PAR LE LOYAL SERVITEUR, CHAP. LIV
fois que ntd plus, Iny rendit son changé an dooUe. Si regardoit Pedro que ohascun hôno- * Twt k doc de Nemours, qui demanda : « Seigneur de Bayart, qui est ce seigneur tant en ordre et à qui vos gens portent tant d'honneur. «» Le boD dievalier luy respondit : «• C'est nostre ehrf, le duc de Nemours, nepveu de nostre prince et frère à vostre royne. «» A grant peine ii eost acbeyé scm propos que le cappitaine Pedro de Pas et ceulx qui estoient avecque luy misrent piedà terre et commencèrent à dire au noUedue : « Seigneur, sauf Thonneur et le service du roy nostre maistre, nous déclairons que nous sommes, voulons estre et demourer vos serviteurs. » Le duc, {rfein dé ^courtoisie, les remercia, et puis leur dist : « Je vois bien que nous seaurons aujourd'hui à qui demourera la caxnpaigne, à vous ou à nous ; mais à grant peine se démeslera ceste affaire sans grande efibsîon de sang. Si vostre vis-roy vouloit vuyder ce différend de sa p^sonne à la mienne, je ferois bien que tousmesamys et OMnpaignonsqui aont avec moy s'y consentiront : et si je suis vaincu, s'en retourneront au duché de Milan et TOUS laisseront paisibles par deçà ; aussi s'il est vaincu, que tous vous vous en retourniez au royautmede Naples. » Quand il eut achevé son dire, hiy fut reqK)ndu par ung, dit le marquis de la Padule : « Seigneur, je croy que votre gentil coeur vous feroit voulentiers faire ce que vousdictes, mais, à mon advis, que nostre visroj ne se fiera point tant à sa personne qu'il s'acocmle à vostre dire. — Or, adieu donc, messeigneurs, dit le gentil prince ; je m'en vais passer Peau, et promets à Dieu de ne la repasser de ma vie que le camp soit vostre ou nostre. » Ainsi se dequirtit des Espaignols le duc de Nemours. Allant et venant, veoyoit tout acier ks enaemys, et comment ils se mettoient en bataille, mesmement leur avant-garde des gens de dievaJ,dont estoit chef le seigneur Fabricio Cdoiuie, et se montroit en belle veue et toute deseouverte. Si en parièrent le seigneur d'Al^re et le bon chevalier au duc de Nemours, et loy dirent: « Mmseigneur, vous voyez bien eesie troiq>e de gens de cheval. — Ouy , dit-il, ils sont en belle veue. — Par ma foy ! dit le seignenrd'Alègre, qui vouldra amener deux pièces d'artillerie icy seulement nous leur ferons un merveilleux dommage. *> Cela fut trouvé bon ; et ioj-mesnie alla faire amener ung canon et
une longue éoulevrine. Desjà les Espaignols avoient commencé à tirer de leur camp, qui estoit fort à merveille, car ils avoient ung bon fossé devant eulx. Derrière estoient- tous leurs gens de pied coudiés sur le ventre pour doubte de l'artillerie des François ; devant eulx estoit toute la leur en nombre de vingt pièces, que canons, que longues coulevrines, et environ deux cens hacquebutesà croc ; et entre deux bacquebutes, avoient sur petites charrettes à roues de grans pièces de fer acéré et trenchant, en manière d'ung ronçon, pour faire rouler dedans les gens de pied quand ilsvduldroient entrer parmy eulx. A leur esle estoit leur avant-garde, que conduisoit le seigneur Fabricio Colonne , 'où il y avoit environ huy t cens hommes d'armes ; et ung peu plushault estoit la