‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 191 sur 428 · CHAPITRE UX · texte numérisé non relu

CHAPITRE UX

Comment en re temps Ir cardinal de la Mardic et le fifvx (k Srdnn sou fr^rc, pour quelque tort que le roy leur fist, ^ lais-èreirt ei altèrenl au servire de t'empercor.

Comme ces choses se faisoient, le roy (fû avoit eu autrefois quelque soupçon sur oma* sieur de Sedan, pour l'amour de laroyne AoM de Rretaigne, pensant qu'il ne foust pas biensoa serviteur et qu'il feust du tout pov^r ladicti royne Anne, laquelle estoit grande ennemie éwdici roy (ce qui n'estoit pas vray, car jaraaii ledict sieur de Sedan ne yotjdlust faire chose préjudiciable audict roy du temps qu'il estait monsieur d'Angoulesme, ny depuis, néanmoiai luy estant son serviteur) et, potir le faire cwrt et plus abbregé, il lui cassa sa compaignie, disant qu'elle estoit mal vivante ; et saas peiat de faulte il estoit ainsi, et luv en debvpil k roy rebailler une aultre, ce qu'il ne fist point. Et Éeust aussi ledict sieur de Sedan n^al payé de ses pensions et estat^. Ft nnuisieur de Liégei qui n'estoit à ceste heure là point cardinal, lequel estoit son frère, vint à Ui traverse, ntfJ content aussi parce qu'il n^avoit poiat f*Q" dience^ ni l'entrée, ni la bonne chère qu'il avait du feu roy Louis. Et avec tous cea inéeoatc»temens et l'inielligence qu'ils avoiept aveeqo^ madame de Savoye, abandonnèrent tous 4«tt le service du roy ; et luy renvoya le ^iexa de Sedan son ordre, lequel reoeut monsieur de Paris, chanceli«|r dudict ordre. Et ainsi se retirèrent au service de l'empereur, lequel les iraicti très honnestement ; et avoient autanid'estat qae

dtt roy , de quoy les bonnes villes de Brabant et de > làodtes esioient rt?spomlantrs. Mais te seigneitf de Sedan^n'avoit point de gens d*armes, c«f il avoit en Fmnce cent hommes d'armes, et là 3 n*en avoU que cinquante, ^t en la iln que ▼tagt-elnq, car il bailla lt*s aulires vingt-cinq à Francisque!, comme vous Oytvz cy-après. Or, lOOûsieur de Liège avoit en France un bon éveecbé, qui s'appelle Chartre, qui est un des i&eitl^irs de France; et pour ce, pensoienl te rofy et ton conseil qu'il ne le debvolt point abandonne^ pour l'amour de Cet évesché, de quoi ils se trouvèrent abusés; car l'empereur luy fifti merveilleusement grand bien , et le fist cardtnal) et luy donna plus de soixante initie florina en bénéfice Et la chose qui feust cause du pànewent dudict sieur de Liège feust que le roy toay avoit promis de le faire cardinal, et le pape en avoit accordé ung au roy à sa volonté. £t avoit esteu monseur de Liège pour Testrc, et aroît baillé à l'Adveniureux, qui estoit son nepveu, la dèpesche de sa propre main, et de mâdacae «a mère^ tant au pape qu'à luy. Et aHft Tcoir ledict Adventureux son oncle, et hiy porta sa despesche à luy; et ce temps pendant, te roy et madame fisrent faire aullre despesche en Êiveur de monsieur de Bourges, fî^re du général de Normandie, de la maison de Boyer> Or, avoit monsieur de Liège son ebanccHer dudict Liège, qui avoit nom Aléandre, très feçavant homme et honneste, poursoignant l'affaire de son maistre ; leqiicl ftst tant qu^ttéat le douMe des lettres que le roy escrivoit au jape pour Taultre, et les envoya à son maiMre, de quoy il feust très mal content. El, à élte vray, ce feust très mal faict au t-oy, BOD obstant que, quand il luy feust rempnstré, tedicl »ig«ur roy jura sa foi qu'il fi'en sçavoit rien; et voilà la principate cause qui fist cképartlr monsieur de Liège.

Or, retournons à Francisque, qui avoit adi^té ude querelte de quelque marchand, à qui cents de Milan qui esloient au roy avoient iikt q«ielqiie tort, et ledict Francisque avoit prit bien pour vingt-cinq mille francs aux mar^ diaods de Milan qui passoient teurs marchandîKS par les Allemaignes. La complainte des^ dict* Mîianois vint au roy, comment par ses serviteurs et pensionnaires ils avoient receu dommaige. De quoy ledifet seigneur roy en ad- TsrUi ledict Fraoeisque, lequel luy fist response

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