LIVRE VL
telle qu'aucuns de vous à présent commencez à cognoistre. Et si para vaut j'en eusse esté en quelque double, croyez que de l'heure qu'il respondit à mon ambassadeur que, puisqu'il n'avoit pouvoir de moy, il le passoit et entretenoit de paroles, je m'en fiisse tenu asseuré du tout et hors de double ; car quelle occasion eust-il eu d'alléguer à mon ambassadeur une telle raison» sinon que par luy mesmes il juge autruy, et sçait très bien qu'alors qu'il m'envoya le comte de Nansau ( lequel aussi vint sans pouvoir ), luy ne le feit que pour me donner paroles et m'amuser ce pendant qu'il feroit son voyage, afin que soubs ceste espérance je ne poursuivisse la réparation de l'outrage que m'avoit feict Francisque Sforce ? Et luy durant sondit voyage feit, sans que je m'en doublasse, faire en Allemagne par le comte de Nansau (qui, soubs ombre et couleur de ceste négociation, abbrégeason chemin par mon royaume ) ceste assemblée que maintenant vous luy voyez mettre sus.
« Tous sçavez assez combien de foys j'en ay esté adverty d'Allemagne par mes amys, et que, nonobstant que ledit comte Ust courir le bruict que c'estoit pour le recouvrement du comté de CatzeneUnbogen, j'eusse toutesfoys à me tenir sur mes gardes. Or, quelque mal ou bien qui m'en advienne, encores à présent vueil-je persister à me gouverner plutost sur ce que me faict entendre que sur ce que faict au contraire l'empereur, afin d'éviter entièrement que, l'assaillant sur le bruict de ce qu'il se prépare contre moi, toute couleur luy faille de pouvoir dire que non pour m'assaillir , ains pour se garder, il se fust préparé, ou que, pour afTection que j'eusse de trouver occasion de rupture contre luy, j'ay bien voulu à un bruict incertain légèrement adjouster foy. Et ne pensez point que je prenne telle conclusion sur opinion que j'aye de n'avoir mes forces prestes à temps ; car avant que l'empereur ait prins tout ce que j'ay ordonné fortifier au Piémont, elles y seroient facilement arrivées ; mais je vueil entièrement que le tort et blasme de l'aggression tombe sur luy. Et, pour plus luy oster d'excuse et de couleur des siennes forces qu'il met sus, je suis délibéré, puisqu'il faict telle instance, que je retire mon armée deçà les monts, et en Piémont laisser seulement garnisons es villes que j'ay (comme dit est) ordonné feire
fôrtHlef . Et si bien je feti éfi ceétê délibération (|nel<piê tort ôu recollement à m^s àffidlrea, si ay-Je telle conflane^ en Dieu, vray Juge et vengeur de foy de»guiséé, que êri bien rempereuf en ce commencement fce côtt;^u1t de ma né* glig«nee, autant eflpii[)uverâ-tt ( la guert« ou* verte et rompue par hiy ) de de«plai«lr et de dommage «lu temps perdu, c[ue j'espère après recouvrer par diligence, persévérance et vive force, n