bataille, en laquelle avoit plus de quatre cens hommes d'armes que menoitle vis-roy domp Raymon de Cardonne; et joignant de luy avoit seulement deux mille Ytaliens que menoitRamassot; mais quant à la gendarmerie, on n'en ouyt jamais parler de mieulx en ordre ni mieulx montée. Le duc de Nemours passé qu'il eust la rivière commanda que chascun marchast. Les Espaignols tiroient en la troppe des gens de pied françois comme en une butte ; et y en tuèrent, avant que venir au combat plus de deux mille \ ils tuèrent aussi deux triumphans hommes d'armes , l'un appelé Jasses et l'autre l'Hérisson. Ajissi moururent d'ung mesme coup de canon deux vaillans cappitaines, le seigneur de Molart et Philippe de Fribourg, qui fut ung gros dommage pour les François, car ils estoient deux apparens et aymés cappitaines, surtout le seigneur de Molart , car tous ses gens se feussent faits mourir pour luy. Il faut entendre que, nonobstant l'artillerie des Espaignols, les François marchoient toujours. Les deux pièces que le seigneur d'Alègre et le bon chevalier avoient fait venir en deçà du canal tiroient incessamment en la troppe du seigneur Fabricio, qui luy faisoientun dommage non croyable, car il luy fùst tué trois cens hommes d'armes; et il dit depuis, luy estant prisonnier à Ferrare, que d'ung coup de cancm luy avoit esté emporté trente-trois hommes d'armes. Cela fischoit fort aux Espaignols, car ils se veoyoient tués et ne sçavoient par qui ; mais le cappitaine Pedro Navarro avoit si bien conclud en leur conseil, qu'il estoit ordonné qu'on ne sortiroit du fort jusques à ce que les François les y allas-
CHRONIQUE DE BAYART,
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Mat «iiâiUir, et qu*ili te deffcroiaot d'ealsmeti|ie0; mais il ne Ait phis poeglbleau eeignemr Fabricio de tenir ses gens qni disoient en leur lingaige : Cuêrpo di Dioi^ $omo§ maHdoê éêl eieh^ vmm>ê eamiaUr la$ %ên^mul Et' commencèrent pour évader ces ooaps d'artillerie à sortir de leur Ibrt et entrer en mig ohamp pour aller combattre. Us ne prindreot pas le chemin droit à Tayant-garde, mais advisèrent la bataille eè estoitcevenoeolx prince, le duc de Nemours, avec petite troppe de gendarmerie. Les François de la bataillCt joyeulx d^avoir le premier combat, baissèrent la veue, etd'ung hardy courage marchèrent droit à leurs ennemys, lesquels se misrent en deux troppes, pour par ce moyen anclorre ceste petite bataille. De ceste ruse s'aperceut bien le bon chevalier, qui dit au duc de Nemours: « Monseigneur, mettons-nous en deux parties jusques à ce que ayons passé le fossé , car ils nous veuUent enclorre. *> Les Espaignols firent ung bruyt et ung cry merveilleux à l'aborder: • Eq>aigne ! Eflpaigne ! Sant-Yago ! aux canailles t aux canailles I • Furieusement venoient, mais plus Airieusement furent receustdes François qui cryoient aussi : «France, France! aux chevaulx, aux chevaulx! » Car les Espaignols ne taseboient à autre chose, sinon d'arrivée tuer les chevaulx, pour ce qu'ils ont ung proverbe qui dit : Muertoel û0mUo , peréiéo et komhre d'armoê. Dura plus d'une grande demy-heure ee oondiat. Ib se reposoient les ungs devant les autres pour reprendre balayne, puis baissoient la vue et recommen* ceoient de phs belle, cryant s « France I Es-^ peigne ! » le plus hnpétueusement du monde. Les Espaignobestoient la moitié plu» que les François. 