DUCHESSE D'ANGOULESME, D'ANJOU ET DE VALOIS
■ÈEE DU ROT FeANÇOIS FREHIER.
Ceèi Madaioe qui réduit à mémoire plusieurs cboees , mesmement le danger qui adviol au roy son fito , l'an 1501 , auprès de la maison de Sauvage, en la Vareyne d'Amlwiae.
Maximilian, roi des Romains, entra en ce inonde le 22 mars, à quatre heures quatre minutes après midi, 1459.
Louis XII, roi de France, fut né à Blois l'an 1462, le 27 juin, à cinq heures huit minutes avant midi.
Anne, reine de France et duchesse de Bretagne, fut née à Nantes l'an 1476, le 26 de janvier, à cinq heures trente minutes au matin.
Jene dois parler de moi-mesme ; mais je m'en rapporte à ce qu'en a escript François du Moulinet, abbé de Saint-Maximan. Toutesfois, je feus née au Pont d'Ain, l'an 1476, l'unzième jour de septembre, à cinq heures vingt-quatre minutes après midi.
Le seigneur d'Alenson sortit du cloistre maternel pour commencer mortelle vie l'an 1489, le deuxième jour de septembre, à sept heures vingt-neuf minutes avant midi.
Ma fille Marguerite fut née l'an 1492, l'unzième jour d'avril, à deux heures au matin, c'est-à-dire le dixième jour, à quatorze heures dix minutes, en comptant à la manière des astronomes.
François, par la grâce de Dieu roi de France, et mon César pacifique, print la première expérience de lumière mondaine à Congnac, environ dix heures après midi 1494, le douzième jour de septembre.
Le premier jour de janvier de l'an 1496, je perdis mon mari.
Ma fille Claude, conjoincte à mon fils par mariage, fut née en ma maison, à Romorantin, le 13 d'octobre à huit heures cinquante-quatre minutes après midi , 1 499 .
Le jour de la conversion de saint Paul, 25 de janvier 1501, environ deux heures après
midi, mon roi, mon seigneur, mon César et mon fik, auprès d'Amboise fut emporté au travers des champs par une hacquenée que lui avoit donné le maréchal de Gyé ; et fut le danger si grand que ceux qui estoient présens l'estimèrent irréparable. Toutesfois, Dieu, protecteur des femmes veuf ves et deffenseur des orpheHns, prévoyant les choses futures, ne me voulut abandonner, cognoissant que si cas fortuit m'eust si soudainement privé de mon amoor, j'eusse été trop infortunée.
Le 24 d'octobre 1502, le petit chiai Hapeguai, qui estoit de bon amour et loyal à sod maistre, mourut à Blevé.
Anne, reine de France, à Blois, le jour de Sainte-Agnès, 21 de janvier, eut un fils; mais il ne pouvoit retarder l'exaltation de mon César, car il avoit faute de vie. En ce temps j'étoisà Amboise dans ma chambre ; et le pauvre monsieur qui a servi mon fils et moi en très hamUe et loyale persévérance ai*en apporta les p^^ mières nouvelles.
L'an 1507, le 22 may, au Plessis à Tours, deux heures après midi, fut confirmé le mariage, par parolle de présent, entre mon fils et madame Claude, à présent reine de France.
Le 3 d'aoust 1 508 , du temps du roy Louis XII, mon fils partit d'Amboise pour estre homme de cour, et me laissa toute seule.
Le jour de la Transfiguration, 6 d'aoost 1508, à un dimanche, entre sept et huit heures après souper, en un jardin à Fontevaux , mon fils eut sur le front un coup de pierre fort dangereux.
Le jeudy 7 d'aoust 1508, la repe Amie fut en grand danger à Montsoreau, environ sept heures du soir; car les planches du pont fondirent soubs les chevaux de sa litière.
Le lundy, dernier jour d'aoust 1508, la plu* jeune fille d'Alenson fut épousée avec le marquis de Montferrat à Saint Sauveur» à Bloys.
JOURNAL DE LOUISE DE SAVOYE
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Lejendj 14 décembre 15Ô8, i minuit on environ , mon fils fut griefvement malade, mais il fat tantost guary ; et lendemain vint nouvelle que le duc de Lorraine estoit mort.
Lehmdy 14 d'avril 1509, furent défaits les Vénitiens par le roy Louis xii à Aignadel, et fut donnée la bataillé avant midyv
Les fiançailles de monsieur d'AIenson et de ma fille Margueritte furent faictes ès-mains du cardinal de Nantes à Blois, le jour de Saint Denys, le 9 d'octobre, à six beures quinze minutes après midy, 1509.
