‹ Le Lucrèse françaisChapitre 31 sur 33 · LA VÉRITABLE CRÉATION DU MONDE · texte numérisé non relu

LA VÉRITABLE CRÉATION DU MONDE

OANS doute l'homme est grand , alots que son génie Soumet le monde entier au compas d'Uranie • Lorsque d'informes blocs, jadis vils à ses yeux. Sous son ciseau hardi , se transforment en Dieux • Quand sous ses doigts savans, les cordes de la lyre Portent au fond des cœurs un sublime délire : Mais qu'il est bien plus grand dans les bras de l'amour î Rival du créateur, l'homme crée à son tour.

Alchymiste insensé, dont le travail bisarre Trouve à peine une excuse aux yeux seuls de l'avare • Sans perdre tes beaux jours auprès de tes fournaux, Et vouloir en or pur, changer de vils métaux • Forme plutôt un homme : un jour de toi, peut-être^ Un Homère , un Brutus , un demi-Dieu doit naître : Aime et jouis ; allume, eu tes brûlans désirs^ Le flambeau de la vie au feu de tes plaisirs.

FkAWCAIS. o|y

C E xN T O N ,

Parodié ou extrait des Fragmens sur Dieu , pour la Fêts de rÊtre-Suprême.

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