‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 8 sur 428 · NOTICE SUR JACQUES BUONAPARTE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR JACQUES BUONAPARTE

été pr^ërable aai horribles soufirances endurées dans cette ville, Basile lui demande le récit circonstancié de cette catastrophe. Antoine fait^ors une narration « qui ressemble à celle de notre aur teur, sauf qu^eile est plus laconique et plus timide. 11 parait d'avis que, pour exposer clairement l'origine de cette calamité, il faudrait remonter au siècle de Léon X. 11 donne bien peu de détails sur le sac de la ville , et s^applique plutôt à la recherche des causes de ce désastre. Suivant lui, il faut rattribuer à l'ignorance du cardinal de Cortone, gouverneur de Florence; k la conduite impolitiqne de Clément VU, qui exaspéra les Colonna; à Timprudente défense faite aux habitants, soit de sortir de Rome , soit d^emporter leurs effets ; ensuite k la méchaucfté de Bourbon, k Tincapacité des capitaines Benzo et Baglioni , qui ne surent prendre aucune mesure utile; puis entin, a la justice de la Providence.

Cet écrit n'enlève rien au mérite du nôtre, qui voit le jour |K>ur la première fois, et qui, mieux qu'aucun autre, fait connaître ce triste et affligeant épisode de l'histoire d'Italie.

GolOgDe, 1786.

Louis Guicciardini, frère de François Guicciardini, auteur de l'Histoire d'Italie^ nous a laissé aussi une^lescription en deux livres du sac de Rome, dont il fut témoin oculaire. Ce volume a été réimprimé en 1758 k Cologne, et rédileur l'attribue k tort k François Guicciardini.

Le n. 167 de la classe xxx, dans la bibiliothèque de >ragliabccchi k Florence, contient un morceau fort court, mais assez intéressant sur le même sujet ; c'est le dialogue mentionné plus haut dans la préface de l'éditeur de Cologne. Il a pour titre : Sacco di Roma scritto in dialogo da Francefco Vettori gentiluomo fioreniino. M. Salvi en a fait une copie fort exacte qu'il a bien voulu me communiquer. La mort du connétable de Bourbon y est racontée comme dans Jacques Bonaparte, et rien tfy confirme l'histoire que raconte Benvenuto Cellini, qui se vante de l'avoir tué dans la plaine. Voici ce que dit Vettori qui était présent :

« Furono ributtati. Onde Borbone disperato, « prese una scala e an(l6 verso le mura per dar « animo agli altri a fare il medesimo, e neir an- « dare ebbe una ferita d'archibuso nella testa, e « subito morl. •

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