LIVRE VIL
6ir
I dosme et de Guyse, auxquels il ordonna de bas" ter, au plus tost qu'il seroit possible, la nouvelle levée de lansquenets qu'ils avoient en main; au comte Guy de Rangon, seigneur Caguin, et autres capitaines italiens , qu'en toute diligence ils fissent l'amas des gens de guerre dont il leur avoit donné la charge, et qu'ils missent peine de tant travailler l'ennemy en Italie, que ce luy fast cause de divertir en celle part les grandes forces qu'il avoit en France; au sire de Montmorency, qu'il continuast, ainsi qu'il avoit commencé, à mettre peine de sçavoir ordinairement nouvelles du chemin , du séjour, du conseil et délibérations de l'ennemy, et que, selon l'opportunité des lieux et des temps, il accélérast ou différast les siennes entreprinses. Aussi envoya devers les Suisses gens praticques du pays et des chemins, pour les amener en Provence par le plus court chemin. De ces deux articles prochains je parleray au dernier lieu, et premièrement parleray du comte Rangon, et de ce que depuis la reddition de Fossan a esté jusquesà ores faict en Piémont; après je viendray aux affaires de Picardie , et auxdits seigneurs ducs de Vendosmois et Guyse.
Nous avons couché au précédent commentaire comment le roy, quand il envoya monseigneur le cardinal de Lorraine pour traitter paix avec l'empereur, feit arrester (afin de n'attenter chose qui troublast ladite praticque de paix) l'armée qu'il avoit faict lever en Italie par le seigneur comte Guy Rangon et Caguin de Gonzague , et que , pour les difficultés sur ceste leur demeure intervenues , ladite armée se deffist , se retirant un chacun où bon luy sembla. Cessant depuis ceste praticque et espérance de paix, et continuant, mais augmentant tousjours, le bruit du gros appareil que l'empereur faisoit pour venir faire la guerre en France, le roy envoya, par celuy-mesmes qui auparavant y avoit esté , mandement et pouvoir de lieutenant général audit seigneur comte Guy Rangon, lequel feit incontinent scavoir à tous les capitaines de la précédente levée, aussi au seigneur César Frégose , son beaa-frère, que' tous eussent à remettre leurs gens ensemble, et les conduire au lieu de la Mirandole : ce qui fut faict en moins de quinze jours , encores que la chose, du commencement, semblast avoir quelque difficulté , pour cause que le seigneur de Tamise avoit de l'autre costé de la rivière, vis-
et8
MÉMOIF^E* PB Dll BELLAY,
à-vls de UdH/è Miraodole , sep( q« h^ict c^ai» chevaux allei^aps et aU laille lansquenets i^ pie4 , pour eiopeçcber que Tinnafi ne ie f^t > mais il fut à toutes ces difticultés obvié paf b^ prudence et bonn^ çonduitte des cb^, avec \^ tri^vail et diligence des soldats*
Deux mille bomoies de pied leva ledit comte Raugon, lieutenant géoéral , et le seigneur Cair guin autant; le seigneur César Frégouze en leva nombre pareil , avecques deux cens chevaux légers : le seigneur Patvoisin Y isconte , Mila^nois ; le seigneur Pierre Strozzi , Florentin ; 1# seigneur Balthasar, dit chevalier Aizal, Ferra^ rois, chacun mille hommes ; le seigneur Béringerde Caldore, Napolitain; comte de Monté, de Rise, et Jean de Turin, Florentin, chacun cinq cens ; le seigneur Averolde, Bressan , et le seigneur Bandin, de Toscane, chacun