‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 55 sur 428 · PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. XXXIL · texte numérisé non relu

PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. XXXIL

fot eoDchi d'aller mettre le siège devant Padoue; elpoiirceste cause fut assemblé le conseil, où il 7 eut de diverses opinions, car l'empereur iroit ung lieutenant général de nation grecque, qu^on appelloit le seigneur Constantin^,, qui vouloit faire toute chose à sa teste, dont enfin fort mal en print à son maistre comme TOUS orrez. U fut ung peu soupçonné de trahison , et l'en voulut le seigneur de la Palisse coittbattre, mais il ne fut possible le faire venir ta point. Or laissons ce propos jusques à ce qif il sera besoing d'en parler. Conclusion fut prise au conseil d'aller mettre le siège audict Padooe, et que pour les approudies les gentilshonaoes françois feroient la pointe avec le priooe de Hanolt et les lansquenets, qui estoient la plus triomphante bende de tous les Almans*, mais que premier estoit nécessaire de prendre tme petite ville appelle Montselles, où il y avoit nog chasteau très fort, à six ou sept milles de Padone, parce que la garnison qui estoit dedans pour la seigneurie eust peu merveilleusement hsdier le champ et les vivres qui y venoient. Le kademain matin se pahit l'armée, et vint |og(^ a demy mille de ceste petite ville, qui ne tint point, car guères ne valoit; mais le chasteaa esloit (feffensable pour ung long-temps, ^ les coquins qui estoient dedans eussent rien valu, mais le coeur leur mmiqua incontinent; car les approuches faictes, et que l'artillerie eut bit bien peu de brèche, et malaisée, fut sonnée fahnne pour aller à l'assault. Il Calloit bien monter ung grant gect d'arc, mais ces adventurters françois du cappitaine Meillaulty furent flonbdainement; et sembloit qu'ils n'eussent lûangé de huyt jours, tant légiers estoient. Ceulx de dedans firent quelque résistance, mais guèîes ne continuèrent , car en moins d'ung quart d^henreds forent emportés et tous mis en pièces; ces ladventariers y firent assez beau butin, et entre autres choses y avoit huyt vingts^ fort hcanx chevaulx. La ville et le chasteau furent raxius es mains du duc de Ferrare, qui les <pére(loit, mais il presta trente mille ducas. 1^ jours après ceste prinse de Montselles deslûgea Parmée, qui s'en alla droit devant Padoue oàfct mis le siège.

(0 ContiaiiUn paIéolog!ie,'dd la maisoii des marquis de

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