‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 268 sur 428 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

gneur GaléasdeSainct-Séverin, grand-escuyer de France, le seigneur de S^p^- S^verii), preipjer maistre d'hostei du roy ; le seigneur de Maraphiû, aussi son premier escuyer d'escuyerie. Et furent pris le mareschal de Foix, et le bastard de Savoye,grand-maistre de France , lesquels depuis moururent des blessures qu'ils y receurent. Le comtede Sainct-Pol y fut pirisprès du roy, estant blessé tant au visfige qu'ailleurs, si qu'on en estimoit plus tost la mort que la vie :{toutesfoys il fut guéry dedans Pftvie , pu il fut mené. Le marescbalde Çbabamieçi avecque8l'avant-garde,dQnt il avoit la cl^arge, combattoit de Paotre part : lequel n'eut raeiileure fortuBe que les autres, car estant nostre armée tant ruinée que plusnepouvoit, n'y eut ordre qu'il peust soutenir le fafs de de son çosté ; parquoy tomba soubs ieeluy et fut lue SUT 1^ ^eû^ et la plusp^^ft de ceu:?: qui e^toient ivfoques luy eurent pareille fin. Le maresc^ da MontMoreoey, qui le jour prér cèdent avoit esté envoyé avecques cent hommes d'armes et mille hommes de pied françois qui estoient, ce me semble, soubs la charge du seigneur de Bussy-d'Amboise , et deux mille Suisses h. Sainct-Ladre pour garder un passade, auquel lieu estant arrivé, il estoit demeuré en armes jusques au poinct du Jour , quHl ouyt Tartillerie tirer, se retira pour se venir joindre avecques le roy , mais ce fut trop tard : mesmes il hit empescbé de ce (Mre, car il fut enveloppé, deffaîct et pris avènt qu'il s'y pcust joindre. Aussi desjà la ruine tomtxHt sur nous.

Revenons où j'ay laissé le roy à pied. Estant

par terre , fat de tous costés assailly ^ et pressé

de plusieurs de bailler sa fpy ; ce qu'il ne vou-

loH&ilre; et toujours, tant qu'haleine luy dura,

BeéAodit^ encores qif il cognust qu'il ne pou-

voitréiblfir à la volonté de Dieu; mais il crai-

pwft^,pour les querdles que desjà il voyoit

entrefes Impériaux pour le butin, estant rendu,

par démit Fun de Pautre ils le tuassent. A IMh-

•tant y àrriva|^le seigneur de Pomperant, duquel

fay parié, qui s'en estoit allé avecques mon-

i^dkt de Bourbon, pour avoir tué le seigneur de

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Chissé à Amboise ; lequel soudain se meit à pied ftçpffèsf d^ foy, Tfspée au poing, et feit retirer chacun d'auprès de sa personne , jusques à ce que le vice-roy de Naples arriva, auquel le roy bailla sa foy. Le duc d'Alançon, lequel avoit la ecMiduitte de Tarrière-garde, voyant l'armée deffaicte, le roy pris, et n'y avoir espérance de ressource^ par le conseil de ceux qui estoient près de luy, avec si peu qu'il avoit de reste, se retira par-dessu§ le por^t qu'aviops faict sur le Tésin. Le sei|;neur Théodore Trévoulse et le seigneur de Cbandiou, qui estoient dedans Milan, advertys de la ruine de nostre ftrmée, se retirèrent en France avecques leurs gens.

En ladite battaille moururent et furent pris plusieurs gens de bien ; et entre les morts le mareschal de Chabannes, mcssire Louis, seigueuf de 1^ Tfimouille', ÇuillaumeGopfTier, seigneur de Bonpivet, amiral de Fran^a^ (le bastard de Sayoye, graud-qoaistr^ ie France , mourut prisonnier); le maresd^l de Foi}^; Galéas de Sainct-Séverin, grand-escuyer ;;François mon-' sieur deLorraine, le duc de SufTolc» le comte de Tonnerre,^ le seigneur de Chaumont, fils du feu grand-maistre d' Amboise; le seigneur de Bussyd'Àmbûise , le baron de Busancez, le seigneur de Beaupréau, et un si grand nombre d'autres, que j'ennuiroys le lecteur de les nommer. Des prisonniers, le roy Henry de Navarre, le comte de 8ainct-Pol, Louis monsieur de Ne vers, le seigneur de Fleurange , fils de messire Robert de la Marche; le mareschal de Montmorency, le seigneur de Brion, le seigneur de Lorges, le seigneur de la Rochepot , le seigneur de Monteiean, le seigneur d'AnndMtult; le seigneur de La Rochedumaine, le seigneur delà Miileraye, le seigneur de Montpesat, le seigneur de Boisy, le seigneur de Curton et le seigneur de Langey, avecques si grand nomhre et autres, que les nommer sufQrpit pour emjrfir mon livre. Des ennemys estant victorieux , je ne m'amuseray & les nommer, car qui a la victoire n'estimeavoir rien perdu : je le laisse à la discrétion des lecteurs.

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