‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 217 sur 428 · JOURNAL · texte numérisé non relu

JOURNAL

[Wh]

rite le cognpist, expérience ladémonstre, aussi fait publique renommée

Le luûdy 9 janvier 15 14, la reyne Âpne trèspassa à Blois; et le mardy après disner, à Congnac, mon fils et moi en fusmes advertis entre cinq et six heures avant midy.

Le mercredy 11 janvier 15 U, je partis de Clongnac pour aller à Angoulesme, et aller coucher à Jamac ; et mon fils, démonstrant Tamour qu'il avoit à ipoy, voulut aller à pied, et me tint bonne compagnie.

Le sajpêiy 14 de janvier 1514 , mon fils, à irois heures après midi, fit son entrée à Congnac. Je demeuray au chasteau avec monsieur d' AlensoQ , qui avoit le bras rompu ; ma fille Marguentte et ma scBur de Taillebourg, à présent duchesse de Yallois., descendirent en la ville pour yeoir l'entrée.

Le dix-hqitième jour de may, à Saint-Germain en Laye, Tan 1514, furent les nopcesde mon fils.

Le 8 de juillet 1514, jecuiday demeurer à Blois pour jamais, car le plancher de ma chambre tomba ; et eusse esté en extrême danger, n'eust esté ma petite Bigote et le seigneur Des- Brûlés, lesquels premièrement f'en apperceurent. Je crois qu'il falloit que toute cette maison fiit recUnée sur moy, et que, par permission divine, j'en eusse la charge.

Ce jour 16 juillet 1514, en Engoumois, en Anjou, je feus griefvement malade, et contrainte de descendre de ma litière pour me chauffer en une petite maison, sur le grand chemin, en allant de T^anteuil à CharrouXi en la terre de monsieur d^ Paulegon.

Le jeudy 10 d'aoust 1514, lurent fsiictes par procureur les fiançailles du roy Louis XII et de la sœur du roy d'Angleterre.

Le 28 d'aoust 1 5 1 4 , je commençay à prédire, par céleste prévision , que mon fils seroit une fois en grand affaire contre les Suisses; car, ainsi que j'étois après souper en mon bois, à Romorantin, entre sept et huit heures, une terrible impression céleste, ayant figure de comète, s'apparut en ciel vers occident, et je feus h première de ma compagnie qui m'en apperceus; mais ce ne ieust sans avbir grand peur, car je m'escriai si hault que ma voix se pouvoit estendre, et ne disois autre chose sinon : « Suisses I les Suisses ! les Suisses ! » Adonc estoient avec moy mes femmes ; et d'hommes n'y avoit que |

Régnault de Beffuge, et le pauvre malheortox Rochefort sur son mulet gns, car aller à pied ne lui estoit possible.

Le 22 septembre 1514 le roy Louis XII, fort antique et débile , sortit de Paris pour aller au-devant de sa jeu^e femme, laraœ Marie.

Le 9 d'octobre 1514 1 furent les amoareoses nopces de Louis XII , roi de Fraoce, et de Mario d'Angleterre ; et furent espcNués à dix heures du matin, et le soir couchèrent eosemble.

Le troisième jour de novembre 1514, arint unze heures avant midi , j'arrivay à Paris; et celui mesme jour , sans me reposer, je tm conseillée d'aller saluer la rein^ Marie à Saint* Denys ; et sortis de la ville de Paris a trois heures après midy, avec grand nombrede geatilshommes*

Le cinquième jour de novembre 15U,breiQe Marie fut couronnée à Saint-Denys entre dix et unze heures avant midi ; et le sixième joor, environ quatre heures aprè» midi, elle fit soi entrée à Paris.

Le 29 de novembre 1514, mon fils, coonnl en lice aux Toumelles, fdt blessé entre les deai premières joinctes du petit doigt, environ cpwW heures après midi.

Le premier jour de janvier 1515, ^loa Sk U roi de France.

Le premier jour de janvier IJtJ, envir» unze heures de puict, à Paris, aux ToqvpelieSt trespassa le roi Louis XU; et le 3, qui fot mercredi , je partis de Romorantin pour alkr audict lieu.

Le 12 de janvier 1515, fut enterré le wi Louis XII à Saint-Dcnys.

Le jour de la Conversion de Saint Paul Mit

mon fils fut Qiut et sacré ep l'église de RheiDW'

Pour ce suis-je bien tenue et obligées la divine

miséricorde, par laquelle j'ay esté ançteBW"^

récompensée de toutes les adversités et iacon-

véniens qui ra'estoient advenues en pMuprejnic»

ans, et en la ileur de poa jeunesse. HumiHlém't

tenu compagnie , et patience ^e m'a jWûW

abandonnée.

Le 1 5 de février 1 5 1 5 , entre deux heures iprw

midi, mon fils fit son ^f^trée à Paris.

Le samedy, dernier jour da mars Wit *• duc de Suffolk, homme de basse condition, lequel Henri VUI de ce nom avoit envoyé aflh

DE LOUISE DE SAVOYE

bassadfar deVm le roi, esponsa Marie, sœur

dddit Henri, et venfve de Louis XII.

