‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 287 sur 428 · QUATRIESME LIVRE · texte numérisé non relu

QUATRIESME LIVRE

Le roy François, ne se pouTant contenter des conditions rigonrenses du traitté de Cambray, te fortifie d'alliances en Allemagne, Angleterre et Italie; toutesfoys, la royne Alëonore s^fforce de l'entceteDir en amitié avec Tempereur et les faire entreroir. Le roy Jean d'Hongrie demaqde secours d^argent au roy, qui luy est aeoordé. L^mpereur, d'autro part, prease le roy de luy ayder à iaire la guerre auK Turo^, dont il est refu^, sinop que ce fu%\ pour la deffence d^|t^lie. U duché ^ç Çretaîgne^ du cou$eutement deç Estais, s'unjl à \^ couronne de France, (.e concile univçr^e| est mi^ eu teru)# entre les princes chrestiens. Merveille, geutilhomqie niilanois, est fait inhumainement mourir par le duc de Milan, combien qu'il fust par devers luy ambassadeur pour le roy, lequel s^n ressentit, de sorte qu'il estoit prest Iqy faire la guerre si la vengeance ne fust prévenue par la mort de ce duc. Monsieur d'Orléans espouse Catherine de Médicis, à présent royne mère du roy. Les dues de Wittemberg sont restitués en leurs Bstata, quV>o- ^poit le loy Ferdinand, à l'ayde des pnnces d'Allemagne, praticquée par le seigneur ^ Uog^y, k laquelle le rqy çontrlhuoit d'arg^pt. Les légiopuairea soi^t institué! en Iff^c^, et çopunence à s^ dfiscauvïif U hfiine que le roy yoftoit «u duc de Savpye^

\q^ f ves^ étendu cy-dev^t Çiçnm^ s'esr. toient pistées lei^ aKia jre$^ entre c^ deui^ gr^nnds princes \ ^e sorte qu'un cb^uf^ estimait une paix mr tpiA^ la cl^restienté )ç\ir y^e jurant ; nu^l^ ceux qu|, par longue ^pçrience, avoieal la coguf^ssance des choses de c^ monde, peo-; soient^ à çaon certain jugement , que le roy i(^ pouyoi^ aiftremeip^t qu'il n'eust quelque rfissei^-i timent du traittement que Tempereur luy avoi| &ici ei^ ^ ré(^emption de messieurs ses enfans : car s'il Feu^t seulement rançonné en denterii^ c'çstoit chose qui se pquvoit oublier en peu 4^ temp^ ; Qiais , yei^ les rigpureuses conditionji qu'il ^voit apjpyoï^ées aud^t traitté, comof^ ^ quitter la ao9ver^ineté des pf ya dç Flai^re^ et d'Ai^o^s, 4^ toute ^nciemfieté e^^ns de la couronpç de Frapce^ et aussi quitta? le droiet d^ duché de Milan aj^rtenant à ses enia^s, et i^ç^ h luy^ ef te dçQîot 4^ rçyaqmie de ïiap^es ^ 4e Sicile, ifk^ pov^yoit que le roy ou sesdi^ enfans, avec 1.9 ten^ps, ijie s'ei^ ressentissent, pour avoir amo^ndry les bornes et limite^ de ^ou royaume. Or, ai(^ (lOi'ila pen^rent, en f^vint vcar p|umv^ , (mi i(nieux aymoient le trouble de ta çhrestien^ que le vcfosit mettoient eu avant i^ Temp^eq^ qu^e ^L le roy avoit recouvert Testât de Billi(aj^, jamaûi ne le ^^isserojt eu repos en se9 royaumes de Napîea et 4^ Sicile; par quoy, à kura4vis„il estoit refc^ia audit 8eigi:^i^;^emgeT

veur 4f» (pFclorfe m roy tout^ e$féif^m d'y retoun^ ( ce qu'il pouyoit ^ire ei^ i^a^^l iceluy di^bé i| Francisque ^qrce, diifl^el ïk tireroient une grqi^ soi^me ite 4eiSÛers); e( q^'en ce faisant il contenUircÂt Mm les po^ep^ tats d'Italie, lesqueb ayiBperoient OM^u^ k MilaA ^n duc égal ou uMiindre qu'eux» gue ui) empe-< reur ou roy ^ duquel la puissance leur fwit sus* pecte ; et qu'à ce moyep il les attirait tous ^ quelque ligue deiFep^iye po^r Ie4it S%ce^ &Sk quoy il se ^rtifierpit de ^eiuvelle^ aW^MC^ces, el. aifoibliroiit le roy enjes luy ustap^. Autree luy nairent davanti^e m ^Y^K^t qu'estent le p&yt de Savqye assia au pas9Ui§e 4e France eu ^ (.pmhardie, s'il attiroit le duc à sa déyotion e( ceste ligi^e, ceta seroit mettre un grand ohatar cle et boulleyert au devant du rpy, à ce qfj^ jamais il n'entreprint en Italie. £| po^r cestf fin lui con^illoient de baiUer à ce duc la coo^t4 d'Astavecques ^s appartenance^, a&o que d'icy en avant il eust particulier li^érest è^ gu^rtei^ de Liombardie. A^ssi 4ea 3ui9iies et Gréons luy^ fut p^rlé^pour Ifis^ dissoudre» Vtar le ppyet^ dudit duc de Savoye, de l'alliance et w^ij^i ^ roy, et les tirer e^ çopuYertir à la sinf^m* et par tons moyens tascber à le dénuer d'apii^, et lie mettre si t^s qu'il n'eust ^^oyen de se réfoi^ dre. Mesmes il avoit desjà ( com^me j'ay dit eaok ^ ^ du précédent U vre>aQCQfdi&t B^ ^ vào^Vk

