LIVRE VIII
Le roy, encores qu'il sceust très bien combien il seroit difficile de le faire trouver bon au roy d'Angleterre, aussi qu'il luy sembloit aucunement faire tort à la fille de Vendosme, qu'il 3ivoit desjà, comme , future royne d'Escosse, adoptée en fille, n'osa purement esconduire ledit roy ; considérant la franche volonté dont il avoit usé envers luy, considérant aussi l'an- ;ienne alliance des deux royaumes de France 5t d'Escosse, et que le père dudit roy estoit mort en battailie, pour le party du feu roy Liouis douziesme, ne luy voulut aussi pleinement accorder, mais remist la chose en délibération d'entre eux deux, après que ledit roy auroit veu la dame. Et tant pour ceste cause que pour autres deux urgentes raisons dont j'ay parlé, avoit dépesché par cy^evant le seigneur de la Porameraye devers le roy d'Angleterre, ainsi qu'avez veu par cy-devant en ces Mémoires. Encores sur le chemin arrivèrent devers le roy les ambassadeurs des ligues de Suisse, à la requeste et aux dépens des estats de la comté de Bourgongne, pour le supplier qu'il fust content de n'innover ou entreprendre riens en ladite comté; ce que ledit seigneur roy leur accorda pour un an, voulant bien en ceste part gratifier à messieurs dés ligues, combien que par plusieurs il en fiist dissuadé, lesquels estoient d'advis qu'il y devoit envoyer les bandes<lu comte Guillaume, pour là s'hy verner, et, cependant, y fcire fortifier quelque place, pour la tenir par cy-après en subjection.
Aussi lui vindrent lettres de Romme, par esquelles il estoit donné advertissement comme lostre Sainct-Père, de son propre mouvement, ivoit proposé en consistoire le décès de feu nonseigneur le dauphin, que Dieu absolve, remonstrant luy sembler estrè raisonnable, pour les mérites du roy et de ses prédécesseurs envers lesainct-siége apostolique, qu'on luy feist aire obsèques solennelles, c'est à sçavoir, :omme ils les font pour la mort d'un cardinal ; t que sur ce y avoit esté quelque dispute, dians aucuns de messieurs les cardinaux que, »ar le pape Alexandre, pour la mort du fils lu roy Ferdinand d'Arragon, avoit bien esté aict le semblable; mais que ledit Alexandre, >our estre espagnol, avoit ce faict, plus par iffection particulière à sa patrie, que par advis ;t délibération du consistoire ; finablement un chacun se réduisit à la volonté dudit Sainct- XVI* siÀGLBi Chron, et Mém.
' Père, et furent lesdites obsèques honorablement faictes en la chapelle papale.
Aussi sur le chemin vindrent nouvelles ati roy de l'arrivée de l'empereur en Espagne, lequel en son passage avoir eu beaucoup à souffirir, à cause du mauvais temps qui l'avoit accueilly sur la mer, en sorte qu'outre deux navires qui luy estoient péris à la veue du port de Gennes, esquelles estoient son escuverie en l'une, et son buffet en l'autre, il avoit perdu six de ses galères, et en icelles bon nçmbre de gens de bien ; et que ledit seigneur empereur, ce nonobstant, persévéroit en son accoiistumée braverie, menaçant de bientost retourner en France, avecques plus grande et puissante armée qu'il n'avoit encores faict. D'autre costé vindrent nouvelles que les Ptormans s'estoient de rechef rencontrés sur la mer avecques les Espagnols venansdu Pérou, et avoient faict gros butin sur eux, qu'on n'estimoit moindre de deux cens mille escus. Luy vindrent aussi lettres d'Allemagne, comme l'empereur y avoit envoyé retenir des capitaines pour lever gens au temps nouveau, et des propos que les Impériaux faisoîent semer à son grand désavantage, et avantage dudit empereur, mesmement en déguisant la mort de feu mondit seigneur le dauphin. De Romme pt de plusieurs autres endroicts d'Italie il avoit pareil advertissement. Aussi, peu de temps après, eut nouvelles de la mort du duc Alexandre de Florence ^ et du costé de Picardie eut advertissement que les Hennuyers commençoient à courir et faire butin en la frontière, et que jà ils estoient bon nombre de gens ensemble.
