CHAPITRE LIL
Comment le siège fut mis par le noble duc de Nemours devant RaYcnne, et comment plusieurs assaulx y ftircnt donnés le veiidfedy saisct, où les François Aireot rq^oussés.
Quand le gentil duc de I^emours fut arriva devant Rav^ane, assembla tous les cappitainef
François commeiu^eoit fort à souffrir par faultf de vivres qui y venoient à moult grant peine, et y avoit desjà faulte de pain et de vin, parce qu# les Yénidens avoient coupé les vivres d'ung çosté et que les £spaignols tendent Umte la coste de la Romaigne, de sorte qu il lailloit au adventuriera manger chair et froo^age par eon* traincte* 11 y avoit encore ung gros inoonvét nient, dont le duc ne oui autre cappitaine n'es** toient advertys; c'est que l'emp^eur avoit maiidé aux cappitaines des lansquenets que, s»ir leur vie, eussent à se retirer incontin^ sa lettre veue, et qu'ils n'eussent à combattra les £spaignols. Entre autres cappitaines almans^ y en avoit deux principaulx; l'ung s'appeUoit Philippes de Fribourg, et l'autre Jacob, q(A gentil compaignon estoit, et de faict tous deuii estoient vaillans bonmies et duyts aux armest Caste lettre de l'empereur estoit tombée es mains du cappitaine Jaccrii. U estoit allé venir lie fw de France quelquefois dans son royaidm^ 01 il luy fut iàict qudque présens, de fafodfi que son coeur fut tout françois. PareiUemeul aa dua de Nemours avoit tant gaigaé de gens, que loua ceulx qu'il avoit avec luy feussant morts à sa requeste. Entre tous les oa{^Uînes fran^»