LIVRE I
Frédéric et Bofzi^ \ afivom^àr fBttovze k quinae oenft tooiHses dé mireficbAi de Feix ^ cognoissaût bieb ainsi arrivée! pourfDieat tourner > «t 4UB te {kajpe, qui desjà estait les traittés avecques l'emperear , là iffftvrâti pFeedm eif^uibufe» d'entrer en liipre avee le roy^^esohale feignent* aa Gronin, porteur d'eoieignB de la da selgneQP Loois d'Are, lequel il poate deirera le pape \ pour Iny req» te qe^ avoit &ict n'ettoit pour iâi« ny SQP luy ny sur Testai; de VÈpa^ tey feit reaponse, en grande oniBpadit iei^eiir ie mareséhal avoit ae» tame an armes comme ennemy , et ii|gn0istr& ah roy le grand desser-* fUfiff avoii &îet) puis eieemmunia et ledit mareschal de la oemmiinien de im flMtreachal de Fois demoura atidit B ^atoii environ dis ou douze jours ^ •ans &ire gueruc , puis retourna à il lieu le vint trouver le seigneur ly , gouverne^ dudit lieu « ayant du roy lors estapt à Dijon pour «en intention audit de Foix: iai cBtre autres, dp ne t'ompre aveetpe i ne voulant avoir deux ennemys i^T las bras. Ps^quoy , laiisant dele adgneur du f oBtdonny pour retira ledit iiiaresohal à M ilah ^ parée iadverty qu'on y disdit qu'il éstoit tenu à Jlége ^ oe qui àvuit fort estonné les du roy.
meià ledit seigneur de TEsoun (voyant des bannis) mandé à Milan pour •aveyée une bande d'artillerie^ et parklÂf avoit chevaux pour la mener, fuies chevaux des chariots de$ iRfca, lesquelles les prestèrent iibél« veille de Sainet-Plerre, lea com- # oontvereHeur de Partilierie vindreitt devers le capitaine Ricfaeboui^, cadrait ehftsteau, pour avoir ladite artil^ iSi lequel fait quelque diKlcuké } à oeste cause se i^lra ledit comdevers l'évesque (k Conserans, qui esiré lieutenant du roy à Milan. Pen- { temps la fouldredu ciel, environ les du soir, tomba sur la grosse tour du dedans ia^Ue y avoit d^x cens ciiv-
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ifuante niillfers dé pouidre , douce cens pots it feu, six cens lances à feu, et ^our cinq ails de sel pour la provision de la place : et fot ladite tour emportée jusques aux fondemens aveè environ six toises de courtines de chacun costé^ soubs lés ruines de laquelle tour demeura le capitaine Riehebourg et plusieurs autres tant gentiishommn que soldats, se promenans là au long, estimés à trois cens hpmmes; autres, qui se promenoient hors du chasteau en la pliàce^ eurent pareille fin. Il y eut des pierres poussées par la force de ladite pouidre jusques à un quart de mille de là, que mal aisément avecques cent bmufs on eust sceu remuer. Et Ait la placé en telle désolation, qu'elle demoura sans gat^e, en manière que les sénateurs franeois et leur femiMe fbrent contraints de se mettre dedans pour la garde d^icelte, attendans cent hommea d'armes qui vindrent de Novare. Le pàpé Léon , ayant eu ceste nouvelle , print cela à bon augurie pour luy, et mal pour les François, disant que Tire de Dieu estoit tombée sur eux; et résolut de se déclarer contre le roy, èspéranl que cela luy seroit propice.
Il y avoit, le long du lac de Cosme, un seigneur milanois nommé Mainfroy PalvoisiOf homme de grande authorité, lequel, estant accompagné de bon nombre de gens de guerre et mesmes de lansquenets, marcha droict à Cosme, dont estott capitaine, de par le roy, le capitaine Garrou, Basque, homme bien expérimenté aux armes. Orestoit-il la veille de SainctJean; et le jour mesmes que le mareschal de Foix fbt à Rege^ aiiquel jour (ainsi qu'estoit la eoustume) se feisoit la feste hor6 la ville. Pendant laquelle le capitaine Carrou oyant Talarme , se' retira soudain dedansia ville, et; ainsi qu'homme de guerre qu'il estoit , départit les gardes à la muraille, selon le nombre d'hommes qti'ilavoitî et selon la nécessité, mesiant les citadins parmy ses soldats ; à ce que , s'ils avoient quelque inteUlgenae, ils ne la peussent exécuter. Le Pal- . voisin estant arrivé devant la porte, ayant cognoissçueede la provision que nosgenay avcfietli misa , n'osa entreprendre plus avant , eneores que Bénédict de Lorme, citadin dudit lieu, eonducteur)de ladite pratieque,ras8€urast que Antoine Risque, autre citadin dudit lieu estant dedans la ville, luy eust promis que la nuict il feroit un passage à la muraille derrière sa maison, de sorte qu'un homme armé, sans ayde T
Lorges luy en envoya deux, Tune pleine de vin vieil, Faulre pleine de vin nouveau ; et feit mener ledit tabourin en une» cave où il y avoit grand nombre de vaisseaux, mais la pluspart remplis d'eaue, pour luy faire entendre qu'ils en avoient abondance; mais, pour la vérité, il n'y en estoit entré que trois charriots pour leurs secours, qu'avoit amené ledit seigneur de Lorges.
