LIVRE IL
pi&idB ladite garnison, qui amenèrent deux \c0ùgQes conleTrinespoiir forcer lesdits passages. £;.5tant ledit seigneur du Pontdormy arrivé an K^uf-Fossé avant le jour, encores que lesdits \Mocxis fussent pourveus ,tant d'hommes que d'autres choses nécessaires pour la garde d'ieeui, si est-ce que le passage fiit forcé, et se feit au val un butin inestimaUe de bestial et autres Imis. On avoit délibéré de faire la retraitte à ïottcanèerge ; toutesfeys, par ce que ceux d'Aire, de Bétune et de liilliers, estant le seigneur du Pontdormy retiré avecques les grosses forces, pouvoient coupper chemin à ceux de Ihérouenne, fut conclu de les accompagner josques au lieu de seureté avecques la gendarmerie, afin queFartillerie amenée de Thérouenne ne se perdist ; et furent renvoyés les gens de piedetkbutinledroictchemindeFoucamberge.
Passant ao{M*ès d'Arqués, qui est à demie lieue de SaÎDCt-Omer , la cavalerie dudit Sainct-Omer sortit, ayant mis les gens de pied dedans des Carrières, qui sont assez près [de l'église, pour floustenir leurdite cavalerie , de laquelle une partie se j^ta à Tcscarmouche en espérance de noQs amuser, pendant que ceux d'Aire et de Bétone se pourroient venir joindre avec eux. L'escan&ouche s'eschauffa, de sorte qu'enfin lo Bonrgoignons furent renversés sur leurs gens depîed. A ladite charge, le seigneur de Licques, lieutenant du duc d'Arscot, lequel ce jour là avoit espoosé la sassor du seigneur de FonquefloUeSt de laquelle le seigneur d'Ëstrée, guidon ^monselgneur^le duc de Yendosme, avoit esté servitear, estant demouré sur la queue pour 80Q6tenir ses hommes, fut chargé par ledit seigneur d'Estrée et par le seigneur de Rum, et fat ptlna prisonnier ; tellement que ce jour là il ne co«(&af(Hnt avecques son espousée.
Le Bégtmr du Pontdormy craignant ce que le» CDoeoiys attendoient, qui estoit que ceux fAfre, de Bétune et Lilliers se vinssent joindre eux, pour empescher sa retraitte et de ceux de Thérouenne, vint luy-mesmes Fescarmouche. Estant arrivé près de Ihéfouenne, au lieu où se devoit séparer ladite m d'avecques hiy , l'alarme vint du costé I, où il fixt ^voyé quelque cavalerie pour que c'estoit: k jeunesse, sans comit, y alla à la file, en espoir, un chat, de rompre sa lance, ainsi Jiu'est la cousle plus souvent des jeunes gentilshommes
XVI* tiicLXi Cbron. et Mém.
dé France de porter peu d'obéissance à ceux qui leur commandent. Toute ceste trouppe sans chef estant arrivée près un village nommé Roud , environ my-chemin de Thérouenne à Aire, rencontrèrent la garnison dùdit Aire et Bétune, laquelle venoit en espérance, avecques l'ayde de ceux de la garnison de Sainct-Omer, de pouvoir empescher nostre retraitte. Ceux desdites garnisons d'Aire et Bétune pouvoient estre le nombre Se huict à neuf cens Espagnols naturels et de cinq à six cens hommes de pied walons, et trois cens chevaux de leurs ordonnances. L'escarmouche se dressa par nostre jeunesse contre leur cavalerie, de sorte que les plus vieils et les plus sages des nostres furent contraints de suivre la jeunesse pour la conduire. Le seigneur du Pontdormy, adverty [de ladite escarmouche, cognoissantqued'estre là arresté iln'auroitmoyendeseretirer à Foucamberge, ains seroit contraint de loger à Thérouenne, qui ne se pouvoit faire sans manger les vivres qui estoient dedans, envoya le comte Dammartin pour fidre retirer l'escarmouche } mais y estant arrivé, la trouva si mesiée, qu'il estoit impossible de la retirer sans mettre en hazard tous ceux 'qui y estwent ; car Je seigneur du Pontdormy, avecques la grosse trouppe, estoit lieue et demie en arrière; par quoy se retirans sans avoir personne pour le>s soustenir, sans aucune difficulté ils eussent esté deffaicts. Le comte Dammartin, ayant bien considéré tant la contenance de nos ennemys que de ceux de nostre part, s'arresta sur un hault lieu, et de tous ceux qui venoient à la file des nostres en feit une masse pour soustenir l'escarmouche si d'avanturenosgens estoientrenversés. Et quand et quand manda au seigneur duPontdormyqu'il estoit d'advis qu'il marchast en diligence]; autrement il ne voyoit apparence que tout ce qu'il y avoit d'hommes ne fust perdu; car les gens de pied des ennemys approchoient fort, marchans en bon ordre pour soustenir la cavalerie.