8i s'en courut le seigneur d'Alègre droit à son avant-garde, et de loing advisa la bende de messire Robert de In Marche, qui portoient en devise blanc et noir ; si leur escrya : » Blanc et noir, marchez t et aussi les arehiers de la garde.» Le duc de Ferrare et le seigneur de la Palisse vindrent à bride abattue secourir le duc de Nemours. A l'arrivé de eeste frescbe bende, y eut ung terrible butin: les Espaignols forent vivement assaillis. Les MPcIners de la garde avolent de petites coignées dont ib fidfloient leurs loges, qui estoient pendues à Parson de la selle des chevaulx , et donnoient de grans et rudes coups sur l' armet des E^ignob,
qui lis estonnoit mervdlleuflettent. Un aosit ftirieulx combat ne ftut veu. Mab enfin convint aux Espaignob habandonn» le camp, war bqud entre deux fossés moururent deux ou trob etm hommes d'armes. Aucuns princei du royaubne de Naples y furent prins prisou^erSy aiiaqueb on saulva U vie. Chascun se vouknt mettre à U chasseï mab le bon chevalier diat au duo de Nemours, qui estoit tout plein de sang et de cervdb d'ung des hommes d'armes qui avoit esté emporté par un coup d'artillerie : • Monseigneur, vous estes blessé. — Non, Dieu mercy, mais j'ai ay bien blessé d'autres. —Or, Dieu soit loué, dist le bon chevalier, vwm aves gaigné la bataille, et demûurrei aigourd'buy le plus honoré prince du monde; mdsne tirez plus avant et rassenUei vostre gendarmerie en ce lieu ; qu'on ne se meote point au piUage eocores, car il n'est pas teaups. Le oap^ pitaine Loysd' Arsetmoy allons aprèslesfoyaai, à ce qu'ib ne se retirent derrière leurs gens de pied. Pour homme vivant, ne d^rtes d'icy que nous ne vous viengnons quérir.» Ce qu'ib pn>* mistfaire, nub il ne le tint pas, dont mal hiy en print. Vous avei entendu oomment les gens de pied espaignob s'estoient couchés sur le ventre en ung fort merveilleux et dangereux à assailUr, car on ne les voyoit point. Si fin ordonné que les deux mille Gascons yroient sur la queue deslascher leur traict, qui serolt cause bs fdre lever. Or les gens de pied ftiançob n'en estoient pas loing de deux picques, msls b fort estoit trop désavantageux, car pour ne veoir pas leurs enneqiys, ib ne sçavoient par où ib dévoient entrer. Le cappitaine Odet et le capdet de Duras dirent qu'ib estoient tous prests d'aller foire lever les Espaignob, mate qu'on leur baiibst quelques gens de ptoque , k ce que, après que leurs gens auroient tiré, iffl sortoit quelques enseignes sur erix, ib se voient soutenus. Ceb estoit raisonnable ; et y albavecques eubib seigneur de MonloaiDe qui avdt miHe Picars. Les Gascons desbschèrent très bien leurs traicts, dont ib navi%reot phisieurs Espaignob à qui il ne pleut guèiw, comme le monti^èrant ; car tout soidrialnettent selevèrmt en bel ordre de bataifle, et deitière eulx sortirent deux enseignes de mille ou douse cens hommes qui vindrent dernier dedans ces Gascons. Je ne sçay de qui fut la faulte d^eutx on des Picars, mais ib firent rompus des Es^
t>AR LE LOYAL SÊRVtTEM, CnkP. LÎV.