quatre cens; et ledit Baudin , outre ses gens de pied ^ àeui cens chevaux légers. Autres deu^ ceps chevaux légers leva le sire de Taix ; et , bien qu'il fu3t de nation François, et Tun des gentilshommes de la chambre du roy, se trouvant toutesfoyf en Italie , où il avoit esté pieçà envoyé pour recevoir au service du roy le comte Caliot de la Mirapdole , il feit sadite trpuppe d'Italiens. Assemblés qu'ils furent , ledit seigneur comle Rangon ordonna et feit sçavoir à tous qu'ils ^ tinssent prests à partir au vingtifsme jouf d'aoust
Les sires d'Annebault et de Burie , estans en la ville de Turin, œ temps pendant ne laissoienl riens, ny jour ny nuict, en arrière de tout ce q«î afOert et appartient à bons et diligens capitaines , et bien expérimentés aux afiaires de la guerre ; se donnans garde soigneusement de na donner occaàon n'opportunité, ou à Teanemyi, ou aux gens de la ville nouvellement réduitte jt Fobéissance du roy , d'oser faire dessein ou entreprinse sur eux. Ne se conte^àtoicnt poimt toutesfoys de oe fai^ tant seulemefU , ny de bien asseoir, revisiter et rafrescbir ieucs ^ueta, mais se tenoient toi^jours prests et appareUlés à toutes occasions et opportunités que leur b^il^ loit ledit ennemy de faire des sai{Ues bpRS la | ville, quand ils voyoientledit ennemy iy;)proc^ d'eux trop asseurément^ et qife^ sans se bazarder témérairement, ilsluy pouvoient donner quelque venue ; et puis , cela faict , il se retiroient, et, quand ils en voyaient estre le temps, jimenoient le plus içouveot et jprisonniers et^r^
butiA de bestas aomailUMti^Qtft bastialdedui la ville, A Cirii^ , \\\l^ auffîfamiqfqt te^able, distante environ de «ept mi^es de çhenûa, le capitaine Fabrice Maramault avoit a«aemUé, pour envoyer ao ciM;np imf^riat , toutes «mes de grains et autres vivim qu'il avoit pçQ ai* sembla^ en tout te pays à Te^virop ; st ivolt Uissé troi^ cens b^mme^ k ^ 8^^ i'voên munitions , lesquels , e^timan^ n'ay^ir gRol mestier ^ guet, et fue \^ François avoieat lisez où s'employer à |e bien Cn^re en \^^ yille, sans faire aucune entreprisse deborit viYOieot audit Ueu de Ciria com>i^ ^'U& n'eui^ es aucuns ennemys ^u pays. De ce fut le sire d' Annexait adverty par fes espies; et y envoya le capitaine d'Esseyt avecques enviroa de soixante i^ septs^nte chevaux , et les Ç2f iuiues Aucl^y et de C^ny avecquet^ çhacu^^ qa^ cm hoipotes de pied.Le^quelç, pantins le soir après le guet asfis ^ arr^vèreioit , a^n» e^tre de$coQverts, ^^ pied de (a muraille^ et, )e\irs tsàiàla dressées, furent montés dessus, et eurent det faict ou repouké les e^cQutte^, avf nt que ceoi qui esto^t couchés ^ux Ijcts eussent bisirde se vestir , armer et rendr0 au Ueu que se doi^ poit l'aUrme- Ai^si pripdrent-ife la vipe,eini renta« fil de T^pfie tpo^ ee)^:| èsquejs ili trot' vèrènt résist4nçe; et^ ^fTè^ fVQi\r ch#i|rde yivre^ et butin tous le^ cilevl^ut et bestes pvt^ns charge f ^ ^Mct achen^in^r devant eu tout ce qu'ils 7 trouvèrent 4^ bestial , 9 ^ rèrent sans rencontre dedans Turin. Peo di jours fqMrèsfurent aussi prinses, p^^rceux dil^ dite garnison de Turiu . le$ viûeç ^ HirpH Aveillanne et Sainct-AmbroiSt çoml^ P^^ dit lieu d'Aveill^ne y eust de gar^e au dessot de deux cenç bnmmiOf de g^erre.
