‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 80 sur 428 · CHAPITRE XLIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIX

a» te graBdt aMgeBM4a due éeaeaieqrB yooraeppeBdm areçse, et comoieiu il <ieflU en cbemin Je <9(if>itaiiie^éiiéRal des VéDiclens et cinq ou six mille lioinmes,

Quand massive André Crit fat maistre de Bresse et eut assîégék diasteau, comme vons avec entendu, ne se tint pas à tant; mak bien oongnoissant que dès que k duc de Nemotuns, mA estoit allé kver k aiége de BoloQgne« ea

CHRONIQUE DE BAYART,

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seroit adverty souMain retourneroit, par quoy, s'il ne se trouvoit fort dedans la ville et aussi puissant que pour combattre aux champs, seroit en dangw d'estre perdu, il eseripvit une lettre à la Seigneurie, qu'il envoya en extresme diligence; et en icelle leur fisisoit entendre qu'il estoit plus que nécessaire que pour conserver la viUe deBres8e,parluyprise,iljB envoyassent se* cours si puissant que ce feust pour se deffendre et à ung besoing donner la bataille au camp des François. Sa demande fut trouvée raisoùnaMe et de grosse importance. Si fut incontinent numdé à messire Jehan Paule BaiIl<Hi, lors cappitaine général de ceste Seigneurie, qu'il eust nuyt et jour à marcher, accompaigné de quatre cens hommes d'armes et quatre mille hommes de pied, et qu'il s'en allast gecter dedans Bresse. Quand il eut le vouloir de la Seigneurie entendu, se mist à son debvoir et à chemin au plus tost qu'il peut. De l'autre costé marchoit le duc de Nemours, si diligemment qu'ung chevaucheur sur ung courtault de cent eseus n'eust sceu faire plus de pays qu'il en faisoit en ung jour avecques toute son armée. Ettantfist qu'il arriva près d'ung chasteau appelle Yalège, qui tenoit pour le roi de France, et lequel cuydoit prendre le cappitaine Jehan Bâillon en passant ; et ce qu'il s'y amusa porU grant dommage, car le duc de NenK>urs en fut adverty, lequel fit faire ce jour4à à son armée, en fin cueur d'hyver, comme à la my-février, trente milles de pays, de £ftçon qu'il se trouva plus près de Bresse que ledict cappitaine Bail- Ion, qui en ung passage fat rencontré des François. Il avoit cinq ou six pièces d'artillerie, lesquelles il fit deslacher, dont de l'une fut tué le porte enseigne du seigneur de Théligny, cappitaine moult à louer, lequel menoit avecques le bon chevalier les premiers coureurs. Toute la nuyt le bon chcvidier avoit eu la fiebvre, et n'estoit point armé, ains estoit en une robbe de velous noir à chevaucher ; mais quand il veit qu'il feilloit combattre, emprunta ung halecret d'ung adventurier, qu'il nûst sur sadicte robbe, et monta sur ung gaillart coursier ; puis avecques son compaignon, le seigneur de Théligny, marcha droit aulx ennemys. La grosse troppe de l'avant- garde des François estoit encores bien loing ; toutesfois ils ne laissèrent point de charger; et y eut dure et aspre rencontre, qui dura, toujours combattant, ung quart-d'heure.

Cependant en vindrent nouvelles an camp ; si furent les François refreschis de gens; maïs quand lecappitaine delà Seigneurie les veit approdiar, tourna le dos, se retirant de Ik où fl estoit venu. U fut chassé loi^ement, mais jamais ne peut estre pris. Ses gços de pied y demourèrent, son artillerie et la plupart de ses gens de cheval. Ce fut une gorgiase d^Eûete et prouffitable aux François, car s'il fussent entrés dedans Bresse, jamais n'auroit esté reprise. De ceste tant bonne rencontre fut marry et joyeulx le duc de Nemours : joyeulx de ce. qu'il estoit victorieux et marry de ce qu'il ne s'y estoit pas trouvé. Ces nouvelles furent bientost sçeues au chasteau de Bresse, où ils firent feu de joye en cinq ou six lieux, car par là ae trouvoient asseurés d'estre secourus en deux jours; mais s'ils en avoient joye au chasteau, ils en eurent bien autant de mâeneolie en la ville, congnoissant que c'estoit leur destruction; et se fussent voulentiers retournés les habitans» lesquels vindrent supplier à messire André Grit qu'il se retirast ; mais il n'en voulut riais foire, dont mal luy en print. Le duc de Nemours s'en vint, après la defEaiicte de Jehan Paule Baitton, loger à vint milles de Bresse, et lendemain au pied du dutsteau.En marchant, il se trouva quelque nombre de villains, assemblés en ung petit village, lesquels voulurent tenir fort, mais enfin furent tous mis en pièces. Quand Tannée des François fut arrivée, incontinent montèrent au chasteau quelques cappitaines pour réconforter le seigneur du Lude et le cappitaine Hérigoye. U y fut porté force vivres; dont de joye tirèrent dix-fauyt ou vingt coups d'artilferie en la ville, dont de telle feste se feussent bien passés les habitans. Le lendemain monta le seigneur de Nemours au diasteau ; aussi firent les cappitaines et toute l'armée, où il fut conclu de donner l'assault à la ville, qui fut aspre, dur et crud.

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