JOURNAL
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rivasmes à Saint- Mesmin, près Orléans; et le lendemain le roy fist son entrée en ladicte ville.
Le 23 septembre 1517, le séneschal Galiot print à femme Taisnée fille de la Cueille, à Orbecb, en Normandie, à trois lieues de Lisieux.
Le premier d'octobre 1517, mon fils fit son entrée à Argenton, et fut heureusement receu et bien traicté par ma fille Marguerite.
Le 24 novembre 1517, le roy mon fils partit d'Amboise pour aller à pié à Saint-Martin de Tours.
La nativitéde François, fils de mon fils, daulphin de Viennois, fut à Amboise le second dimanche de caresme, à cinq heures dix -huit minutes après midi, le dernier jour de février
Henri, second fils de mon fils, fut le jour de la mi-caresme né à Saint-Germain en Laye, à sept heures six minutes avant midi. Tan 1519 ; et, selon la coustume de France, Tan 1518, le dernier jour de mars, ayant, à cause dudict jour, quelque similitude avec François son frère, qui fut né le dernier jour de février.
Le 16 d'octobre 1518, monsieur le dauphin, environ midi, partit d' Amboise et alla coucher à Chaumont; le lendemain arriva à Blois, à deux heures après-midi.
En novembre 15 18, le moine rouge, Anthoine Bohier, parent de nostre révérendissime chancelier et des inextricables sacrificateurs des finances, alla de repos en travail hors de ce monde ; et lors fut faict une fricassée d'abbayes, selon la folle ambition de plusieurs papes.
Le dimanche 19 février de Tan 1519, mon fils, mes filles et moi entrasmes dans Congnac; et le jour de inardi-gras, qui fut le 21 de février, je feis m festin grand et magnifique, à l'honneur et louange dudict lieu de Congnac, auquel mon fils sortant de moi avoit pris sa très heureuse naissance.
L'an 1 5 19 , le 5 juillet, frère Françoisde Paule, des frères mendians évangélistes, fut par moi canonisé; à tout le moins j'en ai payé la taxe.
En juillet 1519, Charles Vde ce nom, fils de Philippe, archiduc d'Autriche, fut, après que PEmpire eut par l'espace de cinq mois esté vacant, éleu roy des Romains en la ville de Francfort. Pleut à Dieu que l'Empire eust plus longtemps vacqué, ou bien que pour jamais on l'eust laissé entre les mains de Jésus-Christ, auquel il appartient, et non à aultrel;
. Le 23 septembre 1519, mon fils, qui estoit allé à la chasse à la Chapelle Yendomoise, près de Blois, se frappa d'une branche d'arbre d^ dans les yeux, dont je feus fort ennuyée.
L'an 1519, le 8 octobre, à onze beuresavaDt midy , mon fik, à ma requête, donna à Rochefort Toffice de grand aumônier; ce futà Cbimbort, à trois lieues de Bloys.
Le 16 octobre 1519, Rochefort, grand ans- I monier, baptisa Marguerite Turc, en la chapelle d' Amboise ; ma fille fut commère, et mu frère le bastard de Savoy e, et le seigneur de Montmorency, furent compères.
LelOde décembre 1519»mon fils et moi partismes de Blois pour aller à Congnac.
Le 5 de janvier 1520, mon fils fit son entrée à Poitiers.
Le jeudi 8 de mars 1520, un Espagnol, qui un peu auparavant avoit esté pris àSaint-Jcand'Angely, fut décapité à Xaintes, atteint et convaincu de plusieurs castilavisées assez impertinentes au profit de la république.
Le vendredi 9 de mars 1520, en la villed'Àngoulesme, je feis faire un service solennel poor mon mary monseigneur Charles, père du roj mon fils.
Le 9de may 1520, environ dix heures du matin, mon fils, continuant ce don qu'il avoit deux fois fait à Rochefort de Tévesché de Condom, la première fois à la requeste deSaint-MarsauH, et la seconde à la requeste de la Rochepot, en la chapelle de la Bastille, dit de rechef audit Rochefort qu'il seroit évesque de Condom, et que ce matin il avoit fait refus de ladite dignité épiscopale à quelqu'un qui lui avoit demandée.
Le 22 de may 1520, à Montreuil, le secrétaire La Chesnaye, sans propos et sans raison, eut la main coupée par un lansquenet auqod jamais on n'avoit fait déplaisir. Pour ce eut ledit lansquenet le poing tranché et la teste coupée, puis fut pendu honteusement. Lors esfoit mon fils à cinq lieues dudit Montreuil, à l'abbaye de Farmoustier; et, quasi à semÛalïic heure, le feu se prit au logis de mon fdsd'Alenson, et le brusia avec cinq maisons voisines, dont plusieurs gens de bien eurent peur, craignant que quelque entreprise auroit falote contre mondit fils, qui, pour lors, estoit à la chasse.
