D UN VIEUX GARÇON
c serait, au Marais, un crin^ capital ont je n'ose pas charger ma eônscience. lûus irons un autre jour aux Français. — )ui , j'aurai soin de vous prévenir quand 11 donnera le Vieux Célibataire. » Après voir décoché ce petit trait satirique, qui "arriva point au but, je souhaitai le bon ùir à Saint- Far , à sa compagne ; mais, 1 olant rendu invisible, je restai dans la laison, afin de voir comment se termineait la soirée.
» Un boston du Marais finit régulièretient à neuf heures ; il n'était pas neuf leures et quart lorsque Saint-Far rentra. jC vieux garçon ôta délicatement sa )erruque , mit son bonnet à coiffe , se oucha. Juliette lui souhaita une bonne mit; puis, ayant tiré les rideaux de son naître, après avoir reçu un pudique baier sur le front, elle entra dans sa cham- )re, dont elle ferma soigneusement la porte ;n dedans. J'avoue que je m'attendais à ou te autre chose.... Voyez combien il est langereuK de juger précipitamment.
ai6 LE MÉIÎ^ A GE
» J'aperçus iine seconde porte dans la chambre de Juliette; mais celle-là ne me donna aucune inquiétude : deux verroux la tenaient exactement fermée ; des bandes de papier collées sur ses joints interdisaient, même aux regards curieux , tout accès dans cet asile de la pudeur. J'étais donc bien rassuré sur les dangers que l'innocence de la chaste gouvernante aurait pu avoir à courir, quand, d'une main légère l'excellente , la fidèle amie de Saint-Fai tira les verroux de la porte en apparence condamnée ; les bandes de papier cédèrent d'un coté, et je vis entrer un gros garçon que l'on salua tout bas d'un bo?i soir Jacques , auquel il riposta par un robust< baiser. C'était le domestique de qui Ju liette avait annoncé le départ à son maître i et dont elle avait jugé sage de taire le reî tour. Il serait, je crois , inutile de rapporter comment leur entretien commença: i serait peu bien séant de dire comment i finit.
» Or, je te demande, me dit Azédor