Le seigneur du Pontdormy, ayant eu cost avertissement, ne voulut perdre ce qui estoit là ; par quoy feit marcher les enseignés droict au lieu où estoit ledit comte Dammartin, pour diligemment le secourir, ayant en sa compagnie le nombre de deux cens hommes d'armes. Cependant le comte Dammartin avoit amassé de toutes bandes environ deux cens chevaux,
tt Ht boogta d'ttè il ealoH ; niai^ voyant le sew gaear du Pontdormy approdié bî près de luy qu'il en pouvoir eaiie aousteou, chargea les en-» ntmyaà tootea bridei,et il reaversa leurs gens de cheval sur leurs gens de pied espagnols, et y entrant pe^le^ne^le les rompit, à (a feveur de la grosse trouppe qui arriva au potoct de la charge. Et fut tué à ladite deffiiite \t nom^ bre de douse vingts Espagnols, et pris de ciag à ù% oens. I^r cavalerie, durant le combat des gens de pied, se sauva de vitesse : vray est que quelques-uns des nostres les pourebassè*' rent de si près, qu'aucuns entrèrent peslermesle dedans les barrières d'Aire, qu'on leur ferma au dos; et entre autres y fiist pris des nostres le seigneur d'Ëstanaie, qui depuis fut guidon de monsieur de Veudosme. Le seigneur du Fontdormy, après caste defEsiote, se retira à Thé^ rouenne a veoques les prisonniers, qui pMvoient ^tre le nombre de buiot ou neuf cens ; et parce qu'il y avoit trop grande subjemtoa de les gaiv der, furent tous renvoyés le lendemaio pour leur soulde de eent sois pour mois, retepaos seulement leurs capitaines pour rtspondans. Le seigneur d'Estrée, requis par la dame doqt il a voit esté serviteur t lûy envoya k seigneur de Lieques, son mary. .
Quelque temps après, et mwm qpibue jours devant û bataille de Pavif , les soldats da la garniaoïi de Hesdin estant allés à la guerre, l'un d'eux, appelé le Vastard, fut prina priaomiier des ennemys, et mené à Bétunet bM|uel foi par le seigneur de Fiennas, gouverneur de Flandres, pratiequé peur luy livrer le elMsteau de Hesdin, lequel BaMard luy diten avoir bien le nmyen, Biais qu'il estoitbMoing de le renvoyer sur sa fi>y (laignanl d'atter pourohaaser sa ranfm), afln de pratioquer un sien eompagnon et fiddle amy qui avoit les eleb d« ebaatean ; diose qui luy fut aocofdée. Lequel estant arti^'é à Headiq, trouva moyen d'aUer de vers te amgneur du Pontr dormy, fai»iit entun^re à #as aervitmn qu'il avoit cognoissance en sa maison, et qu'il lay proBteroit l'argent de sa ranfon : y astam arrivé, feU entendre au aeignenr du Bemdormy ke pratîeques que faiteit le aeigmev da Fkppes par son moyoa» et «sa eon înlentioa estoil et luy livrer eMreieemainslAaMgneur de Fiennas, Jie due d'Arsoot, et la phisparl dea giwda nn*gneurs de par-idelà* aveo k garpî«on d'Àirf ot 4$ Bétwe, h» Q^y^9 ^>^% mH w A^iat^atolt
que ledit seigneuir 4n Pontéeniiy hy tdKstit 1» homme fidelle, qui eust la garde dei ekbè ebasieaududit Hesdin, et qu^il fiiroitcDteBdni l'ennen^y qu'il avoit pvaticqué eest homme, rt mesmes amènerolt un des leur^ dedans le pire, avecquea lequel le portier et hiy po(»PMot communi(|uer, pour, donner à rennemyph grande seureté de son fkiot ; et qu'au jour asri* gné quMI amèneroit la trouppe, il viendroitini aeluy lequel prcmièrenient il auroit amené po« communiquer de reohef aveeques Mit portier, aveeques lequ^ il auroit up signal aiupiel i» luy portier pespondrolt k leur arrivée. MM choses furodt arrestées tant d'une part que (Tutra. Le jour préflx, le seigneur du Pontdony se trouva dedans ledit ohasteau, iceonpipé dedeui^ cens hommes d*armes, eBfirqDJoor couché; et à oe que le bagage ne festcmtdi deacouvrir l'entreprise, chacun haan» ftf* mes y arriva, Permet en leste et la iuM m poing, sans page et aans variât. LedMiii|pnr du Pontdomiy avoit ordonné au i^iffMV 1b Sercu, goiivemeur de Hesdin, de bine hlnï^ porte du p^urc, souba une grands vaulUip^ tnit à l'entrée on l'em^emy de voit m^^^^ ou trois heraes coplisses , afin que il dt k^ TenneMy entroit en ai grand doibIm Mm qu'il fiiat pour fDreer le ehaateaa, on Ui»^ \ lom))er leédites herses povr la ssoFfté di b^ pkoa ) mais à (^arrivée dudit ssIgiunrdsFn^ dormy, les hersep n'eatoicnt achevée^ tot> avintgrand inconvénient, ainsi qa^fen<ii<^ aprèa. Au devant de ladite ports y ivoit n petit rmreliin de pierre par deëaai IfH (b* voicàot paaser les eonemya, qui Ait tsatpv^'' frloaa^ et iemx artificieia «ouverts JipA ni cem de dessua la porte deveitttjdlff'i^ lorsqu'il leur aerptt oommaipdéi stéfriiik^ gnaur du Poptdonny , qnand il venreitItanDJ en déaordin, montepr à ohtval pour l|if <iVi^ le ehepiin de aa retraiiie.