Vénitiena, avecqtie« le dac de

LisSft]

tous ces discours devant que ast de Barcelonoe à Gennes. Et lion ledit empereur faigoit se

persuasion du pape et des Vévray dire, il avoil jà conclu en lur les raisons sosdittes, de reshé à Francisque STorce : lésrances furent lâictes tant et si 'empereur, qu'il s'accorda de De l'autre part, à l'entour du iieurs ses enfans , y en avoit )ar occasions et opportunités, ent cesle indignité dont envers ;rear, en aymant mieux bailler i celuy de Milan es mains de basse condition et d'une basil avoit souvent dit et mainteent luy avoir esté faulseur de qu'à luy, qui estoit son beausieurs ses en&ns, auxquels il stement ; s'il l'eust retenu pour r Dieu ; mais de le bailler à un mesprifi et despit d'eux, c'esloit îrable. Et qui eust aussi pensé, un duc de Savoye eust si avant

wepterU c5îîîi4É.fA«t' "«cien maison d'OrléansTlSSfïïaîi:^ le s'en veut venger, ou qu'on E absUnt les traittés, contre le peu!t-on faire ; car on a contre ■es bonnes et justes querelles, r entreprend de le soustenir, parent qu'il le voudra faire, ne îtéur de paix î n'aura pas le roy ste de répéter à l'encontre de et souveraineté de Flandres et messieurs ses enfans de recoulilan? Us y ont tant d'intellîot de malcontens qui les y ap- IX que leur ont faict endurer ont canonisé le nom des Frandre Toccasion que la fortune

labiés propos luy estoient tenus s autres qui peuvent esmouvoir !, pour se ressentir d'un outrage ! roy se rcssenloit bien du domores du mespris, et voyoit bien

que, s'il ne tenoit qu'ajuste occasion, il n'en pouvoit avoir faulte; car l'empereur avoit dès le commencement contrevenu au traitté, d'autant qu'il n'avoit rendu les ofGciers de mes- «earsles dauphin et duc d'Orléans, lesquels injustement il avoit mis en galères par force, encores qu'il en eust esté sommé par le roy en vertu d'iceluy traitlé de Cambray. Davantage, il n'ignoroit point les praticqoes et menées qui se faisoient par les gens de l'empereur, du roy Ferdinand son frère, et des ducs de Savoye et Sforcc, pour divertir les Suisses et autres de son alliance et amitié ; qui estoit directement contrevenu au traitté. Mais il avoit devant les yeux les maux advenus en la cbrestienté dorant les guerres passées, et qui adviendroient s'ils retoumoîeot a prendre lésâmes. Aceste cause, vouloit trailter par amitié pour recfiavrer le sien aveeques le temps par le moyen de quelque argent, et piustost vouloit user d'amiable composition que de voye de la guerre. Et poiuceste occasion envoya le seigneur de Rabodanges devers l'empereur et le roy Ferdinand son frère, en ceste opinion de chercher le chemin de plus estroille alliance ; et en ce estoîl entrctenup&riaroy ne Aléonore, laquelle, com me femme de l'un et sœur de l'autre, et comme sage et vertueuse princesse, n'obmettoit rien envers l'un ny l'autre qui lui semblast estre requis à les entretenir en bonne paix , et conjérmer en plus grande amitié.

ï*. .ceste cause, estant le seigneur de Jtlcrelte en AUenMgne, ambassadeur de la part du roy près de l'empereur, ladite dame moyenna que le seigneur de CotN^ron, un des gentikhommes de la chambre dW^empereur, et qui avoit esté fort privé de rarchnif^c Philippe son père, fiist envoyé devers le roy, estuit lors à Sainct- Germain-en-Laye, pour moyenoer l'appoinctement des Gennois aveeques' le roy, à ce que le commerce et trafic de la marchandise leur lussent permis en France. Et soubs couleur de ceste négociation, eut charge ledit de Courbaron de s'adresser à ladite dame, de mo^^~ ner entrevêue de l'empereur et du roy piir entr'eux-mesmes conclure de ces estroittes ^ liances ; chose que le roy, ne désirant rien plti que bonne paix, et oster toute occasion de rancune, ne trouva mauvaise. Maisparceque cesU praticquescdrcssoiiavec laroyne,ncs'cn voulut entremettre, jusques à ce que les choses en

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