Par quoy, pour adviser à ce qui seroit à faire sur toutes les nouvelles dessusdites, aussi pour la conclusion du mariage d'Escosse, le roy print son chemin par Amboise et Blois, pour venir à Paris. Auquel lieu d' Amboise et Blois, luy vint faire la révérence monseigneur le mareschal de la Marche, auquel le roy, pour le gran4 service qu'il luy avoit faict dedans Péronne, feit grand recueil : mais partant de là ledit mareschal pour aller à Sedan, parce que nouvellement messire Robert de la Marche, son père, estoit trespassé, par les chemins fut prins d'une fièvre, dont il mourut à Loilgeumeau, cinq lieues de Paris, qui fut grand dommage, pour avoir esté en son temps gentil chevalier et grand homme de guerre. Finablement, le roy passant
à Biois, Alt conclo le mariage du roy d' £«* «osse avec madame Madeleine, et là furent fiancée, et remises les aopces à faire à Paris, auquel lieu arrivé, par advif de son conseil, donna provision requise à tontes choses. En Allemagne il escrivft lettres aux Estats de FEm^ pire, leur racontant au vray comme il estoît allé de la mort dudit feo seigneur dauphin, et leur offrant de rechef de soubsmettre à leur jugement ses droicts prétendus au duché de Mi* lan, source et origine de toute ceste guerre. A Romme en escrivit aussi à nosire Sainct-Père et au consistoire ; et à ses ambassadeurs envoya le double de ce qu'il avoit escrit en Allemagne, afin qu'ils en feissent entendre le contenu à Sa Saincteté, et qu'un chacun sceust en quel devoir il s'estoit mis et mettoit. Quant à la mori du duc de Florence, je laisse à Tescçire aux autres, parce qu'il ne touche à ma matière, seulement me suESt de parler de ce qui touche le roy et ses afiaires.
Vous ave£ entendu cy-devant comme le seigneur de Burie estoit demouré gouverneur et lieutenant du roy dedans Turin. Ayant ioduy entendu que ceux de Casai fiedsoient difficulté de recevoir le duc de Mantoue pour marquis de Montferrat (auquel l'emperew Favoit adjugé contre le duc de Savoye et le marquis François de Salluces, qui y prétendoient droict), par le moyen d'un corddier, et d'un gentilhomme de Montferrat, nommé le comte Guillaume de Biendras, et d'un autre, nommé Pierre-Antoine de Valence, praticqua un capitaine néapolitain, nommé le eapitaine Damian Curial, qui estoit en garnison à Casai de Montferrat, au service de l'empereur ; lequel Damiaq promit au seigneur de Burie de luy livrer une des portes de ladite ville de Casai. Le seigneur de Burie n'en advertit le comte Guy de Rangoa, lequel estoit lieut^ant du roy en Piémont, et estoit avec l'armée vers Savillui, craignant que ladite entreprinse, estant entendue de plusieurs hommes, fust découverte; maisaccompi^gnédu capitaine Chrestofle Guast, qui avoit douse cens hommes de pied italiens, et du seigqeur de Tays, avecques quelque nombre dft cavalerie, délibéra d'exécuter son entreprins9. Or avoit fourny audit comté de Biendras une somme d'argent pour faire provision de pelles, boyaux, sappes, et autres outils de castadoux, à ce qu'estant dedans la vifle, il peust soudain
trenoher entre la vUla et le'chaflea«, poormpescher les saillies de ceux dudit dMeau^n^ tendant que le comité Guy pe^st venir à sûosecours aveeques son armée et l'artiM^rie, pov battre le chas^i^, leqti^leiloit forçal)le,teiiai la villa ; mais, estant arrivé à Caial, etsûsa treprinse eiiécuicve, d^ sorte qu'il (M)it seigs» de la viUe, trouva que ledit eoaue ;de B» dras n'a voit ù^Qi provisipn d'oiHiUi<:oDafi avoit promis ; qui fot cause ç^ ppiuUat çfilt chercha dVutres pour fair^e tpepchées, quii perdit beaucoup de temps, et fpje le ouji du Guast, qui j^toit Ueutep^t gfânénl^ l'empereur, estant e^ A^, ejiit le loisir d» bler son arméo, et «e venir j|stt#rtP^ bF des cb^mpsideda^ la cbasteau» et 4>^ tfiàn fledans la ville^ où il ji^xrpav^ k^ ehées pas à peinte ooinmeifcé^^. Ledit lef^ de Burie, qui n'a voit, coN»medite^,qQe(iûe eens hompea de pied, f^eoqp^l^^ «oustint le jEûx d'pn^ ai grps«e armée, skk forcé par le# (eonemys» et fiit prim prison an pomb^t ; iwsi fut le se^n e^ die î^pfi^ capitaine ChrcstoQe Q\^^i tué, et fppf b i^ SAort 01} prin^, hors mis |e cqu^ ^ V^ et le capitaine D^i^, ^t autre§ (p(^^ la marcbapdi^) lesquels se #aifyèn^