Sur ce propos, et avant que le roy eust flnt sa parole, ftit apporté au conseil un paquet du seigneur de Velly, dépesché par la poste; lequel fut ouvert et leu devant le roy, auquel estôit par ledit de Velly, entre autres choses, donné advis que les seigneurs de Cannes et Granvelle luy avoient demandé si monseigneur PamlrAl viendrolt point trouver l*empereur , ainsi quMI avoit esté ftdvisé; adjoustanl qu'il ti'y auroil mal de faire encore durer cestc pratieque soubs le nom de monseigneur le duc d'Angoulesme, si de monseigneur le duc d'Orléans ne vouloit Tempereur otiïr parler, afin au moins de gaigner ce peu de temps pour achever la forilflcàtion de Turin eneommencée, au eas que la praticque en autres choses fasi infructueuse. Le roy alors, en se soubHant, dit : «• Encores nous veult donner l'empereur à entendre que nous devons quelque chose espérer de luy. Or il fault imaginer de deux choses i'une, ou que ses lansquenets ne peuvent arriver si tosft qu'il espéroit, ou s'ils sont arrivés, que là dessus il veult pour ambassadeurs avoir mon lieutenant général, aftn d'envoyer ce pen* dant assaillir mon camp, et le trouver et surprendre sans chef à iMmprovlste. Que feronsnous doneques à cest homme iey ? Si nous ne l'envoyons, il prendra Ni dessus son excuse et couleur de dire que quand c'est venu au joindre nous avons par cela donné à eognoistre que nous ne voulions venir à la conclusion ; si nous l'envoyons, H n'y fera rien davantage ; mais Je me seray justifié, luy sera en peine de trouver une autre exeuse. Advienne deparDIeti ce qu'advenir pourra : j^âvùis desjà ainsi eonelu et arresté de retirer par deçà mon armée, tant seulement laisser des gens de guérie en Piémont t^ qui suffira pour mettre es garnisons des villes tenables. Accordons-luy ce qu'il demande; voyons quand il accouchera de ce ()on( il est groS| et faisons cognoisM à lo^
amyaetennemys que de noitreoMté nous avons faict plus que raison et devoir. «
A tant il d^>escha vers ledit seigneur amiral, et luy m&ndâ de ne pto taiir camp, et qw seulement il parachevas! de fortifier Tarin et quelques autres places. Premièren^ent H eicri* vit de Carmagnolles> nutti depuis ileserivitde Possàn ou Cony, ou toutes doux, et qu'il y mttt le nombre de quatonce ou quinze mîMe hmnei de pied, ensemble œ qu'il jugoroii estre née»' saire de gendarmerie et de ohavaux légers) ec si ledit nombre estoH plus qu'il n'en estait bt* soin à fournir bien et «uffisammeut ksàim villes, qu'il mist ce qui restoit dudit nembrede quatarse ou quinie mille hommes en quelqtiei places au deçà, tescfueUes fussent couvert» dei autres, enqu^en chacune il mist un chef auquel enssent leaautresà obéir en tmites obqses, et qoe le reste de son armée il reAvuyast deçà; loy « tinst prest d'aller vers l'empereur à toute heve q^ par moMeigneur le cardinal de IxMrraine il seroit mandé, aussi que de ce que dessus il don^^ nast advis au âielgneur de VeUy, Par leseigneor de Rabodanges fut envoyée oeste dépe8ahe,et par le seigttem* de Renty une autre à messei* gneurs Charles , duo de Yendonmis, et ClBude de Lorraine^ due de Guise, |^n gouverneur de Picardie, et l'autre de Champagne, leurordonnant fortifier quelques phoes en Pioardie et en Champagne, et qu'Hs départissent leur geIlda^ merie et leurs légionnaires es places qu'ils ve^ roient estre plus à prc^pos et à main pour l<y faire service. Leur felt davantage envoyer m^ gent pour lever prompiement te nombre dt quatorze mille