‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 40 sur 428 · PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAR XXH · texte numérisé non relu

PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAR XXH

Qui fat bka déplaisant? ce fat le bon chevalier, car s'il east eu cent mil escus il les eust voulu avt)ir donnés pour le vaincre vif. Ce néantmoios, ai coognoissant la grâce que Dieu luy avott fiaicte, se mist à genoulx, le remerciant très humblement, puis baisa trois fois la terre ; après tira son ennemi hors du camp et dist à son parrain : « Seigneur domp Diego, en ay-je assez £ût? » lequel respondit piteusement: • Trop, segnor Bayardo, pour Thonneur d'£sptigne. — Vous scavez, dist le bon chevalier, fftA est à moy de faire du corps à ma voulenté ; tootesfoîs je le vous rends, et je voudrois, mon bonneur sauf, qu'il feust autrement. » Brief les Ëspaignok emportèrent leur champion en lamentables plains, et les François emmenèrent le/eor avecqaes trompettes et clérons jusqu'en U garnison du bon seigneur de la Palisse, où, avant qae de faire autre chose, le bon chevaUer alla à Tesglise remercie* Nostre Seigneur^ et pois dîprès firent la plus grant joie du monde. £t ne se pouvoient tous les gentilshommes françoîs saoûller de donner louenge au bon chevalier, tdiement que par tout le royaulme, nonseolemenl entre les François, mais aussi parmy les Ëspaignols, estoit tenu pour ung des accomptis gentilshommes ou'on sceust trouver.

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