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ne pouvoit aucunement toucher à Tempereur» et que la praticque mise en avant estoit seulement sur les querelles qui estoient ou avoient esté entre eux, et non point sur celles de Savoye, pour lesquelles ceste armée du roy estoit dressée, mais avecques exprès commandement de ne toucher aucune chose que l'empereur tinst ou possédast, à quelque tiltre et couleur que ce fust ; que l'on pourroit toutesfoys, si ledit seigneur empereur le trouvoit bon, en vuidant ks autres querelles, vuider aussi celle de Savoye par un mesme moyen. L'empereur roonstroit de n'estre du tout hors de volonté de condore les praticques, et tousjours les entretenoit, ntar lant entre deux vertes une meure, aujounf huy doubte, demain espérance, jusques au jour de son partement de Naples, qu'il dist au seigneiff de Yelly qu'estant sur son deslogement il ne luy pouvoit donner response résolue, mais qu'à Gaiette les seigneurs de Cannes et Granvelle la luy donneroient.
Ceste remise ne sçavoit le seigneur de Ydly s'il devoit interpréter à cérémonie de vocdoir faire les choses meurement , ou dissimulation , attendant nouvelles de la levée de ses lansquenets. Et cependant Fempereur ne perdoil temps à presser en toutes manières nostre Sainct-Père de se vouloir déclarer partisan envers luy. Au lieu de Gaiette, le seigneur de Yelly pressa d'avoir response; mais il n'en peut tirer autre, sinon que s'il n'avoit nouvelles du roy, qu'il attendist avoir la response à Romme, pendant quel temps il pourroit avoir nouvelles du roy ; aussi que l'empereur alors pourroit parler du faict de Savoye, lequel il ne pouvoit à son honneur dissimuler. Respondit le seigneur de YeDy que le délayer jusques à ce que l'on eust nouvdles du roy n'estoit sinon perdre temps; et que k roy n'escriroit riens, qu'il n'eust préalablement response sur les articles dont on l'a voit remis de respondre à Gaiette. Réplicqua le seigneur de Granvelle, qu'il craignoit fort que le traittement que l'on faisoit au duc de Savoye nuisist beaucoup à la conclusion de ceste praticque ; item, que la demande de l'usufîruict, et pour le propos que mettoiten avant le roy de ne vouloir abandonner aucun de ses confédérés, desquels propos n'avoit esté parié auparavant, sembloit à l'empereur que le roy, pour la fadlité qu'il auroit trouvée en luy, en baussast d'autant phis ses demandes. Et quant aux con