adventuriers, pour ainsi les despartir es villes de frontière; ensemble le paiement d^autres deux mHIe advtntnriers à lever quand le besoh\ en seroit, et autre bonne sottst de deniers pour employer tant aux fortificatioDs qju'aux envitaiMeito^s desditea villes^ et partie t^ulièrement esorivît à messire François de Montmoreney, chevalier de soft onhv, et •» neutevMnt audit pays de Picardie, sods li ^arge, et en Pabsence dudit seigneur due de Vendosmois , qu*it eust à y avoir l'uni et nequer dIKgemment, et principutonwnt d^aller en personne fatre ravltuilteineiit de Thérouemie, et en passant visiter la ville de Montereul, et l'advertir de ce qu'il trouveroit y estre nécessaire. La cause pour laquelle particulièpemenl il voulut luy donner cesie diaige fut pour «a*
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tiviie VI
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taat qu'il n'en vonlott trar^lilor le ént^ de Yen* dosmoii, qui alors egtoit empesché sur la eofitctuaioo qui se devoit foire do mariag» de m &k asaoée avec le t*oy d'Esoûiae,
Eneetempaeitott le inarquii de Sallueeaar* rîvé en poste k la eour» auquel le roy dopna das vUka du Piéioom qu'il prétendait eatre de» ancieoaaa apparteoaocei do marqqiaat, à sça« voir est SHviUa», Couy, Foiean, Cavalimoot» MûHt-Deris» et phieiaur» autree, jtasqoe» att nombre de dii-siqiH^ El» à ce que depuis il a esté mm, n^nÈùli ledit foanfuia venu lis demander eil espénnea de tes obteDir^ mais pour avoir cause ou oDuteor , en easde t«fiie» de ooulorer ae 9»depiiisilfeit; car «àeeqiie Ton a psrtaineroent entendu, il y a voit long^tewps que sa praotique traifiuoit, qui estoit telle. Ledit marqni^, par le Booyen du oomte de Pauquepai|le ^t d'un sien oontivt'ndleur, pralioquoit avecques Antoine de Lève, promettant espouaer sa fiHet et par ns moyen luy promettait kdit Antoine de Lève luy furegaigner ie proeès qu'il avait intenté devaiU Fempereur pour le nuurquieat du MontCarrat, quHl maioienoit tuy appartenir, à l'occasion (à son dire ) que ledit marquisat estoit substitués que là, et au eas qu'il eust âtuke de iioir masie» U n'aUoit en ttle^ mais relotu^oit à oelui qui tetoit ou aeeeîl marquis de fiaUuoes, estait de la maison. Or estfét-i( (|ue du BMrquis de Montferrat et de madame il'AianoBn, sosur do due d'Alançon* dstoit sorti un fils, et une fiUe mai^ rîée au duo de MfemÉoue I et le fils, qoKutmaw ipns de Montferrat» en piquant un filaeval, ke efaevnl tomba, dont tûiit soudain M Biourttt sans eetremartt. Farquoy vpuioit dire ledit marquis Francob de §ailuaes 4|u*à hy appaHeneit 1# sncoession dudit marquis nouvellement décédé, et non à aa sosur. ioaai ledit BMf qiris François eatolt fort siq^evstitieuK, et a voit adjourté'fey tia^ avaient esté firiotes, qui éi* é^MUfnptnr devoit eetee monarque, ^«orte qu'il erai^aoit de perdre son eelat de Adfaiees ; et mesmes ledit marquis , un jour, 4 ï^oasan, paWani nu salgnenr Alavtin du Bellay, foy dieaitqn'ilavoiti^itié^BseB^mysde France, j^ periitiient ienra Mens, pareecpfon nepenvioît aHer eoaire lesoraobs de Dieu, 4out les prophètes eetoisnt éémmeiatemrs.
