CHAPITRE XYIII
le loy de France envoya grosse année à Naple9, où
yqijs aypç enten4u p^rçy-devjnt çpmmpi^t , *B5^ H W^H à» ?pi^nepr 4p l^f pplfiepsler, les néappiîtfinfi sa ré voilèrent, et s'en vipdrept |oi}s tej f rançqjs ep fr^i^, dont }^ roy Charle§ MÎiesma fîu fiirt cjesplpysapj, pt s'en fust TÔi^ë fjji east vp§cu ; n^^js ^ rporj Je prévint! Inc^rtipent qnp |e rpy f^ays doHripsipç yinf au r^gôp) il voulqt entpndre ^ la congiaeste de ji ^QPbé 4e Milan , pourquoy les ^ajre^ àoàt roy&ul|pe de Nap|e$ deippfirèrent longr teaig ep sî^speqs; et es{qii desjà n^qrt ferr^nd, fib ^Mfhonçe^ et régnpif; audit royaulipe soq cs^ f mjiériç. |4ijenare dpvezijfte chqse ; c'est ^goant le |eu rqy Charles ppnqnest^ le njy^lijflae, il ïparia son cowsjn, le «leignenr dé l4gny, à ^ne gç^j^f dame du pays, appejée la ^i^f^ d'A|teïpqre j majs gyères i)e ve§quit, car quai^ ledit rqy vovilut retoufperep France, aïoq^a ?veç loy ledit seigneur de Wgqy, dont biealiQSt wrP5> ^^^ T^^ '^ bruyt fut , ladicle (^fi^ mqur^t (te dueil. Paf le trempas d'elle, e^ âossi par dpn que icelluy poy Charles avoit UàX y estoienl d^moif ré^s audit royaulme pluseurgl^rres §udit ^gpepr de Ligny , mesmebau efk la jPouIlle , coipme Yepose, Canose, Monempe, ^e^eille, et plusieurs autres. Si pni^t voulenté ap roy Loys d^uziesme d'envoyfT fecQpqu^tef sondit royaulme de.Naptf^} et y çuydoit bien aller leîdit seigneur de fi^y -, mai^ par deux fois Iviy fut lé voyage ruiiimi^ 4^t aucuns vpulurent dir^ que de ^péfi a ei^ mourut. Si y fut envoyé ppur ^fiitcoïnt g^érçii le seigneur d'^ubiguy, ung très ^egtil et vertueux cappitiiine, très })ien açeofopalgné de gens de chpval et de pied, en- Ire lesqudies estoit celle du seigneur de Ligny , ^ me^ et coi^duit son lieutenant, le capitaine Loys d'Ars. Or n'avoit garde de demeurer le bon chevalier derrière , ains défnanda congé à son bon seigneur de maistre, qui à graot regret le lay do|ipa, car desjà Tavoit
Ken gnmt amoi^^, et depuis ne se veirent ^ g l'aijlre. Awsi îRarcha ce yaWant çwpiï^fe «Çiff8!W^'4flfe«Ry 4r9it§udit royaul-
ipe \ où ilfistsi bonne d^igence, ettrouviidom^ Frédéric si peu de secours et d'^nityé pftripy s^ )^9inn)es, qu'il fut coptrainct b^apdonner le royaulme, et fist quelque composition ftveQ icelluy seigneur d'Aubigny, qui l'envoya, avecques sa femme et enfans, en France, où il feust receu très bien du roy, et luy fut baillé la duché d'Anjou et d'autres terres, suyvant la composition faicte, et dont il a jouy jusques ^ sa mort. Depuis sa femme ne fust pais trop bien traictée, doQt il me semble que ce fi^t mal fait ; et pour une femme de roy a esté deppi^ veu^ en gpan4e nécei^ité. Le royi^uline de Naples pris par ce seigneur d'4ubigny, assi^t se^ garnisons par comp&ignies ; et &it celle du sei-: gneurde Ligny mise sur ses terres, dopt le oappitaine Loys d^Ars ^ill^^ le gouverneiqaent d'aucunes i^u bou chevalier) qui ep ^t trè§ biep son (j^voir. Et forent quelqpe temps e^ paix le roy d'Arragon qui y préteudpit queU que droit et le roy de Frauoe qui luy m &Yoi| laipsé quelque poroion ; et ht iceUe p^ Qriéq l'année mesme à Lyon entre FrMPe et fi^paigne et le roy des Homaips, p^r le muy^ 4^ l'areheduc d'Autriche, qui avpitftfemmerwupée fille d'Espaigne. Et avec elle en r^tqurppit, et passa par Lyon et alla veoir sa seur, idqrs duchesse de Savoye. Mais ce fut upe paixfour9é0« car en ce mesme instant le roy d*Ain*agou ep-? vpya grosse puissance h GcHizalle FpTFltude, estant audit royaulme, par l'iptdligenee dii pape Alexandre qui prist la ville de 9{aples» et la plupart dudit royaulme fut révolté. Ledit seigneur d'Auhigny fit ce qu'il put, mai^ eufip fut contrainct se retirer dans la {k)uiUe. Je pe suis pas délibéré de traicter autrement de ce qui advint audit royaulme de Naples durapt deux ou trois «uos, ne des batailles de Cerigpolles de Joie, du Garillan, et plusieurs autre», dpnt en aucunes gagnèrent les François et eu AUr très perdirent ; car il est asseï escript Ailleurs ; comhiep que au derrenier, nesçay si ce fut par faulte d'ordre ou de bien combattre, les Frimçois en furent chassés de tous points l'an mil ^ipq ceps vingt et quatre, et depuis n'y retournèrent* Je ne sçay si tel estoit le vouloir de Dieu-, mais sans diËQculté celluy qui lesT'en chassa ne celluy qui le tient à présent p'y opt aucun droit sinon la force, qui est le poinct QÙ ious princes tasebent enfin de venir. Je veulx seidem^t parler des fortones^qui adviip^
ÛR
CHRONIQUE DE BAYART,
drent au bon chevalier durant la guerre guerroyaUe que eurent ensemble François et Espaîgnols. Et premier vous diray d'une fortune qui luy advint.