‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 30 sur 428 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Comment le seigneur Ludovic STurce retourna d*AlmaIgne âvecqiies bon nombre de lansquenets, et reprini la ville de Milan âur les François.

Vous avez entendu comhnent le seigneur Ludovic se retira en Almai^e devers le roy des Romains. Et fault entendre qu'il n'y alla pas sans portet deniers, fear au faict qu'il vouloit entreprendre en avoit bien à bëscmgner^ et lé monstra par effect ? car, peu dé temps après km chassement^ retourna en Lombardie aveèques bon nombre de lansquenets et quelques Suysses, aucuns hommes d'armes Bourgongnons, et force chevaulx d' Almaigne. Et , le troisiesme jour de janvier, par quelque ihtdligence, reprint la ville de Milan, dont furent les François diassés.

combien que le chasteau demdQra tott^ouri entre les mains du roy. A l'eiethple de Milans se révolterait plusieut-s villes en la dtichéi entre les autres toutes celles du chemin de GettHes) comme Tortone, Vaugayre et pltialeors châsteaulx; Quant le roy de France eut totehdu le trouble dé sa duché^ comme prinee niagnatrimé et vertueux^ dressa une grosse armée |Kiiir y envoyer^ dont il fist chieft le seignear de Lîgny et Jehan-Jacques, qui assemblèrent leur ariBéè en TAstisànne, et ix)mmeiicèrent à tntrcfaer. Or, durant que le seigneur Ludovic (ht dedans Milaui et peu après qu'il l'eut repris^ fatdt que je vous face un conte du bon cihevalieri D estoit demouré, par le congé de âon ffluMre^ en Italie quant le h)y de France s'en retourna. Le bon chevalier estoit en garnison k vingt milles de Milan avecques d'autres jetines gentilshommes, et faisoient chascmi jour courses les ungs sûr les autres, belles à merveilles. Ui)| jour le bon chevalier, adverty que dedans Bynase y avoit trois cens chevaulx qai sehilent Men aysés à desfaire, si pria ses compaignôns qM leur plaisir feust luy tenir compaignie à les aller visiter. Il estoit tant aymé de tooÀ que facilement luy fiist larequeste accordée, ft s^apprestèrent de bon matin, et s'en altèrent jdsques au nombre de (Quarante ou cinquante hoitimes d'armes pour essayer s'ils (éroietît quélqtft bonne chose. Le cappitaine qui èsdoit dèdaia Bynasc estoit très gentûcheiràlier, 8a||eetadviÉé à la guerre, et s'appelloit messire Jean Beraa^ din Ca^ache. Il avoit bonnes esplespàr lesquels il entendit comment les François chevâtichôiclii pour le venir trouver. H ne voultit pas attendre d'estre pris au nyd; si se mist de sa part m ordre, et se retira hors des barrièfres, à la pcfrtéë de deux ou trois gets d'are. Si va advlser s» ennemis, qui luy donnèrent grant joye, car< selon son jugement 4. au peu de Admlire qti^ib estoient, pensoit bien qu'ils ne hiy feroieflt pohit de deshonneur. Ils commencèrent à apptt^ cher les ungs contre les atittes en crysii^î France I France! Mort! Mon! et à l'aborde* y eut gros* et périlleuse charge i car dé tôt» les deux costés en fut porté par terre q«i wmontèrent à grtjit peine. Qui éust véu le boa chevalier faire fticts d'armes, eôiamer testes, couppèr bras et jambes, eust phistost esté pt'te pour lyon furieux que Jjour daraoisel amoureux* Mef , ce combat dura ime heate 4a'(« n'eort

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