Le dernier jour de may 1520, mon fik arriva à Ardres, qui s'appelle en laUn Àrdea; et ledit jour le roi d'Angleterre, second de sa race, ar-
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riva à Calez» qui s'appelle en latin Caleium, on Portus Ilius, selon César, an cùiiqnième livre de ses Commentaires.
Le mardi 5 de juin 1520, arriva le roi d'Angleterre à Guy nés, et la reine, ma fille, et moi arrivasmes à Ardres ; et ledit jour, Le Rouge , paient de Tripet, archer de la garde de mon fils, vint audit lieu pour me veoir et convenir avec moi de plusieurs choses.
Le 7de juin 1520, qui fut le jour de la Feste- Diea, environ six, sept et huit heures après midi, mon fils et le roi d'Angleterre se virent en la tente dudit roi d'Angleterre, près Guynea.
Le neuvième jour de juin 1520, mon fils et le roi d'Angleterre se trouvèrent en campagne, chacun c'mquante hommes, et prinrent leur vin ensemble environ cinq heuresct demie après midi.
Le 17 jmn 1520, se print le feu au logis de monsieord'Orval, à Ardres, environ dix heures et demie de nuit ; qui fut chose assez fâcheuse, car nous étions en lieu suspect et inique.
Le 23 de juin 1520, le légat d'Angleterre dianta la messe en plein champ devant les deux roys. Toute la chapelle fut faicte et tendue par les Aogiois, réservé le pavillon de la chapelle de mon fils, qui fut tendu en l'oratoire. Mon fils l'agenonilla à dextre, et print la paix et l'évangile le premier ; el les servit le petit cardinal de Yendosme.
Le 24 de juin 1520, les deux rois se départirent, et dirent adieu l'un à l'autre.
Le 25 de juin 1520, mon fils, partant d' Ardres, alla coucher à Térouanne, sept lieues; et te 26 à Denrien; le 27, disner à Boulogne et coucher à Estaples; le 28, à Farmoustier ; de FarmoosUer à Abbeville,.à Fliscourt, à Doué, car Xmiens est entre deux. Item , à Abbeville, n^a fiUe, la reine et moy, nous mismes en batteau sur la rivière de Somme.
£o aoust 1520, le jour Saint-Laurent, à dix heures après midy, à Saint-Germain-en Laye, sortit du ventre de la reine ma fille, Magdelai- Mi troisième fille du roy mon fils.
Le sixième jour de janvier 1521, feste des rois, environ quatre heures après midy, mon fils fut frappé d'une mauvaise bûche sur le plus iuuiltde ses biens; dont je feus bien désolée, car s'il en fust mort j'étois femme perdue. Lmoeente fut la main qui le frappa; mais, par indiscrétion, elle fut en péril avec tous les autres membres.
DE LOUISE DE SAVOYE
Le jour de la Conversion de Saint Paul de l'an 1521, mon fils fut en grand danger de mourir.
Le 16 d'avril 1521, si nous comptons selon la coustume romaine, mon fils fit son entrée à Dijon.
Le 22 d'avril 1521, mon fils fit son entrée à Troye, et là se trouva avec mes filles la reine et la duchesse d'Alenson.
Le 5 juillet 1521, mon fils estant à Ardilly, à deux lieues de Beaune et à cinq lieues de Dijon, et à deux lieues de Seure, au soir vint nour velles de Guyenne comment le seigneur de l'Espare avoit esté pris et le seigneur de Tournon; et que les affaires se portoieut mal par faute d'ordre et diligente conduite. Pour ce, faut noter, qu'en fait de guerre longues, patenostres et oraisons murmuratives ne sont bonnes; car c'est une marchandise pesante qui ne sert de guères, sinon à gens qui ne sçavent que faire. De sainte Colombe je n'en dis mot , car ce volume est trop petit pour comprendre si fascheuse chronique.
Le 17 juillet 1521, à Dijon, des Suisses douze cantons feirent leur proposition et oraison devant mon fils en fort grande resvérence, soy déclarant vouloir estre à jamais confédérés et alliés de la maison de France.
Le 15 octobre 1521, environ cinq heures du soir, fut mis le siège devant Bapaulme par les adventuriers françois ; et lors estoit mon fils à quatre lieues de Saint Quentin, à une abbaye de prémonstrés, nommé le Mont-Saint-Martin ; et lendemain fut pris et pillé ledict Bapaulme , aussi fut Mets-sous-Cousture.
