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mais ledit seigneur avoit mis ses gens en battaille, de sorte que l'ennemy ne l'osa enfoncer. Le quatriesme jour de septembre, le comte de Nansau envoya un trompette vers ledit seigneur mareschal de la Marche, luy dire de sa part que, s^il vouloit luy rendre la ville en proye et pillage pour trois jours durant, il donneroit la vie sauve à luy et à tous les capitaines et gens de guerre ; sinon, il mettroit tout à feu et à sang, sans excepter personne, de quelque estât ou condition qu'il fust. A quoy fùst respondu, par ledit mareschal, que si, alors qu'il avoit faulte et de arquebouziers et de poudres, on luy eust porté ceste parole, il n'eust voulu y prester Toreille, et moins le feroit à présent, qu'il avoit en abondance de ce que auparavant luy deffailloit pour recueillir son ennemy.
Ceste respoDse ouïe par ledit seigneur comte, il commanda qu'au lendemain au matin on mist le feu en la mine, qui desjà estoit preste soubs la grosse tour du chasteau. Ce matin mesmes, le comte de Daçimartin (lequel jour et nuict travaiUoit incessamment à faire tout ce qu'un bon chef et capitaine doit faire en telle nécessité, et mesmes il avoit mis quatorze chesnes pour estançons, pour soustenir le costé de la tour devers la ville, et aussi avoit faict une plate-forme au milieu du chasteau, de la hauteur desdites chesnes, pour, estant ladite tour par terre, venir au conà)at) estoit de bon matin entré en une contremine qu'il faisoit faire pour éventer la mine des ennemys : et^ ce pendant qu'il y estoit, fut mis le feu en ladite mine, laquelle emporta grande partie d'icelle grosse tour, et sous les ruines accabla ledit seigneur comte : dont ce fut aux François très grand dommage, car il estoit bon capitaine et bien homme de guerre. Le roy depuis, en mémoire et contemplation des services qu'il luy avoit faicts, retira et print en sa protection les enfans dudit comte. La tour ainsi abattue, les ennemys y vindrent donner l'assault : de prime face y entra trois ou quatre enseignes des ennemfyssurlc hault du chasteau, par ladite ruine; mais le seigneur de Moyencourt, avecques trente ou quarante hommes d'armes, tant de la compagnie de mondit seigneur le mareschal, dont il estoit lieutenant, que de celle dudit comte, rasseurant les soldats qui estoient estonnés, chargea les ennemys de telle vigueur, qu'il les renversa dedans les fossés, et recouit le sei->
XVI" SIÈCLE, Chron et Mém.
gneur de Couldray et ceux desdites compagnies lesquels estoient enterrés soubs ladite tour : parquoy l'assault des Impériaux fut inutile, et y pérdirjent deux ou trois cens hommes. Le jour ensuyvant, qui estoit la feste Nostre-Dame, ils recommencèrent la batterie contre ce qui estoit demouré debout de ladite grosse tour du chasteau, et la ruinèrent entièrement : puis y donnèrent un autre assault autant furieux que nul des autres; mais ils en furent si vaillamment repoulsés, qu'il leur fut force de se retirer; et au lepdemain furent trouvés morts en la tour plus de trois cents lansquenets et vingt hommes d'armes des leurs. Le lendemain tirèrent encorcs à coup perdu contre les maisons de la ville. Le dimanche ensuyvant, ils battirent tout le jour la tour du Beffroy, où estoit assise la cloche du guet de la ville, et feirent contenance de donner assault, et en effect dressèrent grand nombre d'eschelles contre les murailles; mais sur les dix heures du soir ils commencèrent à retirer leur artillerie, et, sur les deux heures après la minuict, ils deslogèrent et meirent le feu en leurs loges et par toutes les maisons du village. Le comte de Nansau, avecques ses lansquenets, print le chemin d'Arras; le seigneur d^ Reu, le chemin vers Cambray , avec les Hennuyers, Artoisiens et Flamans ; et les Liégeois et Namurois, devers Bapaume, menant chacune trouppe avecques soy une partie de l'artillerie.