H eaJ *wwn8ftt que, si te cpfftffcîfl^l* saigoeur de Buri^ pqsseï^^ efi boimeiB)^^ ensemble, et qpe le4l^ eorpte Guy. av^claraff du roy, 4e fust voi^fft jettep prjw i^^V^ le marqiiis 4a Gi^ast p'e^st eptrepriostf^^^ sepourç, cr^igiwint qu'en puidan^sf^avaf»' perdist l'i^i^tre, et par ce ^oypn, ï'vpcm^ ne fiist venu audit seigneur d^ B^ne. I^^; ^4verty d^ )a prins^ ^\id[\ peignieor de î«^ dépescbJi p^ewire Guy G^jIBrqy, seigw^f' Bpfjttipre^, pour estre soi} lie^efiaiit l^^ Turip, et manda fti» Cftr^^^ ^^ Toîii^f e^tpit 90X\ liei^leiffint à f-ion, ^yî^nt afldit^ luperintendance de ses affaires, qu*il ^^]*' courir ledit Guifiroy de pe qui luy seroid'»^ ^aire. ^ marqiiis d^ Guast §e cppiepU^^ X^wcm 1* ville de Ca^, et, apr^ y avoir^ vpu, ^ retira pn Ast ppur faire teçtp ^^^ Qnj de Rvïgon.
M^m les nopce^ du Tpy 4'H;«<^S8^ 0^\ ^^s, dont le festin sp feit ^ la maison episc^l pale à Paris, le roy fut adivpfty comme les ej nemys, ayans renforcé leurs garpisoss ^ ^wUèr? dp PiparfUe, commencoioit a w
LtVKB Vil).
loelqaes lègèteÊ en^i^sM ; ^, entre aimrea, cachant qne les chevaux légers dii vidame d' A* aienir , evfaiM en garnison à Donrlens, avoient rcssé une enireprinee pour piller Avemieft-te- )cnnté, trois Irenes près d^Arras, lesdits ennenys s^estoient eiAiiiiBqiiés dedans ledit Tîllage^ !t à Farrirée desdits avanie légers les ayoienl Mbicts, non sans aonspeeon d'avoir esté ven^^ [us par leora guides. Le roy , adverty de ce, envoya audit Dourlens le capitaine Martin du ^flay, avecqnes deux cens chevaux légers (stans sous sa diarge, et, peu de temps après, f envoya le ca|>itaine Georges Cappusseœent, Mbanoîs, aussi capitaine de deux cens chevaux ; et à Yervins, la bande du comte de Marie^ fits lisné du due de Yendosiiies, de cin(|uanté bommes' d'amies; à Sainct<* Quentin, les cent iiommes d'armes dudit duc de Vendosme, et consécpemment renforça toutes les autres garnisons de la frontière, lesqueHes gamisoiDS conti* Quèrent tout l'hyver en guerre giuerroyable, sans &ire grandes ny mémoraUeschoses^à cause des glaces et excessives neiges qui durèrent tout Phyver^ ne pouvans aller les gens de cheval au pays.
CeÂte fut la provision qui soudainement fut mise pour là Picardie, mais ee pendant, s'en dressoit uhe autre plus grande de force et d'ei>trepnnse ; car le roy as8end4|k en sa bonne ville de Paris, au pakia où se tient sa cour de parlement, les pairs de Franee et les prinees de son sang, et quaranteou etMpianteévesque», et sa cour de parlement dudit lieu, et plusieurs autres gros personnages de tous estats. Devant ceste assistattœ, le roy présent, monsieur Cappet, advooat du roy, print la parole, et remonstra les grandes et apparentés rébeHioas et félonies que l'empereur, eomle de Flandres^ Artois et Ghaf^oUeta, et détenti^ur de pluaieuw autres pays mouvaas et tenus de la couronne ie France, avoit commises et perpétrées à rencontre du roy, son prince naturel et souverain $eigneul' ; sm* ce, coneluant et requérant ieeux eoratés de Flandres, Artois et CharoUois, et au* )fes pays mouvans de la couronnée, estre dédaréfl par arrest, commis et confisqués, adjugés, et réonys à la coorcmne.
