‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 49 sur 428 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Conmieot le roy Loyt doazieBiiie ist marcher son armée en Italie cootre les venlcieiift, et de la Tictoire qa*U eo obcint.

Sur la fin de l'an 1508, vers le moysde mars * , fist le roy de France marcher sa gendarmerie en sa duché de Milan, et pareillement ses adventuriers françois, qui estoient en nombre de quatorze à quinze mille, lesquels il bailla à gouverner et conduyre à de bons et yertueux cappltaines, tels que les seigneurs de Moulart, de Richemont, Lacrote,le vicomte de Roussillon, le seigneur Yendenesse, le cappitaine Odet, le capdet de Duras et plusieurs autres , lesquels chascun en leur endroit mirent peine d'avoir les plus gentils compaignons. Le bon chevalier en ceste saison fut envoyé quérir par le roy, qui luy dist : <« Bayart, vous savez que je m'en vois passer les monts pour avoir raison des Yéniciens, qui à grant tort me retiennent la comté de Crémone, la Géradade^et autres pays; je veulx que en ceste entreprise, combien que dès à présent vous dom^e la compaignie du cappitaine Chatelart, qu'on m'a dit qui est mort, dont je suis desplaisant, ayez soubs vostre charge des gens de pied, et vostre lieutenant, le cappitaine Pierrepont, qui est très homme de bien, conduira vos gens d'armes. — Sire, respondit le bon chevalier, je feray ce qu'il vous plaira; mais combien m^ votilez-vous bailler de gens de pied à conduyre? — Mille, dit le roy, et il n'y a homme qui en ait plus. — Sire, respondit le bon chevalier, c'est beaucoup pour mon sçavoir, vous suppliant que j'en aye cinq cens ; et je vous jure ma foy, Sire, que mettray peine de les choisir, qu'ils seront pour vous faire service ; et si me semble que, pour ung homme seul, c'est bien grosse charge quand il veult faire son debvoir. — Bien, dist le roy; allez donc vistement en Daulphiné, et faictes que soyez en ma duché de Milan à la fin de mars. » De tous les cappitaines n'y eust celluy qui très bien ne foumist sa bcnde ; et en sorte firent que à la fin de mars ou au commencement d'avril furent tous passés et logés par garnison au ducbé de Milan. Les Yéniciens, desjà deffiés par le hérault Montjoye, délibérèrent eulx desfendre ; et sachans la puissance' du roy de France qui

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