(.lieureux ;$uccès desdites ^gères esit^f^ s^ donnt cifenr à ladite garnison d'aspirer et oser entreprendre de^ choses plus ^an<Jes, ^ vint en fantaisie au sji-e d' Annehault d'esMjeri suiprendrc Fossanf mai^^ sur ces entrefûctes, et s^r le poinçt qu'il ordonnoit ceux gui de voient conduire ceste entreprinsct le aeijwwr Mare Antoine de Cusap eut no^velJes par se expies, dont U advertit lej^U pjws i'^^' bault et de Purie, qu'ji jSayfllan <p^ TempeK» avoit laissé seize pièces ctartîtlerie, que grosse que moyemie, les poudres, boulets^cordagcset tout autre équippage à ce mestier appartenant, jayeeques une grosse provision de harnois» tint
k la légèn ^ poèr Imhmmb ée pM ) lei geab
^'M y avoît fatisBés en gènÛMi» aitoient fiMsa^
rager «t ^FuraBoderv stoa eraJatc ny raipoet, èb
^a^des envkroiis, et iqpe iieile»»nt on leè
poRureit «oipreadfe, et «e saisir de la ville et
de tont «e «pÉ èslait dedans, ijidit Maile Ah'-
toimt, 4fm la demanddit , ibaeeordirewt jecÉn*
«MJUQB de oe fûre> a^reoqiMs ies deun: éûSSê
àosoMies de |»èdéûlk il lav charge; ils bail^
lèrent psÉnriOosAjpagiion le eapiCaitte Cbacaèny ^
JieBteBaiit de k ecfeopagDîe dodit sii^ d'àime-
badt^ avocqpes le neminre àè acinynfe i
aaixante dkevdai ehoi^ ea teste la eoBsqpa^
çaie. AefaBHîttés qu'ils finrem, &s emnt non*^
^neHeqè'asBezprès-dn tien .oii ils «stoieats'e»*^
Idieort présHAenent Mdnés en tm charteao
aoetas eûliiretrsakB ensien^s^ pértkm^txshas-
0anstl6\'aBt^inL «m fros bvcïm. ^i teurnèfent
la tesie eefe ^part, et frkMbeBt le ckastesiu
d'^assanlti, encéref qu'il fast VaiHaiBHHSit 6t
pertânaoeittém defthilii', et y dht pHiis fe sel*
gneur de Bcœ^, de la laaisén Provienne, et
le feaffîf Aroi»>atiie, sra^pèm ; leqMltAnateau
& S'aiMsèrent 4 saïceager ^ par àviMlire ph»
avarsoMnt q«e prudéi»ie»t ; «aar , à l'epènioaa
de .ploaittiis^ ils >se ioaBaatïïêàA maistnesdeSa^
vHlan, si, sans s^amster aiUenrs, éis (fiissem
«liés le deoiot'Cfaennii ;»ia&s,«e {iieÉidaÉt <qa^ib
«^amuièreirit a« i^lUage, [es«n]iQnEys,/qin eorenit
âdvertissienieat <de ienr éatrépïismàj «BTieyèrem
en d'digeaoe fce ^u^ils péorent aÉialBser de fens
se loetttfe 'dedans.Savittan, QnMil6iidaDC>qtt'eii3L
AvedqiiesptosgBànâeédMe y utriaraAeflt. l<es-
^les bandes, qni (npenrièrôiient y arrivèrent,
•levèrent înoantimûft las f)OQis, èaontèrent les
■partes, ndrent )lesigens.iiiitoiir de éa mnraille
fit akix deiKieoée», çét oe pem >qQ'il y avo^ de
^lanfi, des arquoboiizes à croq, 'saorats, passe-
volans et antres petites pièces, ë^ fjrépapnms tnci
<yi«genee de sewteoir tm prcmiàr assàiât, en
casiqnelissain lAist; «t lee faisoient tant plus
ansem^mest et liardinienl^ paroe fu'4s sça-
voittH qne le mcaées Oeor aitivepcnt irientost
LIVRÉ Vît
Nos (gêna, qèand ik forent es Iftmfbotrga, et oHMvreoftt que 'leur eàtreprinrè csloit deseou- -veirte etk ville p<»nrvenedetgens, fdiveint «ttmeins'èsdds'âMigLboiR^ tont'tedommage'qn'lls peurent am fennemys, rompirait et debrisèsmt, à ooops de haches et de marteanx, demc {iroB canons ^'ils y teottvèrent» en -sorte qne.
