PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP- XXX
cârîDeoaCmaEit ^fue la trompette «ost été enten-
èm, h gftme flote va venir faisant nn bniyt
wenéBeai, eryant : <• Marco ! Marco ! Italie !
Allie ! • D*nne antre part, ce gentilhomme mes-
m 6«raIdo Magnrin avoit fait son effort en la
filf , dont des maisons sortirent plu§ de deux
nSe hommes armés, avec ronçons et javelines,
de fiiçon que les lansquenets ne sceurent que
feire, sinon qa*ils se serrèrent ; et tous ensemble
tt vont geeter en la place, 06 ils se misrent en
telrïle. Ne demoura guères qu'ils ne fussent
ttmfis en deux ou trois lieux; mais oncques
gtmnt se deffendirent mieulx, car ils furent
]^ 4e deux beares devant qu'on les sceust
rompre. Enfin il vint tant de gens qu'ils ne
parât phis soutenir le faix. Us furent ouverts
a rompus et tons mis en pièces, sans que jamais
«û te pris xmg à mercy, qui fut grosse pitié ;
mas ib voMlirent bien leur vie, car d'entre
whi» peut mourir que ce qui y estoit ; maisils
tuèrent plus de quinze cens hommes, tant de la
vfflft qac des gens de guerre. Toutesfois la ville
k Pitdoue fut prise, en laquelle bientost après
wrnnt le comte de Petilano, qui mist grosse
<ffligence poor la foire remparer et fortifier,
bien eonsidéFant qu'elle seroit bon besoing à I4
«%neane. Os nouvelles vindrent aux oreilles
de f empereur, qui cuyda désespérer; et fist
vcni i Bien quMl s'en vengeroit, et que luy-
mtsneyroit en personne, ce qu'il fit. Il escripvit
«« lettre au roy de France, qui estoit encore
i MHan, que son plaisir feust luy ayder dç cinq
cens hommes d'armes pour trois mois, à ce qu*il
peast mettre les Véniciens à la raison, ce qui
hyfot accordé, et s'ensuyvit ce que vous orrez,