LIVRE IX
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tentats, qui eussent acheté de leur sang un commencement de guerre entre ces deux grands monarques, pour estre, par le moyen et protection de l'un, mis en seureté et hors du danger de Tautre, qu'ils sçavoient avoir de longtemps, par espoir, comme englouty et dévoré tout le monde ; en considération de quoy ils n'eussent au roy, duquel la foy estoit assez cogneue, refusé chose que raisonnablement il leur eust sceu demander, pour luy faire prendre les armes contre l'ennemy de la commune liberté.
Aussi au contraire estoit vraysemblable , veu les expériences du passé, que, là où desjà de soy-mesmes il les auroit prinses, et que la guerre se verroit ouverte entre cesdeux grands, et les cartes entre eux bien meslées, chacun des autres leur laisseroit jouer leur jeu, et de là en avant ils favoriseroient plus le roy de souhaits que de faicts, plus de désir et affection que de forces, ny d'argent, de traittés et alliances. Entre autres, estoit bien à présumer, et le tenoit le roy pour certain, que si, à la dernière guerre, le roy d'Angleterre, obligé à sa deffension, tant par traittés que par infinies promesses, l'a voit planté et laissé porter seul tout le faiz d'icelle guerre, il seroit à ceste-cy pour faire le semblable, voire par avanture pis ; et ce qui luy faisoit présumer, c'estoit qu'il n'estoit pas bien content ( ce monstroit-il) que ledit sieur eust donné si honorable passage à l'empereur, et qu'en iceluy il luy eust usé de tant de courtoisie ; mais à la vérité plus estoit* il ulcéré que ledit sieur eust favorisé le roy i'Escosse de deux mariages, l'un après l'autre, 'un de madame Madeleine, sa fille, l'autre de a fille du duc de Guise, vefve du feu duc de. LfODgueville ; et qu'il eust fortifié Ardres, qui 3st une bride à Calais ; et, qui plus encores uy pesoit , combien qu'il n'en monstrast le semblant, estoit qu'il n'eust sceu attirer ledit ligueur par offres ny alliances, pour avantageuses qu'elles fussent, comme il disoit, mais i la vérité non recevables, à muer, en son oyaume le faict et estât de la religion. Touesfoys encores n'estoient les choses tant relulées de moyen, qu'il n'y eust bien quelque pparence de l'attirer à société de guerre, veu l^une part l'estime qu'il avoit de la personne [u roy , et le grand honneur que de tout temps l luy portoit, et de l'autre le peu de contente-
XVI" SIÈCLE; Chron. et Mém.
ment qu'il avoit de l'empereur, se ressentant continuellement en son cueur que souvent il luy avoit failly de foy, et aussi blasmant couvertement son ambition.
Mais bien, quand l'on eust pensé de l'attirer à ladite société par conditions raisonnables, si eust-il fallu du temps pour trouver résolution en son esprit, assez irrésolu de soy-mesmes. Le semblable eust-on peu espérer d'une partie de la Germanie, et mesmes entre les estats protestans; car, s'estans trouvés par cy-devant comme refusés de l'alliance par bonne partie d'eux proposée, et estant ledit refîîis procédé de l'exemple ou opinion que le roy avoit craint d'en donner au peuple, pour la diversité des sectes, aussi pour ne monstrer à l'empereur ( auquel il ne vouloit laisser aucune occasion de se plaindre) qu'il se fortifiast de ses couverts ennemys, les propos d'icelle alliance d'avecques lesdits protestans estoient demeurés interrompus. Néantmoins, y en avoit aucuns d'eux qui secrettement cherchoient de les renouer, et plus y en avoit d'apparence qu'au passé, que la chose se peust bien conduire; car, quant au respect que le roy avoit eu à l'empereur, il le pouvoit maintenant, après si griefves injures, raisonnablement cesser.