tens in refondre, en be pénst s'en servir & un besoin; partirent entre eux tous les hamois •de la tnanttiott de Fauperair, e^, an drnnm^ rant, feirent butin de tout ee que ban leur sem^ Ma. Les capi^oes, qm avoient mis des des* eanvrenrssiar les champs, eurcsU tantostadvis qm le capitaine iaeqnes de Scalenge approohott nvieè ie nwbrc (à ce qu'ils en avoient peujn^êr ) Mviron de «keuiL mille honunes, et bien autant de gens du pays amassés par les viUagles; et pour «et, voyans que force leur estoit de venir an eony^t, se délibérèrent faire de néêessilé vertv, et en toute diligenee ras* aenUènent et mir^t lears gens a«x ohampst, Mcù rangés «t serrés «osembfe ^ cenx de cheval des dem leostéis sur tesaisies; et, sans attendre, eiutrgl^Bnt Âttcontlaent les enœmys , lesquels îIb trouvèpsntiassez en idésordre, parée qu'ib 8'iestoi!Hitfea8t^<ie venir, en espérance de tron* ver et snrpiiendre les nostresrâdit désordre, et anNtsés au piUai^ parmy les mes. Les enne^ mys sottstindront oe ffeasier dioc Avecqnes plus grsade hardiesse qn'^obstkiatîoa ; nta1# tent Aj^ès ae camnenieèrent à tirer et se meder parmy Iss asMMsés du pays, en telle confuston, cpK poor se mettse en ronpte 3 ne restoit phis qœ de fténraer le des. ^os igèns de (^val, in^ eonlmeot qu'ik les veir«[it esbranlés et en suspens du oombatetde laretraitte, les c^ai^èrent de tette furie; qn'ib les contraignirent à tour* ner le des ; «t j«ur«e,nos^ens de pied les suivirent de près, et mirent en telle roupte, qiÉe dèlaena/vÉaty eutde la tuerie plus que de eomhàt.
Le ecipitaîQie Scaldage, voyant «este deseonfituane, et qoedesiit exhortation nychasriemenc ne hiy prouffitoient envers eux, dépeseha des tnÉem laontés de «sa ^trouppe, pour sdler adviM*tir en diligeiiee le seigneur Jean^acques de MéihiM, .msvqaîs de Alarignan, de 'l'^stat et dnngor ^ &1 se ImMwok. Ledit Jean-Jacques aiaenoit deux mille lansquenets en sa con^gnie, lesquels, s'ils fussent promptemsnt sorvenlBs> et que fotce lOuat esté à noë gens, desjà hs et travaiUéa, deafinbattoe en plèide cam* pafBe une leUe trôuppe dé .gensiMs ietreposés, lîn'y a point 'de 'deûbte qu'ils n'eussent esté defbitos. Ia peidsière que kvoient iceia lansquenets en approchant donna occasion aux capitaines Cusan et Chambray de ùAre sonner k retrtftte et de cesser k chasse commencée j
[IMH]
si est-ce qu'ils en tuèrent plus de trois eens, et en blessèrent beaucoup davantage : de neuf enseignes en prindrent sept, leurs gens de cheval, en s'enfuyant, arrachèrent les autres deux des mains des porte-enseignes, de peur que nos gens les prinssent comme les autres. Les capitaines, voyans la poubière croistre et s'approcher tousjours, et doubtans que leurs gens, qui avoient le corps travaillé du chemin et les bras las de frapper sur Tennemy, ne fussent point pour soustenir le choc de ceux qui survenoient frais et entiers, réveillèrent leurs gens, et se mirent au retour par autre chemin que celuy par où ils estoient venus ; et advertirent le sire d'Amiebault, par homme exprès et bien monté, du chemin qu'ils entendoient faire, à ce qu'il envoyast du secours au-devant d'eux ; dont bien et heureusement leur en advint ainsi que l'issue le monstra par effect ; car, ainsi qu'ils marchoient après leur butin et bagage, qu'ils avoient envoyé devant avecques une trouppc d'arquebouziers pour l'accompagner, et eux le suivans, avecques le surplus de nos gens, au petit pas, de peur que, si Fennemy les acconsuivoit, ils fussent rompus et deffaicts, plus de leur lasseté propre que par la force et vertu dudit ennemy, arrivèrent sur eux les avant-coureurs, lesquels, en les chargeant et puis se retirans par fois et alternativement, tendoient à les arrester et amuser jusques à ce que la grosse trouppe les approchast.
