PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAR XLIIL
«ineliitpaspfar sa hxdie. Quand il fust ftrrivé V0S le doc de Ferrage, le ^goenr de Montoisoo e| 9s antres compaignpns , qu'il trouva k 8ix niks de leus pont ppur le recevoir et le secourir si besQii^ en eust eu, et quHl leur eut rendu •Qippte de sa deCfortune , furent bien marrys ; »i?tfrfQis )e réconfortèrent du mieulx qu'ils purent , \wf reifionstr^t que |a faulte n'estoit PUS Yeuqe de loy et que jamais homme ne $t qMeulx. Ainsi remmenèrent toujours devisans ^ joyeuse^ parolles et prescbans avec leur^ prisonpiersy àtmi dessus le chemin ep reuTQyèrpH à pied la pluspart. Les deux évesques payé- E$st fodflue lég^ère rançon et s'en retournèrent. I^ p^ denioffra dedans le c)iasteau de Sainctr Fâ^ , lequd de 1^ belle paour qu'il avoit eue teeooîbU la fiehvre tout au long du jour, et la ^^Ji iModa i^n n^ven, le duc d'Urbin, qui le vînt «pi^îr sTsc quatre cens hommes ^t le mena eofQDSî^; où il futtant quela MyrandoUefiit prvise ; bien y deou^ira trois semaines devant. El 1^ Feust jamais eue sans uog inconvénient quj ailrâU ; c'est qu'il neiga bien six jours et six 9Ôts sans cesser j et telleipent ^e la neige estoit dans le camp de 1^ haulteur d'ung homme. Après 1^ n^ige il gela si ^rt que les fossés de (f )f yr^iKloUe le furent à plus de deu^ grans fkfj^^fBn WTtfi jque de dessus le bort tomba ung canon avec son affût, qui ne rompit pas la glace. I/frtiUerie du p»pe ayoit fait deux bonnes et gruidesbrecfaes.Çeuxquiestoientdedansn'espérsicntanc^neigent qu'on leur alloit lever le siège, esf k yeigneoT de Ôianmont , grant-maistre de France et gouverneur de Milan, aveoques le resti^ 4e Tannée du roy son maistre, se tenoit à ftcge, laqoePe il laisQit remparer diascnn jour, ^ûnbtM^t one le pape, après la prinse de My ran- ^K^f n^aliast là : lequel avoit g;ro3se puissance, car )a jbifpart de l'armée du roy 4'jE^aigne e0i?îtayec^pesluy , et celle des Yéniciens, quijjà fjroîeoljnnssonalyance. Si eut conseil le comte Alexandre et la comtesse de rendre la ville, les jifiê firandies^ inaislepape vpuloit tout ayoir à fauRerqr.Toote^pis.cela se traicta par le moyen 4»^bc d'Urbin qpi ayoit toujours le cueur fran- Ç9if ; car Loys douz^esme l'avoit nourry en jeur (, ^aaqsluyle Sainct-Père n'eut pips esté si :. Quand la prinse de la MyrandoUe fut au camp du duc de ÎPerrare, toute la compiipiie eaJht desplaisante à merveilles. jLe duc itjNèU foe bientost aeroit assiégé à Ferrare. Si
defiOst son pont et se retira avecques toute son armée en sa ville, délibéré jusques au dernier jour de I4 vie la garder. Le pape ne daigna entrer en la ville de la MyrandoUe par la porte ; il fist faire ung pont par dessus le fossé, sur lequel il passa et entra dedans par une des brèches, n s'y tint quelques jours, où partoi^t les moyens advisoit comment il pourroit dommager le duc de Ferrare.