Quant à l'exemple dessusdit , la chose avoit bien receu plus grande modération, car à présent il estoit proposé au roy, par la confédération qu'il feroit avecques eux, un grand et quasi indubitable espoir de réduire la Germanie à union et concorde, tant de la foy, que des principaux différens régnans en icelle, dont trop plus y avoit en l'alliance qui sefust &icte avecques eux, de bon exemple que de mauvais, et fust ce envers les plus dépravés jugemens du monde. Et avecques ce estoit beaucoup di* minué du danger où les autres foys on avoit esté, que l'empereur empeschast ceste pratique, comme il avoit les précédentes ; car, estant son ambition mieux par lesdits protestans découverte, que lors elle n'avoit esté, et le masque de son hypocrisie plus osté, il luy estoit plus facile d'y pourveoir, et de plus secrettement se fortifier contre elle.
Telle donc estoit la raison qui mouvoit aucuns à vouloir différer la guerre, pour y attirer les dessusdits, aussi l'opinion qu'ils avoient de faire plus grande provision de deniers ; car à la vérité, depuis la dernière guerre, le roy
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avoit pldS éévlêé (k flonlager aob peuple par diminutioh de taillée et lfiipo«ts, à enrichir sa noblesae pBt dons et gfâDdes pànsfom. k retirer son domaine, aliéné par lei roys ses prédécesseurs et en partie par luy-mesmesi et à remboarser Pargent çà et là emprunté, qu'à en amasse^ de nouveau ; faisant son compte que Tempereur ( qui seul le pouroit mettre en despence. Au meu de la religion de tant et si solennels saeremené que ceux qu*il avoit faicts, ou de cent de sî grands et fréquentement receus bénéfices ^ ou aucunement touché, sinon du bien et t*epos de la chrestienté, à tout le moins du sieft particulier) ne recommeneerolt la guerre, tiy le ftiettroit en nécessité de la recommencer. Et à vray dite, ïeê affaires du roy eussent bien requis tfencores temporiser, tant pour les raisons susdites, que pour avoir temps d'achever la fortification d'anciennes places, Ou nouvellement commencées, ou que, tant delà les monts que deçà, on commençoit à mettre en deffence et qui n'y estoient encores ; mais au contraire, trois choses luy vcnoient au devant des yeulx : la première, que ceste ombre de paix donnoit grande couverture aux entrepHnses que faisoit l'empereur pour luy surprendre ses places de frontière, et venoit journellem^t en lumière que, pouruneenireprinse descduverte et rompue, soudain, comme d'une hydre, en sortolt une autre; et à ce estoit au roy mahisé de remédier, pour ne hiy estre permis, par les voyes de la trefve, d'empescher les commerces et communications des subjects de Pun à l'autre, de laquelle communication procédoient lés menées et trahisons.
La seconde raison et phis forte estoit qu'il ne voyoit que sans deCTences expresses, et ainsi qu'aifts! déclaratives d'hostilité, il peust retirer ses Subjects de la fréquentation des pays de l'empereur, par laquelle les pauvres gens, pensans estre en setireté, se trou voient surprins et inhumainement occis, sans qu'on peust en avoir raison, et ainsi qu'il s*estoit freschement, comme dit est cy-dessus, veu sur le Pau et en plusieurs autres endroicts; et en la mort d'iceux, le roy, naturel tuteur de leurs vies, se sentoit, comme il devoit, merveilleusement blessé, se jtigeant, là ou il n'y pourveoiroit, coupable de leur infortune. La troisiesme, ur^ génie, et qui se pouvoit dire insoluble raison, estoit qu'il faisoit bien à présumer (et, outre la
présumption , bons advis et seun ea esloim venus) que, voyam l'empereur la guerre h? avoir è!Sté expressément dénoncée, en eu q^i ne satisfist dedans certain temps des meortns cy-desses mentionnés, pour obviera eedager, et afin de gaigner temps, attendant (|« toutes ses machinations eussent sorty eiict,! faisoit son compte de proposer de nonveacipeique spectacle de xèle envers la républiqaeehmtienne, tel ou semblable qu'avoient esté m de Tunis et d'Arger^ disant : • reoiiAray le oreilles du monde d'une belle et grosse fsmprinse contre les ennemys de la foy, et by une représentation de si gros appareS, audo* pens de mes snl]jects les plus exposés an (bt ger de mes voisins, les plus Ciciles à ato, sans ce que de ma part j'y fasse guèresdeisiss, que j'auray occasion (fkisant magnifiqoaBOi sonner ladite entreprinse) de requérir le ro; très chrestien, et le conjurer, tant vitmit son tiltre que de nostre mutuelle