Dès le deuiiaeme jmv de may, avnk esté dé^ pesché-le eeignenr de Jiaboâanges, avecques la Jcterge 4|ae vous nves Mtondue. St 4tep«is,
parce qpe monseigneur ramiral e$toit 4'advis de ne rompre encores son camp qu'il a voit fortifié aa lieu d^ Carignan» Ivy fut epvpyée une itérative dépesobe copfcrmfl ï h pr^mi^re, pt ord(mné qw l^sdites garni^ns misas k Turin et à Fofsan, et Autre§ villes qu'il ^vis^rpit» pour sgustenir et rompre h frmwv^ impétuosité de l'empereur au oai qu'il enlrs)»t en rupture, il revoyait incontinent le «urplos d^ son am^ép ejaFraftee* sinônqo'il veistapparemmentqu' Antoine de Lève n'eust foro^ pli«« qu'^igal^, et âst eantmtftn^Hi de voplpir p^wer »p-4e)4 de h Sésiai eontrdven^i^t wt^ prome^fte^ accordées entre monsieur le cardinal de Lorraix^ et 1^ de Lève, autpiel im il luy ostoit ordonné ^ l^^ zaïder la battaille, la raison de la glp^rFP t9Ut^^ foya gardée, et moyenn/mi q^'U fist toy^oura ledit empereur aggress^iir et luy deffendfur î ^t au cas qu'il ne viat appar#iiQe de (^ C^ire, il m* sttivist lia première ordonnance qui luy avpite^é envoyée par ledit âieigneur de ftabodanges, et luy ae tinst preat à monter |niî(mtinent à ob^val, au premier mandement qu il anroit dudU seigneur cardinal de Lorraine de l'aller trpuverr Au lieu de Piatoye, r^^aui le «eigm^tur 4^
VeHy advertiaseu^^ 4^ ee ^pe» per 1^ 4ép^^ che du seigneur de Rabodanges, ay^t évité prëmmé audit «eignetr Amiral i et , svur ce^ occasion, estait rentjré i.vçeqws remp^eur en propoe de oatte né^oeintîi^^ de p^û^t A qqoy Uiy fui reapondu que l'empenHff ajaemcïUieM n'y entendmit^ sinnn qu'avant tç^t ouvre l'armée du roy eust rqpaseé les monts» et le du^ de ^^ voye fost entièn»Mmt réintégré. Snr 49py r4plicquani ledit seigneur de YeUy que opatr^^ SaluctMre avait lion dit è l'évç^^y^ d^ M^i^^son et à jkiy qpie i$a Magoité ^pit e^^e reupç^n^^ mais à l|i &i se eontenterpit ^e geulemte^t le» oOénoessuperaMassent d'une part et d'autre : à quoy 4e roy nouHKUlemfint avpUobteinpér^, m^ie ( (p|i eetolt grande npprobAtion de sa boppe vqt lopté) avnitde^ msÂdé que son armée dee ger- Bisons enlmrsae nelirast en FrfmDe* et que l' W donnastnongéaus gens 0^ seigneurs Ceguin et €omte Çuy d» Anngnn, et k «OÉseigneur l'a^ mirti, de ae tmuver aveeqoni monaeigmmr le canAnal de Lorraine^ si par ledit «eigneur ^¥€r é^^ il luy estoit mandé. L'empen^r, œ nnn^ obstant, persista en ses demandes wisiiiieuflie chose modérer, sinon qu'il s'en cooseilIeroit»et puis donnerait rjesponse. Ceste rcsponiQ il
bailla par escrit ao troisiesme jour, mais si confuse, qu'il estoit assez apparent que de propos délibéré il Tavoit baillée telle, pour ne dire diose qu'il n'eust moyen, au cas qu'il luy en vinst avantage, delà desguiser. Et ce pendant il ne perdoit temps, heure ny moment à faire diligenter ses forces ; et jà dès le huictiesme du mois le seigneur Antoine de Lève estoit venu, contre sa promesse, campiger au-deçà de la Sésia, entre Turin, Vercel et Sainct -Germain, avecques son nombre de chevaux accoustumé, onze mille lansquenets, sept mille Italiens et deux mille Espagnols, sans ceux de Sicile, et sans la trouppe qu'amenoit l'empereur avecques soy. Monseigneur le cardinal de Lorraine estoit ce temps pendant arrivé à Romme, où il trouva qu'il ne se parloit plus que de la guerre, et quedesjàpublicquementsevantoient les Impériaux que l'empereur la vouloit faire au roy, non-seulement au pays de Piémont, et pour la restitution du duc de Sa voye , mais en un mesmes temps au cueur et aux frontières de son royaume, par tant de lieux et endroicts que le roy ne sceust auquel entendre. Si envoya demander son audience à notre Sainct-Père, et au jour et heure qu'elle luy fut signifiée, proposa sa charge en ceste manière :
