‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 92 sur 428 · CHAPITRE LY · texte numérisé non relu

CHAPITRE LY

Des nobles liommes qui monrarent à la bataille de Ravqpie , tant du costé des Prançois que des Espaigoob, et des prisonniers. La prinse de la ville de Ravenne; coromeot les François furent chassés deux mois après d'Italie, en Fan HDxu. De la griefve maladie du bon chevalier. D'une fort grande courtoysie qu'il fit. Du voyante qui Au fait au royaulme de Navarre, et de tout œ qui advint en ladicte année.

En ceste cruelle bataille de Ravenne le royaulme de France fist grand perte, car le

qui couroient chascun Jour de la descente des Suysses, qu'auni la Caule de vivres qu'avions en nostre camp, monsieur de Nemours se délibéra de donner la baUille, et dimasdie dernier passa une petite rivière qui estoit entre nosdits ennemis et nous. Si les vinsmes rencontrer ; ils marchoient en très bd ordre, et estoien't plus de dix-sept cens hommes d'armes, les plus gorgias et iriompfaans qu'on vit Jamais, et bien quatorze mille hommes de pied, aussi galans qu'on pouvoit dire. Si vindrent environ mOle hommes d'armes des leurs comme gens désespérés de ce que nostre artillerie les afibloit, ruer sor nostre bataille en laquelle estoit monsieur de NenxHirs en personne, sa compaignie, celle de monsieur de Lorraine, de monsieur d'Ars et autres Jusques an nombre de quatre cens hommes d'armes, ou environ, qui retinrent les ennemb de sf grant cueur qu'on ne vit Jamais mieulx combattre. Entre nostre avam-garde, qd estdt de miUe hommes d'armes, et nous, A 7 avoit de grands fossés et aussi eBe avdt afblre aJUemm vptt nous pouvoir secourir. Si contint i ladite bataiUe porter le faix desdiu miOe honmies ou environ. En cest endrdt mooslear de Nemours rompit sa lance entre les deux bâtâmes, et perça ung homme d'armes des leurs tout en travers, et demie-brassée davantage; si furent lesdlls mille hommes d'armes defE^ds et mis en fuite. Et, ahisi que leur donnions la dune, irinsmes rencontrer leurs gens de pied auprès de leur artillerie, avec dnq ou six cens hommes d'armes qui estolent parqués, et au devant d'eux avoient des charrettes k deux roues , sur lesqodlesily avoit un grand fer à deux aUes, de la longoeur de deux ou trois brasses; et estoient nos gens de piedcombaUus mab k main. Leursdits gens de pied avoient tant dliacquebotes que, quand ce vint k faborder, iU tinrent quasi toos nos cappitaines de gens de pied en voye d'ébranler et tourner le dos; mais ils furent si bien secourus des gens d'armes, qu'après bien combattre nosdits ennemis fbrent deflEsJcts, et perdirent leur artiUerie et sept ou huit cens hommes d'âmes qui leur furent tués, et la pluspart de leurs cappitaines, avec sept ou huyt mille hommes de pied. Et ne sait-on point qull sesoit sauvé aucuns cappitaines que le vice-roy; car nous avons prisonniers les seigneurs Fabrice CokMme, le cardinal de Nédlds, Jégat du pape, rétro Navarre, le marquis de Pesquerre, don Jean de Cardonne, et d'autres dont Je ne sçay le nom. ceux qui se sanlvèreot hnrent chasséshuit 00 dix ndies et s'en vont par les montagnes escartées; encor dit-on que les vilains les ont mis en pièces.

« Monsieur, si le roy a gaigné la batalBe, Je tous Jure que les pauvres gentilshommes Tonl bien perdue; car ainsi qoe nous donnions la chasse, monsieur de Nemours Thit trouver quelques gens de pied qui se ralUoient; si vouhat donner dedans; nuds le gentil prince se trouva si mal acoompaigné qoTfl 7 M. tué, dont de toutes les desplaisances et duells qui furent Jamais faits, ne fut pareil que oeluy qu'on a démené et qu'on démène encore en nostre camp, car flsemble que noos ayons perdu la bataille. Bien tous promets^ monsiew, que c'est le plus grand dommage de prince qui mourut cent ans a ; et s'il eust vescu âge d'honune, D eust fait des choses que oncqoes prince ne fit ; et peuvent bien dire ceux (f soot à^Çk qnl«

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