amitié, de sy assister ou de forces ou d'argent. Et, çxxi^ que je ne l'estime si aisé à tromper en dwfs évidente, mesmement estant desjàbattddiK si obtiendray-je, à Fexemple de ceux (pi ikmandent le plus pour avoir le moins, (p«^ rant ce temps de ma telle quelle eiLpéAiiQ,<]^ du nom de l'appareil d'icelle, il servir» test i sa réputation et à Fopinion commune, et^esuiâ si jaloux de son honneur qu'il est, aura si pw' respect aux paroles qu'on pourroil 8fl«f^ rencontre de luy, que, craignant qu'on in|iitast a son esmotîon de guerre le retardemeiitfc bien public, indubitablement tlsecontiflKlft' Tel estoit le dessehi de l'empercar, véfitt- Uement bien et malicieusement fondé s'il r^ eu à faire à homtne mal prenant et qui df^ n'eust entendu ses ruses, car il est certain (p si par le monde eussent esté reipanchicsieshmées d'une expédition afriquaine ou tarqwsq» avant que la guerre fùst ouverte entre c«s(i«î princes, tous ceux à qui les arts de l'anB'* toient encores bien cogneus eussent îrapoté ^ retardement de la saincte expédition a h^- Pour à quoy obvier, et atssi voyant le roy (p^ une façon ou autre, tousjours estoit-il en «* grosse et continuelle despence, et qu'il loy ^ loit tenir autant de gens à sa souMe, tant eo Italie qu'au long de la mer de Languedoc ^ Provence, pour remédier aux surprlnsesro»* nées par l'empereur, que s'il eust e^ eo ^
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déclarée et OQverte, il jugea, avec les antres raisons cy-dessos alléguées, qu'il ne lui estoît Ipisible de plus longuement attendre pour exécuter ceste volonté. Deux vQyes se présentoient, dont Tune, qui eçtoit couverte» plus se monstroit accompagna d'utilité; la seconde, qui estoit la descouverte et artificielle, n'en promettoit pas tant; car quant à la première, par gens meus, qi;i de malcontentement, qui de vindicte, qui de partialité, qui d'avarice ou ^utre passion des autres, incités de zèle qu'ils avoient au bien de leur patrie journellement oppressée, estoient ^ roy présenté^ partys, de secrettement et à l'improviste le saisir de plusieurs places estans ou soubs la domination de l'empereur, ou soubs sa protection, voire telle et de si grande conséquence, que leur seule conqueste se pouvoit bien compter pour grand loyer d'une longue et périlleuse guerre.
Pouvant doncques le roy, par l'acquisition l'icelles, qui estoit le vray fruict de la guerre, st la fin qu'un convoiteux aggresseur en eust peu demander, se venger, il n'y avoit grande apparence qu'ildeust refuser ces partys, attendu ipCils se pouvoient exécuter sans bruict, sans péril, sans perte, sans mettre la main à Tespée, ît à la bourse que bien peu, eu esgard à la miir- ^bandise. £q l'autre voye, qui estoit de rupme et d'ouverte déclaration, moins se trou voit l'utilité, mais, selon le commun jugement des lommes, plus d'honnesteté ; car véritablement a guerre, prenant son commencement par sur- )rinses et enoblées de places, eust aucunement »eu ouvrirla porte de calomnie à ceux qui eussent voulu imputer audit seigQeur qne convoiise i'eust plus incité à ce faire que la justice, [u'en cest endroict nous appelons vengeance. )uoy considérant, et voulant servir à l'honi^ur Aus qu'au p^ouffit, laissa le cbemin auquel il stoit invité par plusieurs, et qui à grand regret le li^y voyoient laisser, et se délibéra d'ourir la guerre len divers endroicts, mais prinipa^ement en de^x : Tun du costé des Espa- •;neSf par la cf^mié de Roussillor^, l'autre par ^ pays de Li^xei9>bourg; et l'estection de ces Icux endroicts IJiU-il pour justiijer son aggresioD, non seulement par la raison qu'il avoit en ;énéral d'assaillir son ennemy, ^ïa\s en partiulier de l'assaillir es lieux qui de droict Iny ppartenoi^t, et luy estoie^t usurpés sai^s }^ itime tiltre. Car épiant à Luxembourg» out)rç
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les autres droicts ût actions que de tout tempti les roys ces prédécesseurs y prétendoient, mesmes par Vsvfpmt qoj en avoit esté faict par }e duc fiouis d'Orléans, frère du roy Charles sixiesme du nom, qi^'autreç, il ,en avoit une nouvelle p^r )a cession, tant des chefe ^i vrays seigne^rs ^itpJaires de la maison dudit {^uxeipbourg, qu^ injustement et par s^ule force q^ avoien;, p^ le dup Philippe de Boprgongn^ fit Charles soi^ fils, est(è spoliés, que aussi par le transport que luy en aypiept i^ict ceux de la maisoo dp la Marche, qui y prétendoient grfud droict.