Ceste nouvelle entendue par le roy, il feit faire parmy son camp une procession générale, où assistèrent tous les princes temporels et spirituels, mesmes tous les capitaines et gens de guerre, pour louer Dieu de l'ayde et faveur qu'il luy avoit faicts. Après la procession faicte et le repas prins, il assembla son conseil et meit en délibération à scavoir s'il devoit, en suivant sa première intention, marcher à la suitte de l'empereur et passer jusques en Italie. Mais il fut advisé par le conseil qu'estant desjà sa gendarmerie acheminée bien avant devers Lion, avec le nombre de gens de pied qu'il y avoit ordonnés, ledit seigneur empereur, avant que le roy eust réuny son camp, pourroit estre esloigné si avant, que ledit seigneur roy ne le pourroit plus acconsuiyre; et que de passer en Italie sa personne, ayant l'hy ver desjà si près, il ne seimbloit estre diose raisonnable. Touterfoys ne fut le roy ny son conseil d'advis de rompre encores son camp; car il estoit bien adverty que l'em-
pereor cst6Ît ârrcst^, comme j'ay dit, au lieu de Frejus; et, combien que ce fust Popinion de tous que le rent contraire Vj retenoit, le roy, nonobstant, craignoit quelque autre entreprinse. L'empereur à la vérité «'en alloît fort desplaisant (f aroir si mal exécuté quMl avôlt, et ne s'esloignoit de vraysemblable, que , si le roy se fust légèrement party, Foccasion s'offrante eust peu mouvoir ledit seigneur empereur de rebourser son chemin; et de nouveau 'tenter sa fortune. Si est-ce que son espéî^ance ne tendoit point si hault, et avoit esté mis en délibération de son conseil quMl sVmbarquast avecques ses Espagnols, et se retirast en Espagne; mais crainte que les lansquenets ne se mutinassent ( comme par effet en fat quelque apparence), s'il se fust party d'eux les laissant au hazard et danger de Tcnnemy , luy feit changer ceste déh1)ération.
Journellement estoit le roy adverty par nos gen^ qui estolent à la suitte dudit seigneur empereur, et par espîes et prisonniers, comme toutes choses se portoient au camp impérial; si est-ce que doubte, comme dit est, de donner occasion à Pennemy de fiiirc nouvelle entreprinse, retenoit, et non sans cause, le roy en souspeçon : si ne voulut-il cependant perdre le temps, ains donna charge de son camp à monseigneur le marescfaal d'Aubigny; luy, avec la suitte de sa maison, prenant en sa compagnie le seigneur de Montmorency, délibéra d'aller visiter le pays qui avoit esté gasté par les ennemys, afin de donner ordre par tout, et soulager son peuple qui avoit enduré pour la guerre; aussi pour ordonner les fortifications qu'il entendoit estre faictes par après es principales villes de la frontière, tant de Provence que de Languedoc. Et premièrement il visita Marseille; à Aix ne voulut aller, pour ne veoir à l'œil la désolation qui y avoit esté faicte, mais y envoya le seigneur de Langey , auquel donna charge de la bien visiter, et de hiy faire rapport des plus nécessaires et urgentes réparations qu'il y oonviendroit faire. Ledit seigneur de Langey, partant de Marseille, vint à ladite ville de Aix, laquelle il trouva fort gastée et désolée de tous les gasts et désolations que guerre peult amener en une ville rendue à l'ennemy sans résistance, fors du feu, dont Pennemy n'avoît usé à son partemcnt, bien que plusieurs eussent esté de cest advis, mais Pempereur le deffendit expressément; et
ne fut mis le feu, sinon au palais où se tenoitle parlement, et principalement à !a chambre des comptes, et ce par commandement dn doc de Savoye, lequel voulut assister en personne à la veoîr brusler. h ne se sçayt que par .imagination, qu'en ce faisant il ayt espéré brasier tocs les tiltres, hommages et dénotnbremens rendiB aux comtes de Provence par la noblesse, Tilte et communautés de Piémont, et parlesquckf se peult faire foy que ledit pays de Piémont a^ partient au comte de Provence.
