‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 219 sur 428 · AU ROY CHARLES IX · texte numérisé non relu

AU ROY CHARLES IX

SîTf I fD YUitapt l|L librairie que deffonct fmmnmqr d^ Lax^f y, mon beau-pèrei , m'a |ai|sae» je fos éa^erveillé poqw^ m tel peraonoag^ occqpé aa ^rvice des rois vos ayeul tt pèie, et de i^m natarel addonné aux armes, foatie la coostume de ceux qui sont de pareille incliiuaiaa» s'estoit gamy d'un si grand nombre dslivi^i woupe il les ayoit ainsi dispos^ par iHttre et cottes de marques et additions pour i^ Becours de sa mémoire. Toutesfois, me loUYenant d^ ce que j'avois ouy dire de la nour* fitweqii'il wtayecdeffuncts messire Guillaume du BeUBy et mpnaieur le cardinal du Be)lay, tes frères (desquels la mémoire durera à japiiais, pour avoir efté au reng den plus exceUens de knr teiiip* aux armes et aux lettres), je pensay fie ceat^ nourriture pouvoitestre la cause qui Tavoît aup rendu amateur des livres, et soigpeux d*^ fournir si ))ien c^t^ sienne ^br4irie, en bu^MUe, repherpbant paf aprèf plus curieu-* aonent ^ qui y estoit de rare et singulier, j'anîvay sur quelques volumes escrits la plus part de Ja main d'iceluy* Lesquels ayant leu à loisir» trouvay estre une belle histoire des diosey advenues de son temps en vostre royauiM et pays qrconvoisjns , laquelle toutesfois, par modeÂifi, i| voulut seulement appeler Mé- OKNrea, eftMnantt comme je croy, que le titre d'histoire emportast quelques omemens d'éloquence phis grans qu'il ne pensoit y estre employés, ou bien qu'il eust proposé ne la faire imprimer, mais U laisser en ceste librairie

comme annales privée^ et particulières jf^ nostre maispn du Bellay.

£t de fait, le doute que telle fut sa volonté m'a retardé, depuis dix ans qu'il est décédé, de faire imprimer ceste histoire jusques à maintenant, qu'estant, avec le désir que j'en avois^ invité par les honneurs qu'il pleut naguères à Yostre Majesté me départir, à chercher les moyens de luy faire service, j'ay estimé qu'outre ce que m'y suis toujours effprcé depuis que je commence à porter les armes, et mesmes aux guerres dernières sous la charge de Monsieur, encores feroy chose à eUe agréable si je tiroy ces livres du trésor de nostre maison, pour les mettre en lumière sous Ift protection de Yostre Msjesté , parce qu'estant icelle curieuse de toutes choses louables, mesmement de la lectare des haults faits d'armes, stratagèmes et actes des vertueux princes, ce luy seroit un singulier plaisir de cognoistre comme son ayeul, le grand roy François, s'est maintenu en son estât, s'est dexlrement tiré des dangers où il estoit tombé, s'est magnanimement porté en adversité, et modestement en félicité. J'ay pens^ aussi que les anciens capitaines qui vous re^ ^ent de son temps receveroyent quelque soulagement en leur vieillesse, se yoyans nommés aux discours des guerres où ils ont e^té, et s^y recognoissans quasi comme feit Âenée en la painture qu'il trouva dans le temple de Junon à Cartage ; pareillement que ce seroit un gran<| aiguillon pour esmouvoir à vertu les jeunes

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