‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 185 sur 428 · CHAPITRE LIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV

OMiiKnt rAdvémnrem HUimm an Ftmot,

Le roy estant à Mi lao, ouyst dire que quelques Flamans s'assembloient sur les frontières de Luxembourg, et aussi que le père dudict Ad^ fiBntureux estoit fort malade; de laquelle chose ledict Adventureux feust adverti par monsieur k grand-maistre Boissy, qui estoit parent et allié dudict Adventureux. Et aussi y avoit en^ tendu le roy que les lansquenets auxquels il «voit donné congé passer le royaume de France, fiysoient tout plein de mal, et par eqpécial la noire bande. Et pour tous ces affaires renvoya k roy ledict Adventureux en France, lequel vint en bonne diligence ( où estoit son père monsieur de Sedan) jusques à Jamets, qui est une belle place forte et bonne, que ledict sieur avoit Caict faire de nouveau. Or, avant que TAdventureux partist de France pour aller en Italie, s'estoit venu plaindre à luy une sienne parente de ceulx de Mollin, honneste dame et bonne : et les raisons de sa plainte estoient qu'on Tavoit mariée à un gentilhomme de Lorraine, lequel n'estoit point homme; et avoit esté sept ans avecques ky, qu'elle n'en vouloit rien dire; et, par contvmincte de son mary elle s'en complainct à ses parens. Et voulloit bien sondict mary deflaire le mariage, mais il voulloit avoir les biens d'elle, hqueUe chose n'estoit pas raisonnable. Et se vintde rechef plaindre audict Adventureux, lofoel avoit promesse de messieurs de Metz de luy faire délivrer ses biens ; car elle avoit dispense de Rome pour se démmer de lui et se remarier à un aultre ; et luy avoient promis messieurs de Bletz de luy faire justice et raison; laquelle chose ledict Adventureux ne trouva faicte à son désir, pour ce que l'adverse partie de sa cousine avoit trop grande faveur en la ville de Metz. Et,

pour se complaindre^ k dame mtmt une ibb vint audict Adrentsreix : laquelle etmpisintfi par luy ouye, envoya une ùMxsm à BMsdiots seigaeurs de Metz, en leur mandant qu'ils avoient fouké feur fol^ et qu'ils n'avoient poiat iaict ee qu'ib avoient promis. Et cela faiet) s'ea alla l'Adventureux vers tes lansquenets de li bande noire, qui sstoient assex pi%s de là^ et amassa sept à huit oens chevaulx; et y evrent six railk lansquenets qui k voallafent sertir pour un teston k mois, et ne msuHoleQt point prendre d'argent, fors seukmcnt dire qo'ilB estoient à maistre qui kur donnoit aifcat Et «eb ainn &ict, avecques doux grosseï {lièen d'artillerie marcha droict à MeU. Laquelle chose entendue par neasievrs de Metz, enfoyèrent ambassadeurs sur ambassadeuri, Amm pour l'amour de Dieu, qu'il ne kur &t priât de mal, et qu'ils kroient raison de tottt le deuxième jour après. Et fisrent admettt^^esMs les kttres qu'ils escrivoient un terme wMteio; car il mettoit : A trêê^moble et (r^-mlaur fse 0ag€. Et ledict Adventureux leur flst reipoDR qu'il marcberoit jusques dedans les portes de leur vilk, tant qu'il verroit k chose foicte. Laquelle feust faicte sans nul déki, et euit hdicte dame tout son bien, et feast démarMe. Etespousa depuis un gentilhomme de Lorraine, fort homme de bien, lequel se nommoit mOMleurde Port-sur-Solk, de bonne grosse maMon, et riche; et en eust depuis de beaux enfiaûs. Et cela biet, kdiet Adventureux donna congé aux laû9qo^ nets, et se retira avecques b gendarmerie et «m

artillerie, et luy fisrent ceuk de Mets des pr^ sens de chevaulx; et s'en reUrarna vm lOQ père à Jamets.

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