‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 83 sur 428 · PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. LL · texte numérisé non relu

PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. LL

duAcane œiUe pour yçm aydap à maryer ; ^ f^nrMréooaiiieDae voQgpriarea, §'11 vmujiliâft, |N0upfiQraM>y taoireehoiieBe vous demande. 9 Si Jeur HBfttles dqcataen leim labUers, voulài-t Mit ou mm \ imis s'adreasa à son bofteiae, à laqodleU dist s # Madame» je jmodray ces cinq emm dooaU à^mon prottfgt pour ka départir aia povre» reUgions de dames qui ont esté pillées; el voua «o donoe la charge, car eoteodres mi^dx où €st la nécessité que toute autre ; f^ sorcda je preoscougéde vous. » Si leur toucha à touteadana la main, à la mode d'Ytalie ; lesqoelles se mireat à geuoulx, plopant si très fort qu'il semUoit qu'on les voulsist m&à&t à la morU Si dist la dame ;.« Fleur de chevalier, à qui riens ne se peut comparer, le benoist Saulveur et Rédempteur Jésus-Christ, qui souffirit mort et passion pour tons les pécheurs, le vous vueiUe rémuf^èarer en ce monde-cy et en l'autre! i» Affres t^m retopraèreat en leur cbaQd>re« U fot temps d^ disoo'. J^ bon chevalier fist appeUer son maistre d'bostel, auquel il dii^ que tout feust pi«fll pour monter à cheval sur le midy. Le gentilhomme du logis, qui jà avoit entaidu par

la grande eourtoysie de son hoste, à sçavoir qu'il estoit de faire, car le camp dai

vint en sa chambre, et le genoil en terre le remédia cent mille fois en luy offrant sa personne et tous ses bieos, desquels il luy dist qu'il povoil diqpowr coqome siens à ses plaisirs et vooie&té» dont le bon chevalier le remercia et le fist disner avecques luy. Et après ne demoura giièfa fo'il ne demanda ses ehevaulx, car jà luy tanittt beaucoup qu'il n'esloit avecques la compaiguie tant déwrée, ayant belle paour que la bataille ne se dopnast avant qu'il y &u4« Ainsi ^il aortoit de la chambre pour monter, les deia beilea 4Ues d^ logis deacendirent et luy firfol chascupe ung présent qu'elles avoient ouyjsi fendait sa maladie -, l'ung estoit deus jolis el wfpfim bracdets faicts de beaulx <dieveuU de ûl d'or et d'argent, tant proprement que «erveiUes; f autre estoit une boiurse sur satin craoïoiay» o«|vrée moult subtilement. Grandement les femefoia ; et dist que le présent venoi t de ù hnnnei mains qu'il l'e^imoÂt dix mille ew« »et poyr phia les^honomr se fin mettre las biaeptas au brae» et la bourse mist en sa man? dia» les asseurant q^ tant qu'ils dureroieel les parteinit ptijur l'autour d'elles. Sur ces paroUea Mata àcheaal le boa cbevaliei , lequel fot aeeonpaigné <tosongrai^cempaignon et parlaiet

amy le seigneur d' Afibigiiy , que le due ^ Nemours avoit laissé poor la gi^ de la ville , et de plusieurs autres gentikboBunes, deux ou tseis mille; pms se dirent adieu. Les tmgs ie<tournèrent à Bresse et les autres au eamp des François, où arriva le bon dievalier le mer^ credy au soir, septiesme jour d'avril devant Pasques, S'il foi receu du seigneur de Nemoursi ensemble 4c tous les capi»tainesi ne fault pas demander, et hommes d'armes et adventuriers en demenoient telle joye qu'il sembloit pour sa venue que l'armée en feu^t renforcée de dii: mille hommes. Le camp estoit arrivé ce soir-là devant Ravenne et les ennemys en estoient [h six milles ; mais le lendemain, qui fut le jeudy sainct, s'en approchèrent à deux milles.

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