pûgDols, et y forent tués le seigneur de Montcaore, le chevalier Desbories, le lieutenant da eapdet de Durafi et plosLeors aultres. A qui il . nepirat goères ce fat à leurs amys; mais les JEspaignols en firent grande huée, comme s'ils emKotgaîgné entièrement la bataille; toutes- UbUb congnoissoient bien qu'elle estoit perdue pooreulx, et ne voulurent pas retourner en arrière derrière ces deux enseignes qui avoient nHnpa les Gascons, mais se délibérèrent de gaigner Ravenne, et semisrent sur la chaussée do canal où ils marchèrent trois ou quatre de front Je laisseray ong peu à parler d'euk, et rctoumeray à la grosse flotte des gens de pied firançois et espaignok. G^est que quand les Espaigaob forent levés, se vont présenter sur k bord do fossé , où les François livrèrent fier, dor et asiate assanlt ; mais ils furent sarvis de baeqocbotes à merveilles, de sorte qu'il en fut beaocoiq> tué. Mesmement le cappitaine Jacob enl UD eoop ra travers do corps dont il tomba, mais soubdain se releva, et dist à ses gens en Alman : • Messeignenrs, servons aiyoord'huy le Toy de Frsnce aussi bien qu'il nous a traictés.» Le bon gentilhomme ne parla depuis, osr inettitlnent tomba mort. Il avoitung cappitaine soobs luy, nommé Fabien, ung des graaa et beaubi hommes qu'cm veit jamais, leqoei, qoand II apperceut son bon matstre mort, ne vcrâlot plus vivre, mais bien fist une des grande» hurdiestes qu'oncqoes homme sceot fiûre; car ainsi que les Espaignols avoient ung groshoede pkques croysées, an bortdeleur Ibssé, q/Oâ gardoit que les François ne pouvoient e^rer, ce cappitaine print sa picque en travers» el la icMmt ainsi la mit dessos ceHe des Espai* gnob qui estoient couchés, et de sa grande yiîgiimis leur fist mettra le fer en terre. Quay Tfyyaol \m François, poussèrent roidement et entrèrent dedans le fossé ;n]ais pour le passer y eBtmgmeordrettenrcillMDL, car oncqœs gens ne Steot phis de defliense que les Espalfttdb, qak^ speore n'ayant pkts bras ne Jambes euCièrBB, mordoient leurs ennfimys. Sur cestB entrée y eust plusieurs François mors, canme la faumi da GranlfiM>nt, le cappitaine de IbQgirott, qol y fit d'armes le possible , le wépmr de BtrdiiHTin ; le cappitaine Boanel cet im eoop de pîccpie dedans le front, dont le ler Udemoora dans ta teste. Brief, les François T ffigwffp* gréa dotamage» mais phis les £»*
paîgnols ; car la gendarmerie de l^àvant-garde françoise leur vint donner sur le coôlé, qui IcS rotnpit du tout, et furent tous moris et mis en pièces, excepté le Comte Pedro Nàvarro, qui fut prisonnier et quelques autres cappitaines. Il fsiut retourner à ces deux enseignes qui s'enfuyoient pour cuyder gaigner RaVenne ; mais en diemin rencontrèrent le bastard du Fay et les guydons et archiefs, qui leur fit^t retourner le visage le long de la chaussée. Guères ne les suy vit le bastard du Fay , mais re* tourna au gros affaire où il servitmerveilleosement bien. Et entendre dd>vez que quand ces deux enseignes sortirent de la troppe et qu'ils eurent defibict les Gascons, plusieurs s'enfuyrent, et aucuns jusques au lieu où estoit le duc de Nemours, lequel venant au-devant d'eulx, démanda que <f estoit. Ung paillard respondit ! «* Ce sont les Espaignols qiû nous ont deffaicts. » Le povre prince, cuydant que ce fetist la troppe de ses gens de pied, fut désespéré, et sans regarder qui le suyvoit, se va gecter mt cesté chaussée par laquelle se retiroient ces deux enseignes qui le vont rencontrer en leur chemin, et bien quatorze ou quinze hommes d'armeS; Ils avoient encores rechai^é ^tielquéli hacque-^ butes qu'ils vont deslascber, et puis à cotips ùé picque sur ce gentil duc de Nemèurs et