Mais en cela son espérance a esté vaîne;er. dès le commencement que la ville fat jng«M gardaMe, monseigneur le grand-maistre,]fr voyant ce qu'advenir pourroit, et qui advi avoit faict encasser tousiceux tiltres et osi gnemens, et les avoit, sur mulets, envoyés es un sien chasteau , forte place nommée lesBaà Ledit seigneur de Langey, appelles avecq® luy le président, et un nombre de consefc et les principaux de la ville qui s'y tronvta pour lors, et l'advis eu des mfaistres charp»^ tiers, maçons, et autres servans au ftictde Ifr tîment, feit estimer combien il pourroit coœ» à réparer le dommage faict; et, FestiB»^ faicte en deniers, retourna vers le/pf^P trouva sur le chemin, arrivant à Aite WF lieu ledit seigneur, après avoir omsoûtnijûTl, ordonna ladite somme estre dâivréeetwiDs de trésoriers et commissaires, pour einplo]ff auxdites réparations.
Leroy, après avoir visité ladite ville f-ife
s'en retourna en Avignon, pour estre pi«* son camp; et là vint devers luy, de la p«J^* comte de Tende, lequel, depuis le partenMBlia capitaine Boraic^al d'avecques hy, avoit to^ jours, avec le seigneur Jean-Paul et aoti* suivy la retraitte de l'empereur jusques à W' dont il envoyoit asseurer et donner ccrtai»^ indubitable nouvelle au roy, que non seQlfl|*^ fempereur, s'il eust voulu retourner en affp' n'eust eu le moyen de trouver vivres, ïïà^ mesmes ledit comte, et ceux qui estoienia^ ques hiy , encores qu'Hs eussent le pays 6^ ble, estoient h pluspart du temps sans inaB?ï un jour entier, et leurs chevaux sans rm^ autre chose que du broult.
Sur ce, ledit seigneur se daibéra de fctonrnef à Lion, et Ht fîiire quelque s^rpotff <lofr ner ordre i ses aflkires, et en passant revisittf ses viHes de Tarascon, Bfeauquaire « Y«te^'
[tm]
pour ordonner sur la despence qu'il jogeroit estre nécessaire, par chacun mois^ pour continuer les fortifications ancommencées. Sur che^ min il receut lettres de Tévesqne de Tarbes, son ambassadeur résidant auprès du roy d'Angleterre, par lesquelles il fut ad^erty que les ambassadeurs estans auprès de luy de la part du«dit seigneur roy d'Angleterre, avoient informé leur maistre autrement que la vérité n'estiût, du &ict de la venue et retraitte de l'empereur, et de toutes choses qui en dépendoient; disans lesdits ambassadeurs que l'empereur s'estoit retiré seulement par un stratagème, et que voyant Sa Majesté que, pour dommage qui se feit au pays du roy, ne le pouvoit attirer à la battaiUe, a voit voulu essayer ce moyen de retraitte, pour essayer si le roy, pensant icelle retraitte estre véritaUe, prendroit courage de le suivre, et que luy, par ce moyen, attirast ledit seigneur roy à la battaille. £t, pour fidre sa retraitte plus vraysemblable, luj-mesmes avoit £aict courir le bnût qu'en son camp on mouroit de faim, et q;ue desjà îl avoit perdu plus que le tiers de ses gens, et en apparence grande de bientost perdre le demourant s'il ne se retiroit, mais qu'en effect il n'avoit telle Caulte de vivres que Voa disott, et n'avoit point perdu jusques à deux mille hommes depuis son partement d'Italie. Adjoustant lesdits ambassadeurs que jamais, depuis la prinse des seigneurs de Montejean et de Boisy, honmie du camp du roy n'avoit osé entreprendre de donner un seul alarme au campdadit seigneur empereur, ny mesmonent le suivre sur la queue à son deslogement d' Aix : et que, ce voyant, l'empereur s'estoit arrestéà Nice, attendant que le roy feust esbigné, pour incontinent retourner en Provence, qu'il troi^ verott desgamie d'honunes; et qu'il pourroit, avant que le roy eust rallié ses forces, occuper toutes les places de conséquence, tant dudit pays de Prov^ce que de Languedoc, jusques à l'entrée d'Espagne : et pour conduire eeste entre* prinae plus briefvement à efifect, il avoit &ict lever gens en Espagne, pour venir au-devant de luy par le Languedoc.
