LIVRE t
dâs
France ; mais la tourmente et lovent eeatraire IcjctU dedans les jiuàvres de Bretaigne, où le due de Bretaigae François l'arresta prisonaier pour Qomplaire au roy d'Angleterre» duquel il estoit alliée Auquel lieu il fiu détenu jusques au trespas. dudit due François, lorsque le roy Charles, bmcUesme de ce >iom, espousa madame Anjie„ duchesse de Brelaigne, sa fiUe, leqjoel le a^it ea liberté, luy donnant peastoa pour son eatretenemeat.
Le roy Richard continuant tousjours sa tyrannie,, les seigneurs du pays d'Angleterre^ et mesmes le frère aisaé du due de Suffole (dc(quel est meatioa^ qui estoit de la raaisoni da Lanclastre, lesquels pevtoieat la rose l)lwiebe^ au eoHtraire de ceux de la maison d' Yore» doni estoit descendu le ro^y Richard» qui portoieat ta rouge )„ peur mettre le royaufioe en repos, maadèrent secvettemttit audit een^e de Riehemoitt que s'il pouvoit trouver moyen que le roy de Fraaoe luy afmast quelques navives, et le voulut secoorir de cerot hommes d'armes et deui miUehosEimesdèpied peur descendre en Angte^ terre^laploBpaAdupays se toumeroit de sa part pour expulser ce roy Richard, à cause de sa tyrannie. Sa requeste hiy fut accordée per le rey et par madame Anne de France sa sœur, duchesse de Rourhoa, régente ea Fraace, à cause de la mioorité du roy soa frère. L'équîp» |a^ frdi dressée Dieppe ; et &ft chef de l'armée, fftWÊ Le royy le seigneur de Cbaadee de Dêmphiaé, Ueuteaaat du eomfte François due de Ve^desme ; et auiistre du navire un Dieppôis^ neotté lePouUaia de Dieppe. La fortune leur fiit bouM'; eer s'ik eussent faict deseente au lieu où ils avoieat déKbéré, ils eussent trouvé ea teste le roy Riehard, aecon^pagné de qpia* rente mille hommes y mais le vent leur fia si à piopos, qp^'A les jetta à l'opposiste au pays de Galles^ eu teul à leur aise ils feireat leur dee* ceate.
Dem jptrs après., estant pnblié par fe pays qpB le comte de RicbeuMmt avoit pris terre en Gallesv €»u& quir Parvoient mandé et plusieurs autres.se vindrent joindre avec luy *, estanaa»- ^gff)il^, fui, conclu 4e marcher droîA à Lon*dres, car qui est maistre de Londres eomoMmde àtoul le reyaume. Le roy Richard, lequd» comme j'ay dit^ estoit en campagne avec quarante ou cinquante mille hommes, marcha droit à soa enaemy, ^'il rencontra sur le eheiUMl
xMÉMOIRES de DÙ BELLAlr,
de Londres, où estans leurs batailles rengées Fane devant Tautre. la pluspart de ceux qui estoient avec le roy Tabandonnèrent, et se retirèrent du costédu comte de Richemont. Ce nonobstant, le roy, qui estoit courageux, ne laissa de marcher vers la teste, droit à son ennemy ; mais le petit nombre d'hommes qu'il avoit ne peut soustenir FefTort du grand nombre qu'avoit le comte de Richemont : si est-ce qu'il combatit avecques telle vertu, qu'il fut tué sans jamais avoir reculé un seul pas. La bataile gaignée, ledit Henry, comte de Richemont, marcha à Londres ; auquel lieu estant arrivé, assembla un parlement, et feit retirer de religion les deux filles du roy Edouard le quart, dotit il espousa Taisnée par le consentement du parlement, et à caused'elle se feit couronner roy; la puisnée donna en mariage au comte Devonshir, depuis marquis d'Exceâtre, nommé de Courtenay. •
Estant paisible possesseur du royaume et de la couronne, encores que le duc de Suffolc eust esté l'un des principaux authêurs de le faire passer en Angleterre, si est-ce qu'il l'eut en souspecon, parce qu'il estoit descendu de la maison de Lanclastre; et délibéra d'en faire exterminer la race. Ledit duc de Suffolc avoit deux frères, l'un dont cy-dessus est faicte mention, qui estoit lieutenant du roy en Irlande, l'autre estoit jeune de sept ou huicl ans. L'aisné, ayant quelque advertissement de la mauvaise volonté que le roy luy portoit, s'embarqua, et s'en vint à refuge en Flandres devers le roy dom Philippe, fils de l'empereur Maximilian et de madame Marie, fils du duc Charles de Bourgongne. Et son frère, qui estoit en Irlande, adverty de la fuite de sondit frère, se sauva par mer aux pays des Ostrelins, et de là enr Allemagne. Le jeune fut mis prisonnier en la tour de Londres, où je l'ay encores veu en l'an 1518; mais depuis il est décédé. Quelque temps après, le roy dom Philippe allant par mer de Flandres en Espagne, la tourmente le contraignit de descendre en Angleterre, où il fut recueilly du roy Henry septiesme honorablement, et mesmes luy presta cinquante mille escus sur une fleur de lis, laquelle a esté depuis rendue par le traité de Cambray à l'empereur Charles-le-Quint , pour la rançon de messieurs les enfans de France. Si est-ce que ledit roy d'Angleterre ne voulut permettre audit roy dom Philippe
de sortir hors de stm royaume, qae premiè ment il n'eust remis en ses mains le doc Suffolc cy-dessus mentionné, qui estoit a puissance dedans ses Pays-Bas. Yrayest promist audit roy dom Philippe de 9e | faire mourir, ce qu'il ne feit; mais à m pas et dernière volonté ordonna à ai A' roy Henry YIU qu'incontinent lay JUIU^ hiy fist trancher la teste; chose qui k cutée.
