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ficile à préciser. La lenteur d'évolution des piaques n'a permis de recueillir aucun document sur le second point : stade final. Il est fort possibie que l’atrophie de la muqueuse s’accentue, que le liseré diminue d'importance, de blancheur et finisse par disparaître. Ce sont là autant d’hypo-
thèses difficiles, on le conçoit, à vérifier.
Nous allons maintenant tenter une description du lupus érythémateux des muqueuses. Après avoir passé en revue toutes les lésions des muqueuses au cours du lupus érythémateux chronique, nous étudierons les altérations des muqueu-
ses au Cours du lupus érythémateux aigü.
1° Lupus érythémateux des lèvres.
C’est la manifestation la plus anciennement signalée. Bazin le premier, comme nous l’avons déjà dit, en mentionne un cas dans ses leçons sur la scrofule. Bien entendu, les lésions des lèvres
peuvent siéger n'importe où, tant sur leur face
Bi
interne que sur leurs bords libres où, là, elles revêtent certains caractères spéciaux. Un des premiers aspects objectifs que nous signalerons est l'aspect marbré non atrophique, qu'il nous a été donné de constater chez un malade dont nous rap” portons l'observation. Ce malade présentait un lupus érythémateux fixe de la face, très prononcé et datant déjà de plusieurs années, des lésions äes faces internes des joues, que nous décrirons plus loin, et enfin l’aspect particulier des lèvres que nous essayerons de décrire aussi : aucune desquamation, ni raghade, ni ulcération, peau fine et souple. À première vue, le rouge de la lèvre parait marbré, et, en effet, si on y regarde de près, on voit une série de zônes, les unes blanches, les autres rouges qui se succèdent sans ordre. Ces zônes sont irrégulières, les unes vaguement triangulaires, les autres grossièrement ovalaires. La coloration blanche que nous signalons, se rapproche de la coloration de la peau normale; il n’esi pas question d'aspect nacré. La coloration rouge varie du rouge sombre au rouge clair, avec zônes violacées. Pas de liseré, pas d’atrophie, simpies marbrures, c'est le mot. Ces marbrures, d'autre
part, sont persistantes. Si on tire la lèvre entre
deux doigts, elles restent apparentes. Un fait ïmportant c’est que les lèvres, dans ce cas, ne desquament pas et ne desquament jamais au dire du malade. Un autre point à noter, c’est l'absence de plaques cicatricielles. Le rouge de la lèvre (pour nous servir dune expression allemande assez compréhensible) a la même forme et la même consistance qu'à l’état normal; la coloration seule varie. D'autres fois, ainsi qu'on le trouve signalé dans plusieurs observations, notamment dans celle de Meneau, les lèvres peuvent présenter quelques marbrures violacées sur lesquelles se détache un fin réseau blanc. C’est, d’après Meneau, l'aspect typique du lupus érythémateux des le. vres.
Nous pensons que l’auteur veut désigner de fines squames transparentes à bordure blanchätre. Ces squames se rencontrent fréquemment dans le lupus érythémateux des muqueuses. Eltes peuvent même revêtir un autre caractère et c'est ainsi qu on a pu décrire : sur une muqueuse plus ou moins violacée, marbrée, une desquamation en grandes lamelles collodionnées, suivant Texpression de Dubreuilh qui a attiré l'attention
sur cette forme. On comprend les variantes pos-