NOTICE SUR JACQUES BU0N4PARTÈ
étant un des Sapimium primi gradûs de la' municipalité de Trëvise, fut chargé de prendre en con* sidération la médiation ofTerte par les Padouans pour ménager un accommodement entre Trévise et Guecello, seigneur de Camin (Verci, t. VII, p. 176).
Le 12 février 1318, Pierre Bonaparte, étant podestat de Padoue, obtint des secours en faveur des Padouans contre le seigneur délia Scala, et ces secours leur procurèrent une paix avantageuse (Bonifazio, p. 280, Verci, t. Viil, p. 97). L'année 1319, le chevalier Pierre fut élu ambassadeur des Trévisans près l'empereur Frédéric d'Autriche, pour implorer du secours contre les attaques de leurs voisins (Bonifazio, p. 301).
$ 5. Le chevalier Odéric, fils du chevalier Pierre, est un des sages élus pour délibérer avec les anciens, snr le parti à prendre par la ville, et il est le troisième nommé en rang parmi les vingt-six ambassadeurs trévisans envoyés à Venise, pour la reddition de la ville de Trévise et de tout le pays au gouvernement de Vérone (Verci, t. XII, p. 34).
Le chevalier Odéric eut deux fils, Pi^cre et François, qui l'année 1350 étaient aussi chevaliers Gaudenti.
S 6. On ne trouve ni dans l'histoire de Trévise, ni dans la chronique de Mauro la mort et les descendants du chevalier Nicolas , fils du chevalier Odéric. Il en est de même des autres enfants du même chevalier Odénc, que Mauro indique dans sa généalo^e et sa chronique, et dont il ne donne aucune trace après l'année 1350. Leur postérité s'éteignit longtemps après dans Trévise. Celle du chevalier François dura jusqu'en 1400. Celle du chevalier Pierre finit à défaut de descendance mâle.
$ 7. Il y eut une autre branche d'un Jean Lombard Bonaparte qui dura une génération de plus dans Trévise. Son testament est rappelé dans une lettre du P. Rubbi, et l'auteur de cette lettre soupçonne que les Bonaparte, citoyens libres d'un pays indépendant, abandonnèrent Trévise où n'existait plus la liberté républicaine, et allèrent s'établir ailleurs.
S 8. Le préfet du Tagliamento, Joseph Casati, dans son travail 9ur la connexion qui existe entre les Bonaparte de Tréviêe et ceux de Toscane, convient que les érudits ne sont pas d'accord sur l'époque de l'émigration des Bonaparte de Trévise; il estitme néanmoins que c'est toujours la même famille que celle de Toscane. En premier lieu, il fait observer qu'il retrouve les Bonaparte à Trévise avant les divisions de la Toscane en deux partis, en Guelfes et Gibelins, puis en Guelfes noirs et blancs; et que les chroniques les plus accréditées représentent cette fiimille comme descendant des Lombards. En second lieu, il remarque qu'il y eut de grands désordres; causés dans la Marche de Trévise
par les deux factions ennemies ci-dessus, qui s'appelaient dans cette ville, les Impériaux et les Populaires; que lorsque ces dissensions éclatèrent, la famill&illustre Délia Parte fut séparée en deux branches, l'une nommée Bonaparte, l'autre Malaparte; la première conserva toujours le plus de crédit et d'influence à Trévise. Enfin en troisième lieu, il suppose que l'émigration des Bonaparte doit avoir eu lieu à la on du xiv« siècle, lorsque, ayant beaucoup perdu de leur fortune, et leur patrie étant tombée sous la domination de la république de Venise, ils allèrent s'établir à San-Miniato en Toscane, où ils ont toujours été regardés comme une ancienne famille.
C'est avec des arguments tirés des généalogies du docteur Mauro, qu'il est convaincu de pouvoir soutenir ces trois propositions.
La translation de Bonaparte de l'autre côté des Apennins ne va pas au-delà des révolutions de Trévise : Ces émigrés trévisans suivirent l'exemple des Ordelafi qui se retirèrent à Forli, et quelques Bonaparte des différentes branches de cette famille, qui étaient à Trévise, auront formé des établissements dans la Romagne, et puis en Toscane et à Sarzane, suivant l'impulsion des événements.
S 9. Louis-Marie-Fortuné Bonaparte, de la branche établie à Sarzane, passa en Corse, en 1612, au temps de la guerre contre les Génois. Il se fixa à Ajaccio, et est le chef de la branche des Bonaparte de Corse.
§ 10. Le traducteur terminera son travail par quelques notes détachées, recueillies par M. le marquis Joseph-Etienne Degli Alli Maccarani de S. Miniato.
Dans l'histoire florentine de Marchione Coppo Stefani, intitulée Delizie degli eruditi Toscani^ on trouve (t. 17 à 150) que Jean Bonaparte de Dascoli était podestat de Florence en 1334, et qu'un Odéric Bonaparte de Trévise, en 1345, fut capitaine du peuple, à Florence.
Dans les archives délie Décime Granducali, on lit qu'un Bonaparte fut exilé de Florence par le parti Guelfe, ob mmiam potentiam, et qu'il vint s'établir dans la jolie ville de S. Miniato al Tedesco. Avant son exil, il habitait à Florence, dans le quartier San Niccold et était connu sous le nom du Gibelin,
Léonard-Antoine Bonaparte fut décapité à Florence, eomme Gibelin, en 1441. Il avait dors des fils dont on ignore la postérité.
Le traducteur a omis beaucoup de détails dans cette généalogie; car il pense que des titres de noblesse ne sont un objet de curiosité que pour un petit nombre de personnes, et d'ailleurs la famille Bonaparte n'en retirerait, à ses yeux, aucun lustre. . •
Qui lert bien ton payi ii*a pas besoin d'aïeux.
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