CHAPITRE XLVIJL
Comment le roy françols^ Pf^ii)i!^r ^ <^ ^^^t fjP!^ ?^<4f mUs ordi^ à M» alfàiireê èh Prabce, eommençà à dressv
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Le VQY ^ ypyoit paisible 4^ tous costi^i, jeuut» ricbe et puissant bomm#» et de fei^til oueur,^ jgens a^iffW M K 4^1 ^e lui deseonseUlaîeiit pas la jarret w ^^^ ^ V^ ^^^ w^am q^ peult avoir m prince ou un gentUbawix»a> quand c'ei^ bom^e qqereUa- Et aiwii commenfa à dre^r son a^m^e pour faire son vpyage dîtalie,car if e^ eiooit pressé par les part» qui tenoient pour (ui audict Italie. Le roy fist inc<mtinent despescber partout pour avw lausqua- ^ts, /^^ envoya le duc de Suftoft 4'w ^o«^» ^ manda au sieur de Sedan et au Jeune Ad ventoreux lui eu faire recouvrer ; ainsi fisi-il à monsieur de Gueidres, annuel il promist estre eh«f général de tous les lansquenets* qpk feurent en nombre vingt-six mille. Et à vous dire le vray, quand son armée feust assemblée et dr^iséciit
MÉMOIRES DE FLEÙRÀNGE,
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c'estoit une des plus belles.que je vis oncques, car quand ledict sieur roy feust à Lyon, monsieur de Gueldres et monsieur de Lorraine se trouvèrent vers lui, auxquels il fist merveilleusement bon receuil ; et aussi y vindrent tous les princes de son royaulme. £t là fist le compte et le get de son armée; et trouva, comme je vous l'ai dit, le nombre de vingt-six mille lansquenets, desquels étoit le chef le sieur de Gueldres; et les principaux dessous lui estoient le duc de Suffolk, le comte Wolf, Brandecque, et un capitaine qui avoit nom Michel Opembergh, gentilhomme de monsieur de Gueldres. et quMl avoit bien servi en ses guerres de Gueldres, et le capitaine Tavennes, qui avoit amené six mille lansquenets, qui se nommoient la Bande Noire, la plus belle bande que Ton ait guères veue ; et . leur avoit faîct faire monsieur de Sedan leurs monstres à Maisieres-sur-Meuse et de là les envoya à diligence vers Lyon après le roy, qui passoit desjà les monts. Et avoit ledict seigneur roy avecques lui deux mille cinq cens hommes d'armes d'ordonnance, quinze cens chevaulxlégers, sans les pensionnaires gentilshommes de sa maison et ses gardes, et dix mille adventuriers françois, dont esioient capitaines Georget Bonnet et Mauleyrier; et avoit aussi dix mille Gascons, Biscains et Navarrois, que menoit le comte Pedro Navarre, chef de tous les gens de pied françois; et avoit avecques lui le baron de Grammont, Henry Gonnet et plusieurs aultres gentils capitaines. £t avoit ledict Pedro Navarre faict faire une manière de parc, auquel avoit une foçon d'artillerie que le Jeune Adventureux avoit appris ; et n'étoit pas plus longue de deux pieds, et tiroit cinquante boulets à un coup, et servit fort bien; et en fist faire ledict Adventureux trois cens pièces à Lyon, qui se portoient sur mulets, quinze jours avant que le roy partist, par l'ordonnance dudict seigneur roy; et est une façon d'artillerie de quoy on n'a pas encore usé. Les noms des capitaines que le roy avoit avecques lui vous seroient trop longs à nommer; mais les princes estoient monsieur d'Alençon, monsieur de Bourbon, monsieur de Vendosme, monsieur de Gueldres, monsieur de Lorraine, monsieur de Lautrec, pour l'heure mareschal de France, monsieur de Bonnivet, lequel a esté, depuis la mort de monsieur de Graville, admirai de France, car il en avoit le don et la réserve dès loûg-temps ; monsieur de la Palice, mareschal
de France ; le sieur Jean- Jacques Trivolce, aussi mareschal de France; monsieur Hnmbercourt, monsieur de Bayard, le comte de Sancerre, le Jeune Adventureux avecques deux cens hommes d'armes, cent de la bande de monsieur de Sedan son père, dont estoit lieutenant monsieur de Jamets, frère dudit Adventureux, monsieur d'Aubigny, le baron de Béam, monsieur de Bussy d'Amboise, la Clayette, le grand escuyer Galéas, et cinq oq six compagnies italiennes, et beaucoup d'anltres capitaines que ne vous scaurois nommer. Tous les princes et capitaines cy-dessos nommés estoient chefs de cent hommes d'armes, de cinquante et de quarante. Et avoit ledict seigneur roy son artillerie merveilleusement bien équippée ; et estoit de soixante et douze grosses pièces, et deux mille cinq cens pionniers, dont estoit chef le sénéchal d'Armagnac, Gailiot, maistre de l'artillerie de France; et estoit tout Jedict équipage à la mode françoise, qui est telle que chacun sait bien. Et print congé ledict seigneur roy de madame sa mère, et de sa sorar, la duchesse d'Alençon, lesquelles l'a voient convoyé jusqu'à Lyon ; ainsi partist et se mist es montaignes avecques son armée, et laissa la régente en France, madame sa mère, et aultres bons capitaines et bon conseil ; et entre anltres y demeurèrent monsieur d'Orval, et monsieur d'Asparaut, frère de monsieur de Lautrec en Guyenne, et par tous les pays gens de bien et gros personnages.