‹ Le lutin couleur de feu, ou, Mes tablettes d'une annéeChapitre 50 sur 92 · LA GALANTERIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LA GALANTERIE FRANÇAISE

' ( Décembre. )

J'ÉTAIS, jeudi dernier, au bal qu'a donné Dadame de Mërval, et je ne m'y amusaisf 3as prodigieusement, parce que je n'aimai amais à voir danser des quadrilles avec ioute la recherche et la prétention que l'on apporte dans les ballets d'opéra. Or, j'allais peut - être commettre la faute grave de bâiller dans l'une des sociétés les plus brillantes de Paris, lorsqu'Azédor, qui se trouvait incognito à la fête, vint me rappeler que j'avais un article à fournir à mon journal. Nous quittâmes ensemble le salon. Rentré chez moi , je ranimai ma bûche économique , tandis que mon lutin rassemblait ses idées, et, m'étant ensuite as-.is à mon secrétaire, j'écrivis ce qu'on va lire, sous la dictée d'Azédor.

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« Toute la terre a retenti des éloge ■^ donnés à la galanterie française; parloui on a voulu l'imiter, nulle part on n'y ; réussi : c'est une heureuse émanation d( la nature que Timitation ne peut rendre Mais le code de cette galanterie si célèbre est perdu depuis long-temps ; et je crain bien que la tradition n'ait affaibli en elb cette perfection classique qui la faisait ad mirer. Peut - être conviendrait - il , pou opérer une restauration devenue nécessair' après une longue période de gloire, duran laquelle les Français n'ont pu que brûle en courant quelques grains d'encens sur le autels de la beauté , peut-être conviendrai! il, dis -je, que l'on formât un nouveau d> geste de galanterie. Cet ouvrage tiendrai dignement sa place à côté de nos cini codes, et ne serait pas, à coup sûr, le moin consulté. En attendant qu'il prenne fan taisie à quelque galant émérite de réalise cet utile projet, traçons rapidement l'his toire de la galanterie française , telle qu'ell fut jadis , et telle qu'elle est anainlenani

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