LIVRE I
du pmt qui m ftisoH^ dépescha douze mille Unsqfleoets et quatre mille cbevaox poar nous empocher le passage : mais esians partis un petit tard, et arrivans sur la rivière-, trouvèrent' de^ieeoiDtede Sainct-Pol en bataille dedans bmaraisdelà Teaue^de leur costé, vers Yalandames ; et le roy , avecques toutes ses farces, qui desjà en grande diligence passoit. N'osans attaquer monsieur de Sainct-Pol, pour estre en" Ueu fort et avantageux, délibérèreiit leur retraitte ; mais, avant qu'ils eussent loisir de ce &ire, trouvèrent favant-garde et la bataille du roj pàsatts , où il pouvoit avoir le nombre de (jamK i seize cens hommes d'armes et vingt-six mille hommes de pied, avec les chevaux légers. Totâesfoîs, à cause d'tm brouillard qui se leva, 00 oe pouvoit bien aisément recognoistre le nombre des gens de Tennemy : aucuns de Ta- Yuit-gardeBe forent d'opinion de les charger; antres, eognoissans qu'il 7 avoit sept ou huict cens chevaux des ennemys qui couvroient la retraitte des gens de pied, furent d'advis, avecqoes (pâtre cens hommes d'armes, de chaîner leslits gens de cheval ; car, les rompans ou rembarrans de<fauQ6 leursdits gens de pied, on poorrok seavoir la contenance qu'ils feroient : et mesmes le seigneur déjà Trimouille feit offre de Un ladite charge a vecques sa compagnie de cent hommes d'armes et les guidons de l'avant- Swk; ausn fet le mareschal de Chabannes : et qn Feust blet, l'empereur de ce jour là eust perdn booneur et chevance. Mais par aucuns sMitresUnefust trouvé bon ; par quoy l'ennfemy, qû afoH trois lieues de retraitte et toute piame campagne, à peu de peine se retira , et ne per- <fit ï bdUe Mraitte homme de nom que le htstortd'tmery et quelque peu de gens de cheval, fn tarent pris prisonniers. Lem* retraitte fut à ^Aadgmiis, atiqueï lien estoit Tempeteur e» ^dwapoir, que la nuict il se retira en Flan- ^ànetm chevaux, laissant tout le reste * WD armée. Et ce jour là Dieu nous avoit Mlénos eanemys entre les mains, que nous m ▼odmses accepter, chose qui depuis nous PWBtaeher ; car qui refuse eeque Dieu présente ^ hoD&e fbrtonei par après ne revient quand «ledemnide.
^cn^t ce temps, Parrière-garde estoit pas- ^] et estoit le roy , armet en teste, devant le "^^tiHoQ de ses Suisses, lesquels sans cesse luy dMadoient de donoer labauille, pour luy
&ire cognoUtre le désir qu ils avotent de hty &ire service ; d'autant que, depuis la journée de Marignan , et qu'ils avoient faict alliance avecques luy, ils ne s'étoient trouvés en armée à sa soulde, iinon quand l'empereur Maximal lian vint devant Milan ; mais encoreé n'estoît alors leur alliance bien confirmée. La nuict venue^ sans autre chose faire (hormis quelques coureurs qui donnèrent devafat Yahnciennes), le roy se logea avecques son année le long de rivière, près du lieu où il avoit passé; puis, le lendemain envoya DHNOsieur de Bourbon devant Bouchin , laquelle ville se rendit à hiy. Aussi envoya monsieur de Yeiidosme avecques l'arrière-garde à Sommain, près de la jivière dé^ Carpes, laquelle vient de Doory, el va tomief dedans l'Escaut à l'abbaye dé la Vicongne, entre Yalanciennes et Safnct-Amand; Iaquel4 ri^ vière des Carpes arions délibéré de passer à l'abbaye de MarcWennes, pour aller seeourîf Toumay. Pendant ce temps, arrivèrent les ambassadeurs du roy d'Angleterre, qui estoient le millor chamberlandet le grand prieur de Sainct- Jean, pour traitter la paix des deux princes 5 lesquels tant travaillèrent qti'H fut accordé que l'empereur retireroit son armée de devant Tournay, la laissant en liberté ; aussi retireroit Farmée qu'il avoit au duchéde Milan et autres pays; et le roy feroit le sembiable : et s'B y avoit quelque place en différend, le jugement en sèroit mis sur le roy d'Angleterre.