« Si oncques, Très Sainct Père, vous fustes en doubte auquel il tient, ou de l'empereur ou du roy, qu'entre eux et soubs vostre auctorité ils ne sont venus à quelque bonne et seure intelligence et amitié; et si, parce que vous mesmes en avez veu et entendu à la venue dudict seigneur empereur en ce lieu, vous n'avez du tout esté mis hors d'iceluy doubte, je suis seur et certain que en serez entièrement hors, après avoir entendu ce que m'avoit ledit seigneur roy ordonné luy proposer et offrir en vostre présence et par vostre conseil, et que, le rencontrant sur le chemin des postes au lieu de Sienne, je luy ay offert et mis en avant. Je ne perdray temps à vous réciter les allées et venues, offres, acceptations, simulations et dissimulations, entreveues de l'un à l'autre, depuis cinq ans en çà, sur les moyens de confirmation de paix, estroittes alliances et fraternelle amitié; car vous en devez estre assez et plus que informé, voire (si l'afTection que vous avez à l'union de la chrestienté ne vous supportoit) attédié. Je viendray doncques au but, et à la dernière conclusion ^e le roy, à mon partement, tenoit pour Indu-
bitable : c'estoit que Temperear, ainsi que vous^ Très Sainct Père, avez sceu, accordoit bailler à monsieur le duc d'Orléans, second fils du roy, Testât et duché de Milan ; mais l'usufruict que le roy en vouloit retenir, il ne luy vouloit aucunement accorder; encores vouloit que le roy cependant cessast toute hostilité contre le duc de Savoye, jusqu'à ce qu'il fust cogneu et jugé du différend d'entre eux. Là dessus, Très Sainct Père , fut fiiicte ma dépesche par le roy. Passant en son camp , premièrement j'ay faict désister son lieutenant général de Tentreprinse qu'il a voit, et jà estant apparemment sur le poinct d'emporter d'assault la ville de Vercel ; secondement, et après avoir parlé au setgneor Antoine de Lève, capitaine général de la ligue d'Italie, j'ai faict retirer ledit lieutenant général du roy jusques par delà la Doaire, et mettre ses gens es garnisons, cessant effectuellement tout acte d'hostilité. Ce &ict, je suis venu visiter ledit seigneur empereur, et, de par le roy, luy ay quitté Finstance auparavant faicte de cest usufruict ; offert de mettre en justice le différend d'entre luy et le duc de Savoye ; présenté toutes les forces et puissances dudict seigneur, au service non-seulement de la chrestienté, mais au particulier et propre de l'empereur et de sa maison, en réservant seulement les alliés dudit seigneur roy, qu'il ne pouvoit, sans reproche et charge de son honneur, abandonner. Tant s'en a fallu que, luy portant ceste ambassade, je l'aye trouvé en la mesmes délibération, que tout au contraire il -a du commencement différé de confesser (combien qu'à la fin il l'ait advoué) d'avoir jamais accordé tout ce que dessus, mais en conclusion m'a déclaré, au moins assez donné à entendre, qu'il ne le feroit : et, à ce que je puis comprendre, et le bruit commun est parmy ceux qui sont à sa suite, il s'en va droict faire la guerre au roy. Si est-ce. Très Sainct Père, que, bien considérant comment sont passés entre ces deux princes les affaires des précédentes guerres, chacun de eux, ou en sa propre fortune, ou en celle de l'autre, ou en toutes deux, trouvera par quoy estre induict à se devoir renger à party raisonnable, et que, par la vicissitude et alternation des heureux succès et malheureux événemens, ils ont tous deux de quoy cognoistre et juger combien chacun se doibt asseurer ou désespérer de fortune. « Soit ainsi que l'empereur et phis souvent et