‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 298 sur 428 · SS · texte numérisé non relu

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chose peur mériter un td supplice et punition. Et encores que cest inconvénient iuy fost advenu de commettre cas pour lequel il eust mérité ladite punition, néantmoins ledit duc ne pouvoit, ne devoit faire procéder à ladite exécution sans préalablement nous envoyer son procès, et sur ce attendre nostre response, laquelle Iuy eussions £sLict telle et si raisonnable, qu'il eust eu bonne cause de s'en contenter. £t ce que trouvcMis encores grandement estrange , c'est qu'il a esté procédé si sommairement en cest affaire, qu'en deux jours la prinse, le procès, la condemnation et exécution de mort s'en sont ensuivies ; qui nous est une telle et si grande injure, et qui nous revient à si grand ennuy, qu'il n'est possible que la puissions comporter; et à ceste cause Iuy avons escrit nous en faire la réparation telle qu'il appartient, Ce que nous avons bien voulu faire entendre, et semblablement aux autres princes cfarestiens nos bons ami9, alliés et confédérés, comme à ceux qui y ont intérest, et auxquels cest affaire touche, pour estre commun entre nous, afin qu'il soit clairement cogneu que la poursuitte que pourrons faire en cest endroiçt ne procède pour autre cause que pour ceste seulement, ne que , soubs couleur d'icelle,- ayons vouloir d'entendre au recouvrement du duché de Milan; à quoy, comme Dieu sçait, ne taschons aucunement par ceste voye, ains nous suffira d'avoir réparation de ladite injure, à laquelle, quand ledit duc voudra entendre et se mettre en devoir de 1^ nous faire telle que la raison et l'offense à nousfaicte le requièrent, ne procéderons plus avant à l'encontre de Iuy. Mais aussi, au deffault , voulons bien vous advertir que chercherons, par tous moyens à nous possibles, de lui donner à cognoistre que ne sommés pour souffrir un tel outrage. £t quand un chacun pensera à part Iuy, si le semblable Iuy estoit faict, comme il le prendroit, et la démonstration qu'U en feroit, il trouvera que nous avons bonne cause et raisonnable de nous ressentir de faire poursuitte de ladite réparation. Très hault, très excellent et très puissant prince, nostre très cher et très aimé frère, cousin et allié, nous supplions le Créateur vous avoir en sa très saincte et digne garde. *• .

Au roy Ferdinand, au roy d'Angleterre et autres princes et potentats en escrivit en pareille substance t ^ aux seigneurs des ligues. A

I^omme^se prq)aroit nostre Sainct-Père pour exécuter ceste entreveue, quand il receut la lettre du roy touchant la mort dudit Merveilles.

A l'empereur furent présentées les lettres par le seigneur de Yeily, ambassadeur du roy, lequel aussi en parla de bouche, selon qu'il ea avoit charge dudit seigneur son maistre. Sa response fut que ledit Merveilles avoit très bien mérité la mort, et qu'il n'estoH aucunement ambassadeur, ains gentilhomme privé, sobject du duc, et poursuivant auprès de Iuy ses particulières et propres afiE&ires, comme ilapparoissoit par lettres du roy metmes recommaatot ledit Merveillesau duc en sesdites propreset particulières affaires. L'ambussa^^nr Iuy moDsttv sur-le-champ autres lettres daduc mesmes au roy, par lesqudlles il apparoîssoit que ledit Merveilles estoit ambassadeur du roy vers icduy duc. Mais l'empereur ne feit autre démeostration ; ains, se voyant de tant plus asseufé du duc , et que jamais ne seroit pour s'adooner à la dévotion du roy, dépescha peu de jours après le seigneur du Prat, jà plusieurs fois devint nommé, pour aller conquérir en Flandre la seconde fille du roy Christieme de Daanemarc, niepce dudit seigneur empereur, et la donner à femme au duc» ainsi qu'il Iuy avoit promis auparavant. Et presque en un mesme temps forent faictes les nopces dudit duc, et du duc d'Orléans avec la duchesse d'Urbin ; car le huictiesme jour de septembre 1533, partit nostre Sainct-Père de Romme, y laissant le cardinal de Monté, oncle du pape Jules dernier déoédé , légat en son absence, lequel toutesfoys mourut bientost après. Le roy avoit ordonné plusieurs brigantins et fi*égates armés pour descouvrir, en la haulte mer et au long de toutes les cosles, àce que d'aucune part il n'advint surprise ny inconvénientà nostredit Sainct-Père. Et, attendant Sa Saincteté, le rpy se pourmenoit à l'entour de Marseille, visitant le pays ; auquel lieu il feit ce pendant un court voyage, pour veoir quel ordre avoit été mis à la recevoir honoraUemeot.

Audit lieu de Marseille vint devers le roy, de la part dudit Francisque Sforce, pour l'exeliser de la mort de Merveilles, messire Francisque Taverne, devant nommé , chancelier d'icelof duc, lequel, par ordonnance du roy, fut cmyan conseil estroit. L'excuse et remonstrance qu'U proposa fut que le duc son maistre ne pensa jamais que ledit seigneur roy deust prendre

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