Le comte de Nansau se voyant hors d'espérance de pouvoir affamer la ville, et encores plus de la forcer, attendu le renfort qui estoit entré dedans, et Farmée du roy si preste qu'elle estoit pour secourir les assiégés, et son armée laquelle desjà commençoit à se ruiner par le long-temps qu'il y avoit qu'elle tenoit la campagne, délibéra de faire sa retraitte. Et pour cest effect feit mettre la plus grande part de sa grosse artillerie sur la Meuse, pour la conduire à Namur, ville de l'obéissance impériale, afin que plus aisément il peut faire sa retraitte. Ayant mis cest ordre, leva son camp, et afin de n'estre suivy ny empesché print son chemin le long des bois, tirant le chemin de Montcomet en Ardennes, de Maubert-Fontaine et d'Aubenton^ pour aller droict à Vervin et à Guise; et partout faisoit mettre le feu. Le roy, adverty dudit deslogement et du chemin que tenoit l'ennemy, délibéra de luy couper chemin autour de Guise, et la le combattre. Et pour cest effect, manda à toute son armée qu'ls eussent à prendre ledit chemin, et envoya bon nombre de gendarmerie pour costoyer 1 ennemy, et le garder de s'escarter au dommage du pays. L'ennemy, qui avoit délibéré de prendre le chemin de Guise, estant adverty que monsieur de Vendosme, qui estoit campé à Fervacques, abbaye où sourt la rivière de Somme, avoit envoyé Nicolas, seigneur de Mouy, son lieutenant de cent hommes d'armes, et avecques luy le seigneur d'Estrée, ayant charge de cinq cens hommes d'armes, le seigneur de Longueval et le sei^ gneur de Roumesnil avec pareille charge, délibérés de garder ladite place de Guise, et le mareschal de Chabannes, avec deux cens hommes d'armes,' à Vervin, pour donner empeschement à l'ennemy, changea d'opinion. Et après avoir mis à sac la villette d'Aubenton, ils meirent au fil de l'espée toutes gens indifféremment, de tous sexes et de tous âges, avecques une cruauté insigne ; et de là sont venues
depuis les grandes cruautés qui ont esté falotes aux guerres trente ans après. Aussi, après avoir bruslé et desmoly ladite ville, prindrent le cliemin d'Estrée, au pont sur la rivière d'Oise, laissant Vervin à la main gauche.
Le roy, estant arrivé à Guise avecques les Suisses, feit assembler son armée à Fervacques; partant de là, alla loger au mont Sainct-Martin, en une abbaye au dessoubs' de Beaureveoir, eu croist la rivière de l'Escaut. Audit lieu de Fervacques, le roy, pour rémunération de la vertu du sieur Bayart, hiy donqa cent hommes d'armes en chef, et l'honora de son ordre de Sainct- Michel. Ce pendant que ceste retraitte des ennemy s se faisoit, et avant que nostrecamp iost assemblé, le comte de Sainct-Pol marcha avecques ses bandes, et quelque gendarmerie poor remettre Mouzon entre les mains du roy. Estant arrivé à trois lieues près, le bastard de Nansau, qui estoit demouré chef dedans ledit Mouzon, ne sentant la ville assez forte contre on siège, se retira par la porte de Bourgongnealvoy, qui n'est qu'à une lieue de là, mettant le feu en la ville ; mais le capitaine la Grange, qui estoit un des capitaines qui estoient dedans, quand elle fut rendue aux ennemis, feit si bon guet et diligence, que, sortant l'ennemy par une porte, entra par l'autre, et sauva la ville en fco. et massacra quelques boute-feux qui estoient demourés derrière ; de quoy le comte de Sainct- Pol adverty y envoya bonne garnison pour la garde, et se retira au camp, qu'il vint trouver à Fervacques.
Ce pendant que les affaires de Picardie et Champagne estoient en l'estat qu'avez entendu, l'amiral de Bonnivet, ayant prins congé du roy pour son voyage de Navarre, avecques quatre cens hommes d'armes, et nombre de ff^ de pied que j'ay nommés cy-devant, sur la fin de septembre arriva à Sainct-Jean-de-Luz, duquw lieu dépescha le seigneur de Sainct-Andréavfc deux mille cinq cens lansquenets, donU^oit la charge le capitaine Brandecque, et rescu^crViiliers, toutesfoys soubs Tauthorité de monsieur de Guise, avecques mille Gascons, Navarrotset Basques, pour aller assaillir la ville de Maye* Puis, ayant séjourné quatre jours audit lieu de Sainct-Jean, envoya sommer le chasteau de Poignan, assis sur la montagne de Roncevaux ; Ifquel estant refusant de se rendre, mondit seigneur Tamiral y feit mener quelques baslardcs,
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