Les choses aînal ertfonDécs , Y0tM^ , dttiot par k ikstard, environ b^"^*^ «ne Uepe prèa de Hsniin; ênq/adik^^'^''^^ imuL espîef dewoM monskur de Fi'0^'7!^ Mr OQBMQsa k aaigneur dh P^nriansyi^f^ eaaifhé, aetnit aftiv^ dqdans k dni^!* Hesdin, avec grant nombre de gepdi^ Le seigneur de Fiennea pensant ^^^* ^wnhit bkt ^i^ttre en pièces kBsKtf**^ de Qfnqde aa^euranoe U luy dit qa» •* *<"
ertoio fralMi, M , à ce qê'ii eogneint h ié** ritéi qu'il» U àtmà iie# de OÉrde»^ et qii'tto luy bwHasflCikt detia «a Irai» bonuiia atM ki daigoë ra pài]%^ q«i lé ÉMéflilsttl 0tr le boM do fiiné^ li arree MA cafaiynDtsmè» ^ fkr q^'dttaiil &Tait esté eo èa e9dip»§liît ptiîer m pénieri leqpnl cMendroît bien le sîgsal fo'U oreil ttee^ çfo/mlof^ Ainsi fat il oMooné, et fat Mit Ba»^ tard lîi, hiy baiHâ&l troié m ffttatui des ploi topoa saklats» fii'tls easssat à le tenî^ ebacm la courte dagtte »a poing , pMr le tuer s'il fiiisoit hndkm. Leqdd les mena swr le bOrd dtatil tosé, tt y esiaat aitiVé siffla ; œtoi qui estoéi saf la {MÎrte lui tespoiidttt aknf* kdit Bastard ksy dMaabda •'M esièil temps i ramre ditt • Ovft * ^ 4^ léQtei tboses esiotettt prépa^ rëaa % ]pan|aoy Hs k reâienèpeâl à k f renppcv ^frèa Itqiêel rappert les BetMrgwf nous tniti^ real tft pins f;raiide assewaace que jamais^ sai^ vaai (aqoeUe ils mareyrent à h cOAdtiHte da^ éit Baatard» tensioarslîéeommsdessasv fintrans dedana le pare, trétlvèreat aulresespies^ qui le» Hsrartrent qa'ils estcMem tnhië; laaîa le ira^ lird Ica péfaoada, desone^'ànald'eax ils ae vadarenC a^ioaétef fby v et eendireiH dé pa-nehever leur eMfeprise. Estons Aminés dédans le rereltin v ^ eatrés nn looAre d'faommes deéina la potfttv kf seignear d* PbnIdiMrmy, qaî «tait deenai îeeUe peur (jemmafidèr^ ToytMi ^ ka herses, pear estre mai adievéess .ne pomfoient toaibet^ eommença à eHer à eem qà\ estoient aa dessoabs de lny qu'ils cncamt à jetler le km , eraignant «pi'il entf ast sî grand aofière qa'il Aist fereé là éedatls. Mais la tet* tane fat teMe que eeky de dessous lay jetiant Isieaauil à propos^» îeelay daPotafdohny SyaAt laWiicbe ouverte peur parler^ hiy entra le %a pat kiMaehe» qui kiy brusia le» enèraiUe» : si est csqassoodaift il eoanaanda if^ le^gaear es fiansplea ^ son ntepvea» maotast à eheral folir eaaÉeirter leur entreprise; mais il be tvoava qu'il avait le visa^ tout braslév sansapparipnoè defiMraie de visage, n'ayant moyen (te moate^ I cheval : par quoy f eatéeutian demour». Tdie lit f issue de ladite eatrepris^^ Le seigneur dii >sntéarniy aaoïirut deax joursaprès; à la mon ésipici le #oy perdit an bon et affieetionflé s«^ Yilear « et grand hoSMode de guerre. B «toonA ^taiMrgiiîgnonaeBviren qiaatre-tin^^laoueenl, ^eeux qti» estoksit entrés au reveltin, lesquels AtaitlNrQsléa, LeBastanl entra le preaâer de^