Les choses estans ainsi accordées furent catttes que le roy rompit son entreprise de poursuivre sa fortune, et que tout chacun pensolt la paix estre Êaicte. Mais^ sur ces cntrefelctes, vîndrent nouvelles que l'amiral de Bonnivet avoit pt\û Fontafabie, ville de Biscaye, appartenante i Fempereiir , au moyen de quoy ledit emperetir ne voulut jurer lesditstraittés, qtre Fontarabie ne fust rendue ; par quoy tout ce qui avoit esté traitté, attendu que le roy ne la voulut rendre, fat déclaré nul, et la guerre comme devant. Or est-il que pendant que nous séjôumasmes chtq ou six jours en ce pays d'Austrevant, entre bt rivière de l'Escaut et celle des Carpes, les pluieé vindrent si grandes qu'il n'y avoit ordre de passer les rivières. A ceste cause fat orâosmé de faire visiter ledit passage de Marchiennes , oôle roy avoit délibéré de passer; et pour cesteffect y fat envoyé le seigneur de Montmorency; lequel ayant rapporté astre ûspossâMe, pour fev
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audit lien, lay-mêsmes feit les approdies, baillant au duc de Guise son quartier, et à chaque capitaine d'hommes d'armes son canon à gouvemer.et luy-mesmes en priât un. Et fut faicte telle diligence qu'en peu de jours on feit brèche, laquelle, encore qu'elle oe fost raisonna* ÏÀt d'assaillir, si est-ce que nos gens de pied, gascons, basques et navarrois, demandèrent à donner Tassault^ kquel leur fut octroyé. Toutesbys, si leur impétuosité fut grande à assail* lir, la constanoe de ceux de dedans ne fut moindre à les soost^ir; de sorle qu'on sonna la retraittejusquesàautre temps. Cenéantmeins ceux de dedans, ayans la oogneiasance de quelques pièces que monsieur l'amiral faisoit mettre sur un bault, pour les battre k lendemain par les flancs quand nos gens iroient à Tassault, oognoissans aussi la bitrdiesae des Rostres, la- «pieUe ils avoient le jour préc^nt eaprouvée, se rendirent bagues sauves, qui fut environ le temps qve le roy mari^hoit à Valanciennes. Estant ladite ville entre ses maiqs, la bailla en garde à Jacques Oaillon, seigneur du Lude, qui en feit son devoir, ainsi que pourrez entendre cy-4^près.
Or, revencm au roy, que nous avons laissé à Fervacques et au mont Saint-Martin, auquel lieu il ordonna la forme que devoit marcher son armée. Au duc d'Alaneon bailla l'avant-gaixle, et aveeques luy le mare^icbal de Cbastiilon ayant soubs luy la principale superintendance. Le due de Bourl>on eut quelques malcontentement, plus qu'il n'en feit de démonstration, de l|uoy on lui avoit levé la consigne de l'avant- ^rde, attendu que c'estoi( sa cliarge, comme eonoestable de France. Toutesfoys, il le supporta patiemment, et fut ordonné à la bataille avecque.<« le roy. Au duc de Yendosme fut ordonné l'arrière-garde ; puis, le roy estant adverty que ceux de Bapaukne, qui est une ville M la pîatnç d'Artois, ^se sur un hault, faisaient beaucoup d'ennuy à la frontière vers Péroûne, Gorbie  Dourlan , y envoya le comte de Sainct-Pol aveeques ses bandes, et lema,rea- ^l de Càahannes, et le seigneur de Fleurauga, et leurs compagnie^ de gens d'armes avec^ qujBs un équipage d'artillerie, pour la mettre en son obéissance; et, ne la trouvant gardable, ruinèrent les portes et meirent le feu dedans. Puisr fitir la retwtte, rasçrent plusieurs petits forts ou nos ennâmys fe ireiiroient pour piUof
nostre frontière, et vindro^t trouver k roy i premier logis, partant du mont Sainct-]! Aussi ad verty d'une petite ville nommée drecy, estant assise sur la rivière de entre le vivier d'Oisy, où ladite rivière | sa naissance, et l'abbaye de Marelles, a] fprest de Mormaulx à (a portée d'un vers Hénault, et de deçà est à b lortiei de Tierasche, dépescha le duc de Vende l'arrière-garde pour la mettre en m saoce. Le duc de Yendosme estant peu devant soleil couché, qm^trew seigne^ des bandes ()e Picardie ^ s^ns commandement, lesquelles, ^am n'escheUes, donnèrent k la muraiUe^i porte de telle furie, que deux cnseigoeii rentsur le hault du pont-leviSt inais Airent renversés dedans les ibisés, Tun de6()it8 porte-enseignes y deoMVi] Us furent repoulsés par septoubiûoli quenets, qui estoient dedans povàj ladite ville ; mais la nnict, ayant oogMil diesse de laquelle avoient usé les craignans qu'au matin TonfeistbattenM puis après ils ne peu&sent supporter Ti se retirèrent dedans la forest, parce q«({ ne pouvions passer de là, à l'occasioD vière qui passoit par le milieu de la matin, monsieur de Yendosme, la vuide d'hommes, la feit raser et bi se retira au camp, qu'il trouva prè» dit I teau Cambresy.
Environ le vingt- deuxiesme jour d'c le roy estant logé au dessus de Baspre, tm vÛlage et gros prieuré, mi-cbemiQ de! bray et de Valanciennes, fut adverty pereur, aveeques son armée, s'estoit dit lieu de Valanciennes. Par qaoy faire un pont sur TEscaut au dessooti^i chin, espérant combattre rempereVi faire ceste honte 4e le Caire retirer. Elj siter lieu propre pour cest efCect, bonne escorte de cavallerie y alla Ii et trouva là NeufvîUe sur l'Escaut, Geil propos, encores qu'il y ait m^ais deoî Puis ordonna le cnmte Sainct-fol, ave six mille hommes desquels H avoit lad pour toutelanuict exécuter son coB»
et quand et quand passer delà reaoe.etsei ce pendant que le reste de l'armée
L'empieretir çs^jt^t % Y^t^^ociepnok a<)i