Quant à la comté de ^oussilloi), epcpres^pnt vivans ceux qui la virent laisser à ferdinaiid, roy d'Arragoi)* alorn régnant, parla roy Charles huictiesme, séduit et trompé par un cordelier, nomnaé frère Olivier Maillard, directeur dp sa conspience, bpipme appair^^nt, de grapdis sanctimppie, mais (con^me il advient où hypocrisie a lici;) avoit esté corrçmpif à force d'argept par ce roy d*Àrragon, pour yepdre e^ décevoir fon mai^^re. Or n'avoit peu la roy Charles faire ceste aliénation au préjudice de la coji^onDe, et quand il l'aufoit peu faire , si n'avait lie foj d'Arragop, et moins ses héritiers^ accoqfpU ]fi^ cpnditions riéjCiproqi)i|^ mise^ et apposées au contract ; par ainsi l'ex^pereur, qui n'^yoit droit que de luy, qe ç'pn pouvoit dire antre (^'usurpateur et violent possesseur. V^ay est qi^e voulant (e roy coo^mencer la guerre, l'eust pei^ ^ aussi bon droic^ coipmencer ailleurs, fiist delà les ponts on de^à, car assez d'a^tref lieux y avpit qu'il ppi^voit et plus Clément entamv^r et /^ussi justei^/ent répéter. Mais bien vpulut, pour son invasion, choisir ces deux sur tous coures ; ^pussillpn , afin d'attirer son ennemy au combat, car estant si prochain ep seg pays, e^ sa n^ajson avec ses forces^ parmy ceux où le plus qdagnifiquement il avoit a^coustumé d'extoller la gjk)ire de son nom, il p'estoit croyable qu'il fust pour y £i^ 1^ lisse. L'endroict da Luxembourg icJioisit-il pour avoir plus aisé moyen de recjgusiUif , et à moips de danger des persoi^s, les AJlemans venans à sasoulde, ïfiW plus encprics fut-il meu de c^fai^e, pour favoriser, par la proximité de^ li^x, le duc de Ctèves, quje l'empereur à toute heure se yantoit de ruiner et rendre Je plus pauvre ^omme de la cbreftient^, fli^af4 bault et clair fpx'û quitteroit p^^sM)!3t ^> couronna q^ifiiij lais»^
on pouce de terre ; et de ûiict, a voit de longue, main commencé en ses Pays-Bas à luy dresser secrettement l'appareil d'une grosse tempeste ; ce que scachant le roj, luy vouloit bien donner à cognoistre que, d'une part^ au lieu on estoit sa personne, de Tautre, en cduy où plus il s'estoit préparé, en ces deux endroicts cbercheroit de Fassaillir. Doncques, de premier sault, il envoyé un chef de ceste entreprinse, son fils puisné, Charles, duc d'Orléans, accompagné de cinq ou six cens hommes d'armes, et huict mille lansquenets, et six mille soldats de pied françois, ayant avec luy monseigneur Claude, duc de Guise, pour sa conduitte, et commander à Farmée sous luy, à cause de sa jeunesse; et le seigneur de Jamets ; le seigneur de Sedan; le comte d'Aumalle , fils aisné dudit duc de Guise; François de Bourbon, sieur d'Enghien, frère de monseigneur de Yendosme; le sieur de la Roche-du-Maine; la compagnie de monseigneur le connestaUe, conduitte parle sieur de la Guiche, et plusieurs autres capitaines et chevaliers garnis de sçavoir, de prouesse et d'expérience. !
