CHRONIQUE DE BAY\RT
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jQuer de« cpute^ol^t lesqœU foubdainement m^ûK liWTB GMoetenrei m be^o^goiç ; et n'y eat C4^p§il|àil9 ^ autres qui n'eost dix emps après 1% mort} puis kur coupèrent les testes qu'ils picquèreut ^ bai^t de leurs eslr^diotes, et diaoÂeot quils u'estoîeat pas ehreatiaas* Us aroieui m estrange habillement de tests» car il estoit QQ0«ie wg <lM4)9)ieroa de damoiselle; et où ils iiiçttoi^t la teste, cela estoit gamy de cinq ou six gros papiers eoU^ ensemble, de scurte que ijK^ espés n'y frisent non plus de laal que sur i}ne cuirasse^n li^ siège fut i»is devant Montsetles» qui se âst canoner l'espuce de quatre ou eîeq ^19 ; et Sk'eust jamais esté pris, veu la SottificatioA q^'oA y ^voit fiûete, n'eusl esté que ceulx qui eotoîeat dedans sortoient pour renir àrescarmoncht, et (Âen souvent jusques à ung bon gect de piierre de leur fort , contre les adventnriers fran^, qui xoule«tiefi eussent esté veoir quel il laiaoit en la place. Pendant une après-disnée que I'qi^ n'y pensait pas, les gens du oatfjjtaine Molart^ avecques ung gentilhommû qui se no«ttiK>i( h ba^on de MontfMilcim, allèrent escaruiouclMr esttix du chasteau, qui ^lardemen^ y yindrent} et faisoient merveilles, tellement que deidx ou trois fois repoussèrent assez lourdement les adventuriers, H une fois entre autres les Passèrent trop loing, leUenent que quand ils se cnydèrent retirer, se trouvèrent lassés, dont lesdicta adveaturiers s'iq>periHurent, qui iM ehaasèreni vivement, de Eaçon qu'ils ^trèrent pesl^-mesle panny les ennenys <|edans la (4aQ0. Quand ceulx qui la gardoiaut veir^t qu^ils estoient pardos, se retirèrent en une grosse tour, où ineoiitinent ils furent assises, et bouta-on le feu an pied. La phispart a'y laissa bruder phislost que se roidre. Les Wtves sertoieat par lef erénauh, qui estoient oeceus sur k pointe des pieques par les advaitnriers ; brd, il en escbappa bien peu en vie. U y fot tué du cosié des Fmnçois ui^ gentilt^ome nommé Lamlcan, et le baron de Montfauooa grièvenhenl blessé à la Jambe. Toutes- Ms il en eachiqqpa, mais ce fust à bien grant fm». On it remparer la place et y mist-^ grosse garaysoB, eoydant aller mettre le siège devant Padoue ; mais nouvelles viqdrent que le pape Julles estoit vévohè et afloit fiMfe la guerre au due de Ferrare, lequel estoit allyédu roy de Fram», auquel ledict duc en avoit amplement escript pmir estre secouru» à quoy le roy vou-
lut bien obtempérer ; et eacripvit au Qram
tipOi son lieutenant gà^al, luy bailler seewrs ; ce qu'il fist^ car il envoya les seigneurs de Montoison, de FontrailleS) du Lude et le bon chevalin avecques trois ou quatre mille hommes de pied françois et huyt cens Suysses qu'avoit tirés du pays ccNDome adventuriers ung cappitaine nommé Jacob Kemberc. Eulx arrivé» à Ferrare^ furent fort biai receus du due» de la duchesse et de tous les babitans. Le grauAt maistre avecques le reste de son armée se retira au duché de Milan, perce qu'il fut adv^y que les Suisses, qui ung peu auparavant avoieat quitté rUlyance du roy son maistre, y faisoieot une descente et estoient desjà au pont de U Trebbe. Il ne séjourna point à Milai^ ains, avecques sa gendarmerie, les deux cens gentiUbmnmes et quelque petit ncMnbre de gens de pied, ks alla attaidre dans la plaine de Galesas et leur fit ester tous ferremens de BMmUasi et tous vivres de leur chemin, et qui pis est, a ce ^'on disoit, avoit fait ea^isonnc^ tous lee vins dudit lieu de Galesas, Jusques où vindrent les Suysses qui en beur^t tout leur saoul , mûa au dyaUe qui en eust mal; mais vivres leur faillirent, parquoy leur convint retourner dans^ leur paya. U alla des adventuriers à Galezae qui voulurent boire le vin qu^on avoit empoisonné pour les Suysses, mais ils en moum^t jusques à deux cens. Je retoumeray à la guerre dn pape et du duc de Ferrare; mais premier dédareray une marveille et périlleuse advei^ ture qui advint à ceidx de li0M^ en U taieame année.