Or est-il que ledict roy Henry, aprts obtenu le royaume d' An^eterre par le du roy de France, ainsi qu'avez enteodo, cendit avecques une année en Fnuoce, et assiéger Boulongne. Le duc de Soffolct qoi toit, comme dit est, fugitif m Alemag»; chant la guerre déclarée entre le rojfj terre, vint au service du roy avec bon de lansquenets ; mais cependant lut Urt traitté entre le roy et le roy d'Angteterre Boulongne, auquel traitté le roy#.
persista fort, à ce que le roy Inyraotel ses mains ledit duc de Suffolc; chose qA luy voulut accorder, voulant garder a sa parolle : bien consentit qu'il s'en irait hors de ce royaume. Et depuis ce tempsii, tous les traittés de paix qui ont esté entit roys de France et d'Angleterre, cet arti tousjours esté couché; de sorte que, dii' la paix estoit entre les deux royaumes, î sentoit, et dès que la guerre commeneoit venoit au service du roy, où il a t continué jusques à la bataille de Pavie^ fut l'an 1524, où il mourut, ainsi qu'il cy-après.
Maintenant feult retourner au traitté de nage d'entre le roy Louis et madame d'Angleterre. Après que les choses fiir«»t accordées, le roy s'approcha de. la Pi< pour recevoir sa femme fature; et qu'il fut à Abbeville, qui estoit cd*»* dixiesme jour d'octobre 1514, envoyi^»** d'Angoulesme k Boulongne pour '•^Jj' dite dame Marie, et avecques luy le te*** lançon, le duc de Bourbon, le comte d« "J dosme, le comte de Sainct-Pol etlecon^^^ Guise, et la pluspart des princes et doNW qui estoient près de luy. Auquel lieu de B* longue estant arrivée maditedameM«n>, par lesdits seigneurs recueillie roagnifitpf"^ et conduite en grand triomphe josqoesa^^
bevîRe, OQ le roy all& an devant d'eUe; puis> Il kodetnain , 1 espoasa en grande solennité Il Venise qui est sur la place où Ton vend IhlAnrées. Ce faict, se retira vers Paris pour ptcooroaner ladite royne à Sainct-Denis, et iksoQ entrée à Paris. Et estoient venus pour MDiqpagner madite dame Marie plusieurs llDces et grands seigneurs d'Angleterre, et, Slie autres, le millor marquis Dorset, et le fe <k Suffolc, qui n'estoit pas homme de ||lDde maison, mài& fa vory et avancé du roy fery (TAogleterre pour ses vertus ; de sorte flfH loy avoit donné le duché de SufTolc, kijtttostéà ceux de la maison de Pôle, ainsi T|»ïay cy-devant déclaré.
le roy se voyant en patience avec F Anglois,
Il8m de dresser une armée pour au prin-
Im^reeooqaérir son duché de Milan, dont il
ènab charge au duc de Bourbon, laquelle
llroftrefasée quand le seigneur de la Tri-
woileyana, par ce que Farmée luy sembloit
liffeWe pour une telle conqueste, ainsi qu'il
ffgm à la roupte dudit seigneur de la Tri-
•fiÂElpoor exécuter ladite entreprise, feit
iWAIIenâagne quinze ou seize mille lansque-
fJiJWiliila charge de plusieurs capitaines, et
'itfres du comte Wolf et du capitaine
le; puis envoya mondit seigneur de
devant à Moulins, pour tousjours
tidieminer la gen4armerie. Mais le temps
donna loisir de parachever sa dite en-
î; car le premier jour de janvier, envi-
iHQmct, 1514, il rendit Fâmc à Dieu en
des ToumeUes à Paris; dont le corps
porté en Téglise Nostre-Dame, et de là à
-Denis, auquel lieu, accompagné de tous
du sang, fut en grandes pompes fîi-
inhnmé, ainsi qu'avoient accoustumé
••F^fettseurs. Après sa mort, on eut quel-
l^*>çecon que la royne Marie fust grosse ;
•■««Mdain on fat asseuré du contraire par
*ftpport d'elle mesme.
, leat de grandes adversités en ses jeunes *«tant doc d'Orléans, il perdit la bataille •Tjï^jgneà Sainct-Aulbin, et fat emprisonné y grosse tour de Bourges long-temps ; puis ^Charles VÏII estant allé à Naples, il fat Pg« devant Novare en telle extrémité qu'il •^traint de manger chiens et rats, et mou- .'•^ beaucoup de ses soldats de faim et pau- ^» jûsques à ce que ledit roy Charles, re-