Lehindy seizième jour d'avril 1515 , Marie

d'Angfcterre, vetifve de Louis XII, partit de Paris avec le duc de Snffblk, son mari, pour retoarner en Angleterre.

Le cinquième Jour de juin 1515 , mon fils, venant de Chaumont à Âmboise, se mit une es- ]^e en la jambe, dont il eut moult de douleur, H tnoi aussi ; car vrai amour me contraignoit de soofirir semblable peine.

le vingt-siiième jour de juin 1 5 1 5 , le duc de Lorraine, au chasteau d'Amboise, fut marié avec ioaademoiselle de Bourbon, à unze heures avant midi, en pleine famé.

Le trentième jour de juia 1515, jereceus mon fils à mon chasteau de Romorantin, et toute sa compagnie.

Le 4 de juillet 1515, mon fils, allant contre lesSaisses, partit de Romorantin à sept heures avant midi.

Le limdi 30 tle juillet 1515, mon fils partit de Lyon pour aller contre les Suisses et autres occnpateors de la duché de Milan.

Madame Louyse, fille aisnée de mon fils, fut née à Amboise , 1515 , le dix-neuvième jour d'aoQst, à dix heures quarante-sept minutes après midi.

En septembre 1515, Prosper Colonne fut dé&îtiFranqueville, en Piémont, par le général delaPalice, Hymbercourt et plusieurs autres.

Le 18 de septembre, qui fat jeudi 1515, mon ft vaincquit et deffit les Suisses auprès de Milan ; et commença le combat à cinq heures après i>ûdi,et dura toute la nuict et le lendemain tBqœs \ Txnze heures avant midi ; et, ce jour V^^ , je partis d'Amboise pour aller à pié à Hoatï^Damc de Fontaines , lui recommander ce qtie /aime plus que moi-mesme, c*est mon ffl» gbricoi et triomphant César, subjugateur *« HeNtienB.

ft^, ce jour mesme 13 septembre 1515, en- Ws^et htdt heures au soir, fat reu, en plu- *ws Beut en Flandres, un flambeau de feu de Il bftgdéur dNine lance ; et sembloît qu'il deust *<*fcèr ste les maisons ; mais il estoit clair que cw torcher n*eussent rendu Si grande lumière.

I« dimanche 14 octobre de Tan 1515, Maxi- ^Bflhn, fib do feu Loys Sforce, estant assiégé «tt dukstd de Milan par les François se ren(St à mon fils par composition, * |

Le 27 de novembre 1515, je donnay à Rochefort deux cents escus soleil, qui furent bien employés ; car il a bon vouloir de servir, j'en suis bien asseurée.

Le jour Saînct-André, dernier novembre de Pan 1515, mon fils, estant à Blois, porta Tordre de Bourgogne.

Le mardi 11 de décembre 1515, mon fils arriva à Boulogne ta Grasse.

Le jeudi 13 de décembre 1515,1e pape Léon célébra la messe en présence de mon fils; et le vendredi suivant fat tenu consistoire, et l'alliance confirmée, laqueHe depuis a été affermée et florentinée par ledit Léon, gentil lieutenant et aposlre de Jésus-Christ.

Le 14 décembre 1515, mon fils fit le serment de paix avec le roi d'Angleterre.

L'an 1515, 1516, 1517,1518, 1519, 1520, 1521, 1522, sans y pouvoir donner provision, mon fils et moi feusmes continuellement desrobés par les gens de finances.

Le 13 de janvier 1516, mon fils, revenant de la bataille des Suisses, me rencontra près de Sisteron en Provence, sur le bord de la Durance, environ six heures au soir ; et Dieu scait si moi, pauvre mère, feus bien-aise de voir mon fils sain et entier, après tant de violences qu'il avoit souffertes et soutenues pour servir la chose publique i

Le 3 février 1516, mon âls, étant à Tarascon, otlït les nouvelles de la mort de Ferdinand, roy d'Espagne.

Le4 de février, à six heures après midi, 1516, mon fils fit son entrée à Avignon ; et le li à Mont-lymard ; et le 1 4 à Valence.

Le jeudy 8 de may 1516, mon fils et moy, environ une heure après mîdy, montasmes à la Roche de la Bahne, au Dauphiné, à deux lieues de Cremieux.

Le 28 de may 1516, environ cinq heures après midy, mon fils partit de Lyon pour aller à pié au saint suaire, à Chambéry.

Le septième jour de juin 1 5 1 6,ma fille Claude, à la Tour-Du-Pin, en Dauphiné, commença à sentir en son ventre le premier mouvement de ma fille Charlotte.

Charlotte, fille de mon fils, fat née à Amboise le 23 d'octobre, à six heures quarante-quatre minutes avant midy, 1516.

Le 17 janvier 1517, le roy mon fils,la reine, ma fille Marguerite» Saint-Mesmin et moi ar.

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