Le 23 octobre 1521, entre Saint Hillaire et Yalenciennes, près d'une abbaye de femmes, mon fils marcha en bataille contre ses ennemis et les mit en fuite, et en fut tué plusieurs de coups d'artillerie. Ce fut environ trois et quatre heures après midi.
Le 24 octobre 1521, Bonchain, petite ville, se rendit à la volonté de mon fils ; et, environ quatre heures après midi, il eut un gros alarme.
Le 25 octobre 1521, à Escandoy, à deux lieues de Yalenciennes, vint nouvelles à mon fils que Fontarabie estoit pris par monsieur l'admirai.
Le 26 octobre 1 52 1 , à un village à deux-lieues de Yalenciennes, arrivèrent les ambassadeurs d'Angleterre. Kem, au soir dix heures, le feu brusia le logis de mon frère le bastard de Sa-
aoî JOURNAL t)E Louise de savoye.
^fè èl tihtt àû Ai axAttÈ \ et , dëttt heores itVttttt le M)Mt levant, lé Jbul* strivant, on cria âlafto^.
Le trt-cmlef jonf (fe laovcmbfé 1581 , mon flb lit la feste de Toussaints à Saudemont, ett Ar- (ob, Village de madame de Veildosihe, à cinq Hëués d'Aitas.
Le 6 de novembre de Tan 15^1 , tfe^ln, beOè et bdhhe viRe, fut (irlte d'ateàillt.
Mérfercdl 3« Janviet" 1582, jow de saint Vincent, à Sâint-Germàtii-en-Làye, Il neuf heureà qna^àtrte minutes an matlil, fut né Charles, tMsiètiie flh de mon fils.
Lé vingt-nëuVièrtie jour de tûày 1528, enViiHjil dent heures après mtidi, à Lyon, en la maison de Tarchevesquè, le hérault d'Angleterre déflâ mdn fils *, et en après que, en tremblant de peui*. Il etrt déclaré que son maistre estolt nostré ehneml mortel , mon fils Idi respondit froidement et dl à point que tous les présens estoient joyeili et néanmoins ébahis de sa elère éloquence.
Le 20 icptëïhbrfe 1522, à Salnl-Germàin-èn- Laye, ttert-e Pléfbrt , flls de Jean Plefbrt, contte-rbléW- du gt-enler k sél de Châteaudun, pâment de plusiëdrt gros personnage^ de la cour, fut bruslé tout vif, après que, danA le donjon du châsteau de Saint-Gérmain , il eut eu la main côupéè, pottl- ee qde Implteuseméht 11 avolt prié te MrpiàM DotrOni et là custode qui estoit en la èhapdle dtidlt duUrte&ti : et, le dernier jour dti
mois, mon (ils vint à pied, la teste nue, une torche au poing, depuis Nanterre jusques an lieu, pour accompagner la saincte hostie et h feiire remettre en son premier lieu ; car ledit Piefort Pà voit laissée en la petitechapclle deSaincta- Ceneviève, près dudit Keu de Nanterre. Le cardinal de Tendosme la rapporta ; et lors fiiisoU beau Voir mon fils porter bonheur et révérence au Saint-Sacrement, que chacun, en le regardant se prenoit à pleurer de pitié et de joye.
Le 15 octobre 1522, à Sahit-Germàin-cn- Laye, je feus fort malade dégoutte ; et mon fih me veilla toute la nuict.
Le IT d'octobre 1522, au Mont Sâint-Marlio, ètlviron neuf heures du matin, mon fth, marchaht en ordre de bataille, fut requis par scm maîàtre d'étole dé lui donner Pévesché de Condbm; ce que de très-bon cœur 11 hii octroya, ayant souvenance que devant qil'il fOt roi, 1 Ambolse, en ma présence, 11 lui avoit promis.
L'an 1622, en décembre, mon fils et moi; par la grâce du Saint-Esprit, commençasmeè à cognoistre les hypocrite^ blancs, noirs, grifc, enfumés et de toutes couleurs, desquels Dien par sa clémence et bonté infinie, tious veuille préserver et deffendrè ; cafr, si Jésus-Christ n'est menteur, il n'est point de plus dangereuse génération en toute nature humaine.
Le 13 de mars, mon fils estant & Céhgnae, fett monseigneur le comte de ^int Pol et le gneur de Lescun chevaliers de tordre.
rai M iWÈHàiMé H LOUISE M SAVOTI.
DE