Nos capitaines, qui entendoient bien à quelle fin les autres tendoient, taschèrent plus à cheminer pour se tirer hors du danger, qu'à repoulser trop avant lesdits avant-coureurs; et s'ils estoient aucunes foys si pressés que force leur fust de tourner le visage, ils le faisoîent de sorte que l'ennemy en rapportoit de la perte, et eux soubdainement acconsuivoient et hastoient la trouppe de marcher. Advint toutesfoys que le seigneur Cusan eut en la teste un coup d'arquebouze, qui l'empescha de si grandement faire son devoir que jusques alors il avoit &ict ; et peu à peu les ennemys se renforçoient de gens qui arrivoient par trouppes et à la file; de manière que les nostres estoient en danger de desconfiture, si le secours envoyé par le sire d'Annebault ne leur fust arrivé à ce besoin. Mais il arriva si à propos, que, sur le poinct et au lieu où les ennemys avoient prins
le large, tendans à enclore les nostres de too* tes parts, nos gens de cheval, envoyés fraisa les secourir, s'embattirent pesk mesie paray leurs gens de pied qui estoient espars, et, h travaillant, tuant et chassant, les coDlraignirent de se ranger ensemble, et donnèrent tempi et lieu a nos gens de pied de se retirer, kKpds estoient de lasseté à demy recrus et combittus. Lesdits gens de cheval estoient jiuqixiiQ nombre de deux cens, et les menoit le àt d'Alègre, homme hardy, entreprenant, et np autant que nul autre capitaine de Maaimfi\ après luy marchoioil de gens de pied juqoes au nombre de douze cens. Au moyen duquel l^ cours, les nostres, avecques bien peu de pertt ( quant aux gens ), se retirèrent avec leur botin et bagage dedans Turin à sauveté. Toulesfoys le seigneur Cusan se trouva si las, tant di chemin que de sa blessure, qu'il fut contraint de s'arrester à Pignerol, auquel lieu il mooru bien peu de jours après, laissant bon nom et grand regret de luy entre les vîvmns.
Au mesmes temps que ces choses se EaiioieDt en Piémont, le comte de Nansau, après aToir saccagé Guyse et toutes les villes cbaœpestm à l'entour, mettant le feu partout où il passoit, et emmenant proye et butin d'hommes, de bestial et de biens meubles, conduisoit son année droict au chemin de Sahictr-Quentin. MoDsei* gneur le mareschal de la Marche, qui avoit jà commencé de fortifier la ville de LaîoD,eDdeS' logea incontinent qu'il entendit ceste wmA, délibéré de s'aller mettre dedans ledit Saiod- Quentin ; tant il avoit ceste entreprise à coev de se trouver chef assiégé en une ville, pov donner preuve du cueur, du soin, de riDdvtrie et diligence qu'il auroit à endurer un siégt soustenir un assault, et inventar les moyens (k bien garder et deflendre une ville. Mais sur ch^ min il fut adverty par ses descouvreurs (p l'ennemy, ayant eu ad vis du bon ordre qui et' toit mis à la garde et deflence dudit ^ùoet' Quentin, avoit tourné bride soudainement, et tiroit le chemin de Péronne, pour avoir scea que ladite ville, encores qu'elle fost forte ptf la nature et assiette du lieu, n'estoit vonwlo^ assez fortifiée suffisamment, et encore moins fournie du nombre de gens qui estoit reqos^ la tenir contre une si grosse puissance. Et a ceste cau«e , ledit seigneur mareschal, aussi changeant de délibération , tourna son chemin devoi