LES PARISIENS
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LES PARISIENS EN VENDATsTrES.
( Octobre. )
IjE temps des vendanges est celui de la folie. A cette heureuse époque, la sagesse est sans égide; la raison sans austérité : Momus, assis sur une futaille, agite, en chantant, le thyrse que Bacchus lui prête; tandis que le dieu des amans, un verre à la main et couronné de pampres, prépare, sous un cep , un piège à la beauté qui, nouvelle Erigone, s'enivre à la fois de vin et d'amour.
Voilà ce que les Parisiens ignoraient il v a trente ans : un honnête bourgeois du quartier Bonne-Nouvelle vous demandait alors, avec une robuste ingénuité , sur quel arbre croissait le raisin, et dans quel mortier on pouvait le piier pour en exprimer le vin qu'il allait acheter annuelle-