PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. XLVIIL
coiBBe bommiî ïojarié à tort, iani en pouvoir avoir raison, le doioipéra, et délibéra de ror loorDcrà aoa naturel; et faigant semblant d'at* la bayt ou dix jours à une sienne possesabn, tfm va jusqnoi à Venise, devers le due, les in-r dayre à regaigner et remettre en leurs mains Js bonno vtUe de Bresse, ^ de œ leor bailla Iss moyens qu'il £&lloit tenir, qui pour Theure iortirsntà bon effect. S'il fat le bien vena, ne fuit pas dMnander, ear la ville de Bresse est k fiUola de Sant-Mareo. Il fût festoyé trois oq quatre jovrs e<Hnme wig roy; dorant leqoel temps ptindreot oonelnsion en leur afihire; et Iny fut iffomis que, an jour par eub prins et assigné, n'y avolt nulle faulte que mesnre André ^rît ne se trouvast devant la ville avee*qots sept on huyt mille hommes de guerre, sans lea vUkins des montaignes qui dese^** âraîeni, et que cependant il aUast gaigner gens m la viHe etfiûre ses préparatiii. Il s'en vint, et siorèlemem gaigna et tira à sa eordelle la plupart des habitans; leseigneurdu Lude ne ae fio^ pas trop fn eulx, et &isoit cbascim jour ban gncc; mais il estoît bien mal aecompaigné pour se deffendre contre la commune* s'ils ! CBsseat en mauvais vouloir, comme Ums eu* ' rtat on la plùspart ; car cinq ou six jours après, a img matin, au point du jour, vindrent les Y énl* cicasi une des portesqu*ib trouvèrmt gamye de gens pour la defiEendret si firent sonner Taknie. Le seigneur du Lude se mit mcontin^nt en ordre pour là y ayde donner, mais enamu^ flsat ka Francis à laporte, partie desennemys rompirenS certaines grillesde fa* paroùsortaient ksimnumdieesde k ville, eteommaacèrent à eor trtrdedanseryani: «Marco! Marco!..» Quant et qaant k seigneiv Loys Advogadrc se mist et tous eeulx de sa ketlon, de sorte qu'on veu tonte kviik en armes. Quandkpovre acignenr du Lodf veitqu'il estoit trahy, fit son-r ner /a ri^ndcte à ses gens, et au mieuk qu'il luy fut possible, avecques eulx se retira au cbâsteau ; mais tous 1^ ^vai)lx, hamoys, et habillemens y demeurèrent. La comtesse de Gambane, q/u^ estoit Françoise, et tous ceulx qui Isnoimil k party du roy deFranee s'y sauvèrent. Sur ces entrefaictes furent les portes ouvertes et mis k seigneur André Grit dedans. One grosse pMé fet,car tous les François trou- ^ dedans, sans en pr^tdre ung à merey, fulentufa en plèees. Mais Ua k comparèrent
après, comme vous varez. La première ebosa que fit faire le comte Loys Advogadre quand il veit sa force, ce fut d'aller aux oraisons df eeulx de Gambare, lesquelles il fit toutes ruy^ ner etdesmolir. Le providadour çongneut bien que ce n'estoit pas le plus fort d'avoir eu k ville s'il n'avoit k chasteau, car par là ponr^ roit estre ayaément reprinse. Si Tenvoy a par un trompette sommer incontinent \ mais il par** dit sa peine, car trop estoit garny de gaillarde chevalerie. Toutesfois au peuple qui estoit en«> tré les vivres n'eussent guère duré ; et davan* tage k providadour le fit canonner à mer» v^es, et y eut grosse breohe fticte. Davan^ tage fist soubdainement dresser deux engins en forme de grues pour approdier de la place, lesquels portoient bien <^scun cent hommes de front. Bref Ik fièrent tout ce que possibk estoit de faire pour prendre k chasteau. Le seigneur du Lude et le eappitaine Herigoye, Mai estonnés delà trahyson, dépesebèrent ung homme devers le duc de Nemours, ipii estoit allé avecques toute sa puissance à Bolongne,. en l'advertissant que, s'ils n'estoient secourus dedans huyt jours, ils estoient perdus. Le messagier, combien que tous les passages fussait gardés, eschaj^ et fit si bonne diligence qu'il arriva devant Bolongne, le jour mesme que k gentil duc avolt rafi^eschy la ville de gens et de vivres. Les lettres luy fen*ent présentées, ipie k bon prinee ouvrit et kut. Il fat ed>ahy quand il entendit l'inconvéni^t de Bresse ; car c'estoit, après k chasteau de Milan, la place que les François eussait m Ytdie de plus grosse importance. Leseappitaines réunis conclurent qu il ialloit retourner et la reprendre s'il estof t possible; ce qu'ik pensoient aysé à exécuter pourveu que le chasteau ne se perdisc. Chascun alors fist trousser son cas, et se mirait en ^emin.