‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 194 sur 428 · CHAPITRE LXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXI

GoomeDl femperear Maximilian iiioarut ; et comme le roy de France detpescba aoo admirai, le sieur d'Orval, et l'AdveDturenx» pour aller cl Allemaigbe pour.rélection de l'Empire.

. (1519)Encetempsquetoutes€eschosessefai- 8oient,reiDpereur Maximilian ayant volonté de 6dTe encore quelque chose en Italie, et ayant le Toy ambassadeurs vers lui pour traicter paix et amitié, la maladie le print en la ville d'Ilsbang, dont il mourut. Ce feust dommaige de sa mort, car il èstoit bon prince, et réveilloit toute la chrestienté ; car quand il ne pou\oit £aire quelque chose, si monstroit le chemin aux aultres; et doivent tou tes gens de guerre estre marrys de sa mort. £t feust trouvé à la mort dudict empereur une chose fort estrange; car ilavoit toute sa vie faict mener un coffre après, lui, et pensoit-on qa'il feust plein d'argent ou de lettres, ou de quelque autre chose de grande importance; et n'estoit que .sa sépulture où il vooloit estre ensépulturé; et partout où il alloit, ieust-ce en guerre ou autre part, le faisoit mener; et en la fin y feust mis, et y est encore. Le roi, estant à Paris, en sceust les nouvelles; et ks premières quHl en eust feust par le pays fo Siùsses; lesquelles il ne vouUust point croire ^ commencement, car on avoit eu nouvelles qu'il se portoit bien. Et alors feurent despeschés monsiear Fadmiral, monsieur d'Orval et i'idrentoreux, pour aller en Allemaigne faire les pratiques de TEmpire pour le roy estre empereur. Et feust conclud qu'ils iraient vers Bwnsieur de Lorraine, .à Nancy, là où ils se- 'nent, et ne bougeroient d'un temps de là, poor r^rder de là en avant ce qu'ik auroient i&ire, en usant aussi du conseil de monsieur fc Lorraine, lequel n'estoit pas à Nancy,, car 3 csloit allé à Lunéville , qui est encore plus près des Allemaignes ; et y a ville et chasteau ci beau lieu pour la chasse et pour la vollerie.

CHAPltRE Lxr.

Et là trouva monsieur de Lorraine l'admirai qui estott allé devant, à qui monsieur de Lorraine fist merveilleusement bonne chère; et monsieur d'Orval et l'Adventureux demeurèrent derrière , pour apprester un peu de leurs affaires , et aussi pour ce que monsieur l'admirai et le président Guillard estoient ailes devant pour tousjours commencer l'affaire.

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