sainteté ne-pensoit point à se lever; qneFheureétoit avtocéfe, fet q\îe pour le voyage qu'elle vouloit entreprendre, il conve- Doit de se mettre de bonne heure en route, parce que le chemin étoit mauvais et les journées d'hiver extrêmement courtes. Les laquais ne se dontoient de rien. Cependant ce long retard paroissoit un peu suspect aux colonels ; ils connurent à la fin que le pape s'étoit joué d'eux. EflTectiveinent dans ces désastreux événements U a voit appris à les connoître, et il en avoiC con* du qu'il falloit s'y fier le moins possible. Le pape, arrivé à Orviéto au moment où on l^tt-
tendoit le moins^ fut parfaitement bien accueilli par tes habitants et reçut les visites d'une foule de personnages distingués, qui allèrent le complimenter d'avoir recouvré la liberté. Il y resta jusqu'à ce qu'il eût conclu la paix avec Sa Majesté l'empereur Charles V.
Telle fdt la fin du pillage de la malheureuse ville de Rome et le terme des malheurs de ses habitants. Après le départdu pape, les officiers et soldats, chargés de butin, prirent le chemin de la ville de Naples, d'où on les envoya en diverses directions pour arrêter les progrès que iiffioit journellement la vaillante armée de Lautrec, général du roi de France.