‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 215 sur 428 · CHAPITRE LXXVlil · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXVlil

iner, vea «la foiblesse de la place , et qu'on les assailloit si rodemtnt. Mondict sieur de rEscmi estant iRlverty de ceste mutinerie, feust bienesbaby et marry, et, en toute diligence, envoya par toute la ville sçavoir qui estoient les mutins; ei luy feust rapporté qu'ils étoient six oa sept capitaines italiens qui avoient bien deox mille hommes soubs leur charge. Laquelle chose entendue par luy, tout maintenant envoya quérir lesdicts capitaines; et voyant qu'ils avoient le cœur failly, ne les vouUust plus avoir en aa compagnie, quelque faulte de gens qu'il eust ; et les flst jetter hors la ville , eufai et letirs gens, et leur dict qu'il ne vouHoit f^i qu'Us feissent peur aux aultres; ct-neluy demaira que quatre mille hommes dans la ville, qui est éTune merveilleuse grandeur. Les Espai* gnoh s^adkant FaHée desdiets geîis de pied, vouihirem eflbrcer la ville, et y fisrent grand elfert, et phis <pie jamais; par quoy ils douhBrent lem^ batterie. Et y feust donné F assault fort et rude , tellement que ce jour en donn&n^teinq, et t<ms)our» gens firaiÉ et gros; et

quand ce vint au dernier assault, ils feurent si bien repousses, que les gens d'armes qui estoient à pied et les piétons passèrent la bresche, les fossés, en les menant et les battant jusques oultre lesdicts fossés. Et y perdirent beaucoup de gens les Espaignols ; et s'y eschauffèrent tellement, que ledict sieur de Lesoun ne les sçavoit faire retirer dedans la ville ; toutesfois, en la fin se retirèrent en taisant bonne chère et bon guet. Les Espaignols. voyant ceste mine, visrent bien que ce n'estoit viande pour eulx, et eurent conseil dès le lendemain lever leur siège, et se retirèrent un peu à l'escart en voulant marcher vers Milan. Et monsieur lemareschal de Foix se mist à la queue avecques ce qu'il avoit de gens, et leur romptst vivres et leur faisoit tout le mal qu'il pouvoît. Or, je laisseray icy le mareschal de Foix et ses gens, pour retourner à nostre matîère,et aux choses qui se fisrent ce pendant sur les frontières de France ^

(i) Oo ne poartde pas la sdie de oM Héoioires.

VIM DM MÉKOIEES Wb fUMANOt.

JOURNAL DE LOUISE DE SAVOYE

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