La requeste ouïe dudit «dvocat du roy, eue sur ieelle meure délibération, fut dit et prononcé qu^on enverrwt aux frontières, es ûeux de seur accès, adjoumer à son de tromipe ledit
seigneuf eA^përeur, à ce ()u^iteust à envoyer tel ou tds qu'il luy plairoit, instruits des mérites de ta cause, pour alléger ce que bon leur semUeroît à l'enoontre de ladite demande des advocat et procureur du roy, et tout ce qu'ils auroient à dire^ et ee pédant auxdits advocat et procureur ne seroient leurs fins et conclu^ sioBé admilses; aubcqnels personnages que ledit empereur voudroit envoyer seroit donné bon et seur sauf^(mduit de venir et de s'ai retourner franchement. Les adjoumemens bi^i et deuement Caiets par un héraut d'armes du roy, et n'y conparans aucuns de la part dudit seigneur empereur, fut la demande desdits advocat et pro* cureur inténnée, selon sa forme et teneur; et délibéra le roy d'assembler au premi^ temps opportun une bonne et puissante armée, pour exécuter cest arrest en tout ou ai partie. Les ennemys, au lieu d'envoyer àParis alléguer leurs raisons, fidsoient leur compte d'entrer es pays du roy; et, advertys que Thérouenne estoit très mal fournie de vins, et que de gens de guerre y avoît assez peu, pan» (pie, puis n'a guères la conyagnie de (»K(uante hommes d'armes du seigneur de BemiéuUes, frère puisné du seigneur de Créquy , gouverneur de la vilkde Thérouenne, revenant de ceuHr après avoir pillé le val de Cassel, attendue sur sa retraitte près de Thérouenne, avoit esté defhicte, s'estoient lesdits ennemys assemblés à Aire, Bétfaune et Sainct- Omer^ et fusoit le comte de Reu grande diligence po«D* surprendre ladile viUe avant qu'on y mist renfiort d'hommes. Par quoy le roy ordonna que le capitaâne Martin du Bellay, avecques sa bande, estant lors à Dourlens, s'iroit mettre dedans ladite vflle de Thérouenne : lequd du BeHay y entra le preniier jour de février, sânsdoBBmage, enoores qoeles ennemys eussent sept ùa hnict cens dKvaux sur le passage; mais le verglas et la tourmente fut si grande el la nuict à cbscum que Fennemy n'eut moyen deluy nuire. Et, environ quaresme-pre* nant casuyvairt, y entra Sansac, aveoques pareille charge de deux isem chevaux, et tout te demeurant de Vhy v«r jusques vers la mmjuareanc^continuans la guerre guerroyaMe entre les garnisons voisines, tousgours à Favantage de ceux de Thérouenne i et tous les jours y avoit escsurmoflches, on de ceux die Thérouenne devant les portes des ennemys, ou des ennemys devant les portes de Thérouenne, et y vint|
xMÉMOIRES DE DU BELLAY,
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pour veoir la gacrw, la pluspart de la jeunesse qai estoit près la personne de monseigneur le d auphin , comme le seigneur de Sainct- André , le seigneur de Dampierre, le seigneur Dandoyn, le seigneur d*£scars et le seigneur de la Noue, lesquels n*y furent sans avoir chascun jour du passe-temps.
