CHAPITRE LXXVIII
Ccwmfiit mùmkardt Utcnn, «awichitat Fwaoe, UtilniM couire toute Tannée 4u p»pe et des E^paifppb.
Tandis que toutes ces choses se faisoient eo France par les frontières, tant en Ardeones qu'en Guyenne , où estoit monsieur l'admirai de France et monsieur de Guise, frère de monsieur de Lorraine, chef général des lansquenets, les Espaignols eurent en pensée, pour faire tirer le roy et son armée et la guerre hors leur pays (qui feust hien pensé à eulx), qu'ils bxroient une armée avecques le pape, et Peavoy croient en Italie; laquelle feust bientost preste , et commença à marcher droic^ i Parme. Et incontinent que monsieur de lautrec , qui estoit lieutenant général du roy à Milan , sceut ces nouvelles , il despescba son frère qui estoit marescbal de France, monsieur Lescun, qui avoit laissé le bonnet rond, et estoit évesque de Tarbes au comraenceraeut, mais il se sentit trop gentil compagnon pour se mettre d'Église ; aussi je vous asseure qu'il estoit tel, et fist tant honnestement en toutes choses là où il eust affaire, qu'il feust, avecques l'ayde de ses bons amis, et amies, mareschal de France. Et pour ce que Tltalie estoit pour l'heure bien desgamie de gens de guerre, et spécialement de gens de pied, feust force que fist soudainement un nombre de piétons, qui feurent environ six ou sept mille honjmes, et les mena audict Parme avecques quatre cens hommes d'armes et quelque artillerie. Et subit qu'il y feust arrivé, les Espaignols le vindrent assiéger, et fisrent merveilleusement diligence à la batterie qui estoit grande comme de cinquante ou soixante pieds de long ; et la villç ne valoit rien, ny les fossés, ny les murailles, et n'estoit remparée. Le premier jour, ils donnèrent un assault qui feust gros et rude; in*ïS ils feurent repoussés bien rudement, et pour ce jour n'y eust aultre chose faicte. Les gens d« pied italiens que ledict sieur de Lescun avpit amenés avecques luy se conunencèrent à VS9r
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