Le premier de février 1510, mon fils fit son entrée à La Rocbelie, environ cinq heures après midy.
Le 25 de may 1510, environ midi , àLyon, aux Célestins , mourut monsieur le légat George f Âmboise.
Madame Renée, sœur de madame Claude, fut née à Blois le 29 d'octobre, à neuf heures avant midi, 1510.
Le vingt-deuxième jour de juin 1511, mon fils fut pris d'une fièvre tierce ; et le 27 arriva à Romans au Dauphiné, et là eut le quart accès de ladicte fièvre tierce, qui le print le vingt-huitième jour, environ onze heures, incontinent après disné.
le cinquième jour de juillet 1511, mon fils, pensant cstre guéry de fiebvre tierce, partit de Romans à trois heures avant midy, et chemina jnsques à Valence.
Le ^ de juillet 1511, à douze heures trente minotes, mon fils eut le cinquième accès de fiebvre récidive ; car, à Valence, il «clieut en la fiebvre tierce, de laquelle il croyoit estre guéry quand il partit de Romans.
Le 19 février 1512, monsieur de Nemours, firerc de la reine d'Arragon et nepveu du roy Louis xn, se ad Ventura d'assaillir les Vénitiens, qui a voient £ut réirolter Bresse, et les défit; et fbt la ville prise d'asault.
Le jour de Pasques, 1 1 d'avril 1512, monsieur deNeoKHirs Gaston de Fouès défit l'armée du roy dT Arragon , et celle de Jules, pape second , devant Raveone; mais il y mourut, et plusieurs gens de bien avec luy, qui fut très-grand dommage.
Le jour de Saint Georges, 23 d'avril 1512, le
hérault d'Angleterre vint vers le roi Louis xii h
Blois, hû dire, de par le roi son maistre, que s'il
n'entretenoit les pactîons feictes au traité de
Cambi^y, sondit maistre estoit délibéré de se-
XVi" siicLZy Chron. cl Méra.
courir le pape Jules et le roi d' Arragon , son beau-père.
L'unzième jour de juin 1512, vinrent nouvelles au roy Louis xn que les Anglois estoient descendus en Bretagne et à Fontarabie.
Le seizième jour de juin 15 12, le roy Louis xii fut adverti que Milan s'estoit révolté.
Le septième jour de septembre 1512, mon fils passa à Amboise pour aller en Guyenne contre les Espagnols, et estoit lieutenant général du roy Louis XII, ainsi comme maintenant en sa dignité royale il est dictateur perpétuel ; et trois jours avant il avoit eu mal en la part de secrète nature.
Le seizième jour de juillet 1513, mon fils, comme subjetdu roy Louis xn, partit de Paris pour aller en Picardie contre les Anglois.
Le 23 d'aoust 1 5 1 3 , à Gongnac , je feus ad vertie de la prise de monsieur de Longueville et d'autres capitaines à la journée des Espérons.
Le 29 d'aoust 1513, à Gongnac, je sens les nouvelles de la ville de Thérouanne , que nos gens avoient rendue par foute de vivres, et en estoient sortis leurs baguages saufs.
Le 3 de septembre, qui fut un sabmedy, de nuit, 1513, je feus griefvement malade de collique à Gongnac : et par ce fut rompu mon voyage, car je devois aller à Barbesieux tenir l'enfant de La Rochefouquault.
Le 29 septembre, à Gongnac, 1513, me feurent appor:ées nouvelles comme Toumay estoit rendu au roi d'Angleterre, et que le roy d'Ecosse estoit mort.
Le 14 d'octobre 1513, en venant de vespros de Saint Léger de Gongnac , je entrai en mon parc; ot près du dedalus, la poste m'apporta nouvelles fort bonnes du camp de Picardie; sçavoir est que le roi des Romains s'en estoit allé de Tournai, et que le roy d'Angleterre s'affoiblissoit de jour en jour.
Le trentième jour de décembre 1513, en venant de disner de Bouliers près de Gongnac, je fus bien marne; car monsieur d'Alenson cheut de cheval et se rompist le bras ; et le lendemain mon fils arriva en poste.
Anne, reine de France, alla de vie à trespas le 9 janvier 1514, et ine laissa l'administration de ses biens, de sa fortune et de ses filles; mèsmement de madame Glande, reine de France et femme de mon fils, laquelle j'ai honorablement et amiablement conduite : chacun le sçait, vé-