Tels estoi^t les ad vertissemens donnés au roy d^ Angleterre par ses ambassadeurs. Mais quant à la retraitte de l'empereur, et ce qui avoit esté faict depuis la prinse desdits seigneurs de Boisy et de Montqjean, ils escrivirent les choses tout ap reboursu Quant au dessebi de l'emperepr
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de se &ire seigneur et matetre des pays deProvooee et de Languedoc, pour avoir tout à luy depuis Italie jusques en Espagne, il estvrayseniblable que ledit empereur s'estoit bien autant promis de sa félicité, sur laquelle il est accoustuméde fonder principalement ses entre* prinses: et, quoy que ce soit, il ne tarda pas beaU' coup, après la retraitte dudit seigneur empe-reur, que les £q)agnols descendirent en \â frontière de Languedoc^ gastans et pillai» tout ce qu'ib trouvoient es villes diampestre» et ouvertes. Mais le lieutenant de monseigneur' le grand-maistre au gouvernement dudit pays de Languedoc, feit tel amas de gens du pays, sans mettre le roy en aucune despence pour ceste inopinée (kscente, que lesdits paysans repoulsèrentet rompirent l^its Espagnols d'une telle ardeur et furie , qu'aussitpst ftit adverty le roy de leurretraittecomme de leur descente. Ledit seigneur roy, après avoir pesé la conséquence de ce faulx advertissement àoûné audit roy d'Angleterre par ses ambassadeurs, et pour raison aussi qu'il avoit délibéré donner madame Madeleine, sa fille, au roy d'Escosse, qui la demandoitàfemme, chose que ledit roy d^ Angleterre avoit tousjours <^aint et empescbé, à quoy toutesfoys le roy nepouvmt failBr bonnestemeat, veul'instance etlonguepoursuitte qu'en avoit fkict le .roy d'Escosse, et que, sur la nouvelle à luy venue du gros encombrement de guerre [qui estoit v^u sur les bras du roy de tant de parts, il s'estoit, &k mesmes temps, de son propre mouvemait et sans aucune requeste du roy, non seulement offert de courir une mesme fortune avec luy, mais s'estoit résolu et mis en chemin, pour ceste intention de venir en personne à son secours avec bon nombre de gens de sa nation ( acte qui bien méritoit <f estre par raison grandement recogneu); pour ces deux causes, c'est à sçavoir, pour faire entendre au roy d'Angleterre la vérité du faictde Provence, dont le seigneur de la Pommeraye, son maistre d'hostd, jà cogneu et bien voulu dudit roy d'Angleterre pour les ambassades qu'il y avoit falotes, estoit ampl^ûaent infermé, pour avoir esté d^ le commencement au faict des vivres des placesi ainsi, qu'il est dit cy-devant, et pour faire trouver bon audit roy d'Angleterre le ma-« riage de la ftUe du roy avec le roy d'Escosse, aussi pour entendre l'Intention d'iceluy roy d'Angletenç sur oa« ouverture que sesambas-
sadeurs avoient souvent mise en avant audit seigneur roy, qui esloit du mariage de monseigneur le duc d'Orléans aVec madame Marie, fille dudit roy d'Angleterre, et de la royne Catherine, sa première femme, le roy, ne voulant perdre Tamitié dudit roy d'Angleterre, et désirant, selon sa naturelle inclination, de demourer ferme en alliances, et ne les changer que par contrainte et moult envis, dépescba ledit soigneur de la Pommeraye devers ledit roy d'Angleterre ; lequel, y estant arrivé et gracieusement receuilly, luy exposa sa charge sur les trois poincts dessusdits. Quant au premier^ il le dissuada tellement quellement, mais non du tout entièrement, de l'opinion qu'on luy en avoit imprimée. Quant au second, incontinent qu'il ouït mentionner de ce mariage d'£scosse, il s'en troubla dételle sorte, que de quatre jours après il ne voulut reparler audit Pommeraye, de peur (ainsi qu'il luy feit dire et remonstrer ) de se coUerer trop fort contre luy ; et cependant feit réciter audit Pommeraye, par les principaux de son conseil, ses doléances, et causes de malcontentement sur cest article : en somme, n'y eut jamais moyen audit Pommerayederappaiser ledit roy d'Angleterre -, par quoy fot contraint de se retirer sans faire grand exploict.