ceulx qui estoient avecques hy, qui ne se povoient goères bien remuer, car la chaussée estoit estroicte, et d'ung costé le canal où on ne po« voit descendre; de l'autre, y avoit ung merveîHeox fossé que l'on ne poovoit passer. Touil ce«lx qui estoient avecques le duc de Me-^ moors forent gectés en Peaoe ou tumhés de^ dans le fossé. Le boti doc eut les Jarrets dé son cheval coupés. Si se mirât à pied l'espée au poing, et oncques Rolant ne fist tant d'armes à Roncevaux qu'il en fist là^ ne pareiDement son coostnde Lautrec, qui voyoit bien le grand dan^ gier où fl estoit, et cryoit aul Eq[Miignols tant qoHl povQlt : « Ne le tueii pas, c'^t nostre visroy, lefrère à vostreroyne.* Quoy qoecefeust^ le povre seigneur y demeura, après avoir eu plusieurs playea» car depois le menton josqmi an front en aveM qoatone eo qoinae ; et par là montroitbien le gentil prince qu'il n'avoltpofaft tourné ledos. Dedans le canal fot noyé le fils do seigneor d* Alègre^ nommé Yiverois, et son père tué à la deffaicte des gens de pied. Le sei« goeorde^otrec y fot laissé poor mort^etaisei
d'aultres. 0& deux enseignes se sauvèrent le longdeiachaussée, quiduroitplusdedix milles; et quand ils furent à cinq ou six millesdu camp, ra^^ontrèrent le bon chevalier qui venoit de la chasse avecques trente ou environ quarante hommes d'armes, tant las et travaillés que merveilles ; toutesfois il se délibéra de charger, mais ung cappitaine sortit de U troppe, qui commenceaà dire : « Seigneur, que voulez- vous faire? Assez congnoissez n'estre pas puissant pour nous deifaire. Vous avez gaigné la bataille et tué tous nos gens, suffise vous de Thonneur que vous avez eu, et nous laissez aller la vie sauve, car par la vouletUé de Dieu sommes eschappés. »• Le bon chevalier congneut bien que FEspaignol disoit vray. Aussi n'avoit-il cheval qui se peust soustenir ; toutesfois il demanda les enseignes quiluy furent baillées. Las ! il ne sçavoit pas que le bon duc de Nemours feust mort, ne que ce feussent ceulx qui l'avoient tué, car il feust avant mort de dix mille morts qu'il ne Feust vengé, s'il Feust sceu. Durant la bataille et avant la totalle de&aicte, s'enfuyt domp Raymon de Cardonne, vis-roy de Naples, avecques environ trois cens hommes d'armes, et le cappitaine Ramassot avec ses gens de pied; le demourant fut mort ou pris. Le bon chevalier et tous les François retournèrent de la chasse environ quatre heures après midy, et la baUille estoit commencée environ huyt heures du matin. Chascun fut adverty de la mort de ce noble et gentil prince le duc de Nemours, dont ung dueil commencea au camp des François, si merveilleux que je ne cuyde point, s'iT feust arrivé deux mille honmies de pied frais et deux cens hommes d'armes , qu'ils n'eussent tout deffaict. Le duc, par ses gentilshommes, en grans pleurs et plains, fut porté à aùù logis. Ily aeu plusieurs baUillesdepuis que Dieu créa del et terre, mais jamais n'en fut veu, pour le nombre qu'il y avoit, de si cruelle, si furieuse ne mieulx combattue de toutes les deux parties que U bataille de Ravenne *.
(I) Void la relation de cette bataille foite par Bayart luimême dans une lettre écrite k Uiarent ABeman, son onde.
« Momiemr, ai très hmnblemeiit qœ faire puis, à rostre bonne grâce me recommande.
« Monsieur^ depub que dernièrement vous ay escrtt, avons eu, comme J& avez pu sçavoir, la bataille contre nos ennemis ; mais pour vous en advenir bien au long, la cboee ftit telle ; c'est que nostre armée vint loger auprès de cestc ville de Ra- Teune; nos ennemis y furent aussitost que nous afin de donner coeur i\ ladite vQle, qt ao nooyeo tapt d'aucooes Doavdtei
CHRONIQUE DE BAYART,