Environ la my-quaresme, le roy dépescha le seigneur d'Annebanlt, capitaine général des chevaux légers, accompagné des seigneurs de Tays, du seigneur de Termes et du seigneur d'Aussun, François ; des seigneurs More de Novats, de Francisque Bernardin de Viel-Mercat, Italien; de Georges Capussement, et Tbéode Mânes, AUmnois, ayant chacun deux cens chevaux légers ; du seigneur de Biez, sénescbal et gouverneur de Boulongne, et du seigneur de Créquy , lieutenant du roy à Montreul,avecque8 leurs bandes de chacun cinquante hommes d'armes, pour aller mettre vivres en ladite ville de Thérouenne. L'amas de vivres faict à Montrent, ledit seigneur d'Annebault advertit ceux de la garnison du jour et heure qu'il se trouveroit avecques les vivres en la forest de Foucambergée, afin qu'ils envoyassent descouvrir le pays vers Sainct-Omer et Aire, puis qu'ils vinssent au-devant de luy recueillir lesdits vivres. A ceste cause, sortirent les chevaux légers de Thérouenne, et eux estant en la campagne, trouvèrent, assez près de la ville, quelques gens de cheval des garnisons d'Aire et de Sainct-Omer, lesquels estoient venus pour entendre des nouvelles ; mais les chevaux légers incontinent les chargèrent 6t leur donnèrent la chasse jusques auprès de leurs barrières, et, ce &ict, se retirèrent tout le chemin de Foucambergée, au-devant des vivres , ainsi qu'il leur avoit esté mandé, laissant toutesfoys quelque nombre de chevaux au guet, pour advertir s'il sortoit gens des garnisons des ennemys d'alentour.
A Sainct-Omer estoit le seigneur du Reu, lequel, adverty de la venue des vivres, se mit aux champs incontinent, avecques le nombre de cinq à six cens chevaux de garnison des garnisons d'Aire et dudit Sainct-Omer; puis en envoya devant Thérourane un nombre, pour attirer ceux de dedans à l'escarmouche, et luy etsa trouppe se vindrent embuscher derrière la justice patibulaire dudit Thérouenne. Entre les chevaux légers que je vous ay dit cy-devant estre demeurés advertir si les ennemys se met*
troient aux champs, et les avant-coureon seigneur du Reu, se dressa l'escarmouche ( et roide ; et eussent lesdits chevaux légers renversés ; mais ils furent sousteDus par trouppe d'hommes d'armes du seigneorde nieulles, conduit par le bastard de Hilio son enseigne, qui Ait cause que t fut plus longue, mais non si chaudement suivie qu'elle estoit commencée; car gneur du Reu avoit donné charge à ses g» ne pousser pas trop avant, de peur qu'il v descouvert. Et de vray, le guet de û vik cores qu'il fust embusqué à la portéefii rooyame près, ne le pouvoit descoumiM les chevaux légers enfoncèrent si avant, f le descouvrirent, dont ils envoyèrent id leurs capitaines qui estoient allés à Fi bergée.
L'intention dudit Rigueur du Reu estoit ceux qui avoient conduit les vivres josipi Foucambergée, incontinent qu'ils les aupoisil
vrés à ceux de Thérouenne , s'en retoummi* ainsi qu'avoit esté la coustume aopanvif^ luy, en ce cas, eust esté assez fortpoorflifl^ prendre de charger ladite garnison etdtfWBser les vivres; mais autrement lay«"*^ parce que les seigneurs d'Annebarf«t<'*'"^ advertys par les chevaux légers deWi*®' buscade, faisoient marcher leur tr(Hipy*™'* montagne, à la main gauche, tirant à SùBtî^ Omer, en lieu à propos pour secourir te ^ vres, si ledit seigneur du Reu ks eusi ^ charger. Lequel du Reu, voyant les ^ ainsi ordonnées, se retira dedans Sainct-0* et le seigneur d' Annebault et du Bici viii*«^ coucher à Thérouenne, et renvoyèrent le i^ de la trouppe a Montreul, afin de ne cooflj^ les vivres ; auquel lieu aussi se retirèrent,*^ jours après, lesdits d' Annebault exi^^ après avoir visité tout le pays à l'envir*
Environ la fin de mars, le roy c^"*"*m. mettre ses forces ensemble, et, P*^*?^ miens, vint loger à Fliscourt, <*«'** |!jï^ Et en ce temps-là mourut Charles, ^J"^* dosmois, qui estoit demeuré ^^^^^^\1 chaude audit "lieu d'Amiens, avecques le r^
de ce royaume, pour avoir esté prince nime, ayant faict de grands services a U ronne. Le seigneur de Montmorency» g'*^ raaistre de France, lequd le roy avoit fwci^^ lieutenant général en son armée, p«rt»n