Ayant le roy sur le chemin d'Avignon à Lion faict ladite dépesche, dépescha pareillement monseigneur le duc de Touteville, comte de Sainct-Pol, avecques le régiment du comte Guillaume de Fustemberg, et quelque autre nombre, tant de gens de pied que de cavalerie, pour aller mettre en son obéissance le pays de la Tarantaise, en Savoye, lequel s'estoit révolté peu de temps auparavant. Lequel comte de Sainct-Pol le remit en l'obéissance du roy, et, pour punition, donna à butiner aux lansquenets toute ladite vallée, et mesmes la ville de ConQans. Ainsi doncques, donnant ordre à tous affaires, arriva le roy à Lion, auquel lieu il pourveut avec sou conseil à toutes choses nécessaires, tantdeçà quedelà les monts; chose que je laisseray à réciter, pour retourner aux affaires de Piémont, que j'ay piecà entrelaissés. Devers luy estoie'nt arrivés, un peu avant le partement de son camp d'Avignon, et mesmes avant qu il partist pour aller à Marseille, les seigneurs d'Annebault et César Frégose, par lesquels il avoit entendu au long tout ce qui s^estoit exécuté ou entreprins audit pays de Flé^ ,
Bkont et autres endroicts d' Italie, durant le teiops que les choses estoient conduittes, ainsiquejeks ay racontées, tant en Provence et Languedoc^ comme en Champagne et Picardie.
Dès environ la my-juillet, sur le temps qm partit monseigneur le ^and-maistrepoorailef en Avignon, Gaucher Dinteville, seigaeofdt Vanlay, fut dépesche par le roy pour allers Italie, pour Caire levée Je dix à douze là hommes de pied, et jtisques au nombre de si cens chevaux légers ; et, parce qu'à la Mi» dole il trouva grande partie des capitaimii la première levée, que j'ay dit par cy-<fc« avoir esté faicte avecques les principaoïit leurs bandes, ladite levée fut faicte en qui» jours, et se feit l'amas audit lieu de la Wat dole, à la barbe de trois mille lansquenets (( sept cens chevaux allemans, nouvelieosi venus à Trente, et qui s'esloient logés iCisf Majour, vis-à-vis de ladite Mirandole, x^ toutesfoys le Pau entre deux. Les capi&iw furent le comte Guy de Rangon, capiuine^ néral de ceste armée, auquel fut particolièRment donné un colonel de deux mille booiKf; le seigneur Caguin de Gonzague, cxM^'^' très deux mille ; le seigneur* César ftip»^^ lonel d'autres deux mille; le Viseoa^i»^^ deux mille ; le chevalier Assal, gfnfltoffi« ferrarois, et le seigneur Pierre Stroesy gentilhomme florentin, colonel chacun de m"^'' comte Belangier de CaMora, NéapoBtaiBi «* ^ capitaine Jean de Turin, chacun cinq ff^ hommes ; le chevalier Averolde, gentilho^ bressan, et le seigneur Baudin, diacun (p^ cens hommes: des capitaines de cbevi©»" gcrs, le seigneur César Frégose, deux ce»le seigneur de Thais, gentilhomme firanç«s« de hi chambre du roy, deux cens ; le seip* Bandin, deux cens.
Le vingtiesme jour d'aoust, partit de k** randole le comte Guy de Rangon et son ««bÇ et vint, la seconde journée, loger à moi» chemin d'entre Parme et Rhège ; de fi «"^ mença le camp à marcher en ordonDan(^ ^ passant au long des murs de la vi"«*^^ vindrent loger à Castelgueifo, et, au lendemain, à cinq milles près de Plaisance : po» Pf sèrent en ordonnance au long des fossés dcl*' dite ville de Plaisance: de là passèrent la rivjett de la Trébie ; sur la minuict y eotqoelque «1»^' me, mais il fut trouvé faulx. Le vingt-aeptiesBie