(1542) En RoussiUon envoya monseigneur le dauphin, luy voulant, comme à successeur de son nom, par Faguillon d'honneur et semonces de haultes entrepripses, de plus en plus inciter les esprits à embrasser la splendeur et imitation de sesancestres; et au mareschal d'Annebault, que pour vertu il avoit élevé, et auquel avoit assez grande fiance, ordonna d'estre auprès dudit seigneur pour la principale conduitte de la guerre, luy assistant, pour partie des labeurs et charges, le seigneur de Montpesat, pour lors lieutenant du roy au pays de Languedoc, avec grand nombre de princes, seigneurs, capitaines, et autres gens d'honneur, de sçavoir et conduitte. Et ce que plus il commanda audit dauphin, ce fut de jetter partie de ses forces, incontinent et en toute extresme diligence, audevant de la ville de Perpignan, attendant le reste de son armée, qui s'y viendroit joindre, et que luy, qui le vouloit suivre de près, se présenteroit sur les lieux ; à quoy faire estoit conduit par plusieurs raisons , dont celle qui plus dominoit en son esprit , et à laquelle grande partie des autres se rapportoit, estoit celle desjà touchée du combat. Car il jugeoit que là où soudainement il auroit faict (comme il estoit faisable ) envelopper Perpignan , ville capitale
de RoussiUon, et la principale, ou, poormieQi dire , la seule barrière et bouDevert des Espagnes quant au costé de midy, et qu il ïmà forclose de plusieurs choses qu'il sç&voit lors luy défaillir pour l'attente d'un grand sifje, l'empereur seroit contraint, ou par le mpm d'honneur, ou, à tout le moins, parcdoyiir nécessité, de le venir combattre, simm qu'à a barbe il aimast mieux se veoir q)olifr (f œv province nourrice des provinces voisiMs, (h meilleur et plus nécessaire port qu'il eost 6 mers de delà, de la ville dont la perte hyapprtoit perte, non seulement de ce qu'il avoùdm la montagne, mais donnoit à soa eonemyioe: ce qui estoit delà en proye, ou de venir au &(! d'armes par luy de si long-temps et eo tac; de lieux si haultement et si pompcoseosi presché.
Cependant que le dauphin se prépara à eeie ordonnance, qu'il feit marclier la gendanDent, rartillerie, les vivres et munitions, et que Moffîpesât, pour lors lieutenant du roy en Lufocdoc, outre les forces ordinaires de la froBtttr. faisoit assembler les légionnairesde Laopedtf^ que le roy de Navarre en Caisoit apprn^ d'autres de Gascongne, que le marescbi<f^ nebault s'acheminoit avec sa trouppe, menant d'Italie les Suisses, les chevaux iégmils vieilles bandes de gens de pied françoisesft italieimes, le roy commençoit à semcttreàifff queue, non de si près qu'ik pussent rompRi'^ chemins aux soldats, ou ^empescher la Ué^ des estappes, mais non pourtant de siloin i]« d'heure en autre il n'en peast avoir noa^ comme ordinairement il avoit. Le doc (f Orléans pareillement mettoit en toute diligence^ forces ensemble.
Or vous ay-je dit cy-devant que qodqoeuns avoient mis en avant au roy plosteors estreprinses pour surprendre l'empereur aui ^^ les plusaisés et desquels il avoit moins desco^ peçon ; entre autres le sieur de LàûgejM^ nant général pour le roy en Piémont , vf^ qu'il eust la cognoissance de l'outragelairtpf les gens de l'empereur à ses ambassadw^^ considéra bien que leVoy s'en voudroitressefitir, ainsi que la raison vouloit. A ceste cao*secrettement avoit praticqué plusieurs pb^ et capitaines au duché de Milan, ayant intuition que son amas d'hommes fust bÂctï»
Mirandole (dont desjà il avoit cou^-ertemai It'*