‹ Le Lucrèse françaisChapitre 32 sur 33 · SECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

SECONDE ÉDITION

\) TOI ! Modérateur du inonde planétaire,

Astre majestueujc , qui fécondes la terre,

Sans te mouvoir, Soleil, qui meus tout , es-tu Dieu l

Non ! tu n'es qu'un foyer de lumière et de Feu.

Astre plus doux des nuits, et toi, lune paisible ,

Dont le pâle flambeau plaît à l'amant sensible ;

Toi qui brilles, dit-on, d'un éclat emprunté,

Tu prétends ipoins encore à la Divinité.

Feux sans nombre, habitans de la voûte éthérée ,

Etes-vous Dieux aussi ? Toi, profond einpirée.

Quand le Guèbre tremblant porte vers toi les yeux ,

Firmament azuré , lui caches-tu des Dieux ?

Non !... L'Et-ernel, s-ans doute, existe i)ar lui-mcirie •

Nécessaire, absolu, l'ordonnateur suprême,

Riche assez de son fonds, immense en son pouvoir,

Donne naissance à tout, mais sans la recevoir.

C'est lui qui cl^ néant fît jaillir l'existence ; La matière par lui reçut l'intelligence ; Par lui , le mouvement remplaça le repos • L'harmonie à sa voix régna dans le calios " Sa main qui régit tout, et par qui tout commence.

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