‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 43 sur 428 · PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. XXIV · texte numérisé non relu

PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. XXIV

etmjifft&t te nom de Diat dit qu'il en attroit

b nifoD. Si sTm alla M plaindre an Itedtenànt

gtoM du roi de France, ^i mandate bohcbe*

ttlier, lequel Tint incontinent. Loy arrivé, chaa* andiUBa raia<m. Lesquelles cmyett, te Ueute^ Aint général demanda tes opinions à tous les ei^uines; enfin Tardten n'eut riens, dont il tm Meo marry. Tontetlbis il estoit joyeolx et fort plaisant hottune. St se printà dire : « Par le iftfig g^ct George ! Je sois bien malheureux !>» Et ]^ fif'adresea au bon cbevaUer> en disant :

• Vw Dieu I e'eiat tom mig, ear atissi Irien me ooQfîkes'irous tant que serons dans ce pays. # UquâM print à rire, et potir cda ne laissé-* ratpAsds retotimer enÂmMe à MonenrynCi où (fiÊi Us ftireot arrirés te bon ehevalier, irukX Tardîe«i et pour plus te &ire desbatre, tit les dueatt apporter et icevdx desployer sur me taMe, et puis dist : ** Çompaignon, que vous A senMe, vecy belle dragée?-— Et ouy , de par (OQsles diables! respondit>il) maisje n'y ay rien, ttpt k lang Dieti I J'en vouldrois estre pendu t csîâfavoys seulement la moitié de cela, ja^ ttilfta'auroys jEauhe de biens et seroys homme dehteUNAema vie. — Comment, compaignon, dirt fetoa (Aevaller, ne tiendroit-il que à cela çw tWB oe 90ye£ asseuré de vostre vie en ce moûde? Et vrayement ce que n'avet peu ne mu avoir par force, Je te vous donne de bon coen' el de bom^ voulenté et en attrez la droiete «oftié. i> SI les fisi Incontinent compter el luy Ihttaept milte cinq cents ducats. Tardieu, qui cttydoit auparavant que ce feust une moquerie, qosndil s'en veit saîsy , se gfecta àdeUx genouh, ayant de Joye les lames aut yeubt, et dist :

• Hélas! mon maistre, mon ami , comment pourw4s-je Jamais satisfaire les biens que me faic- ^. Oneqaes Atexandre ne fist pareille libéra- Btè.— Taiset-vous, compaignon; si j'avois la po^fcance, je ferois beaucoup mieulx pourrons.*

• bu, foule Sa vie en fat riche Tardieu ; Car au moyende cet argent, après qu'ils furent retournés de Kaptes, vint en FVance, où en son piy» eqM>usa tme héritière, fille tfung seigneur ifeSynct-Martin qui avoit trois mille livres «Tartes, n feut sçavoir ce que devindrent les •Wws «ept mille cinq cents ducats. Le bon che- "f^^, le cueur nect comme la perle, fist appe- ^ tous ceux de la garnison , et à chascun selon tt qualité les départît, sans en retenir ung seul deulef ;pofsdistautré8orier :«Monamy, jesçay

bien que si je voulois j'auroys bonne rançon de vous , mais je me tiens content de ce que j'ay eu ; quand voUs et vostre homme vouldret par* tir, je vous fera j conduyre sûrement en quelque place de vos gens que vous vouldrez; et ne vous sera riens osté de ce qui est sur vous, ne ne vous iJuiltera l'on point, n Si avoit*il vaillant k luy cinq cens ducats ou mieubi. Qui feust bien aySe? ce fat ce pOvre trésorier, lequel par une trompette du bon chevalter , auquel il donna trois escus, fut conduyt jusques à Barlète avec* qdésson homme, bien heureux, veu la fortune qui luy estoit advome, d'estre tombé en A bonne main.

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