Iliade, liv. I, discours de Ncsior. (Boileau
4. Cette expression ressouvenez -vous ne serait plus poétlqua
LE LUTBIN, III. 2 H
Mais déjà la fureur dans vos yeux étincelle :
Marchez, courez, volez où l'honneur vous appelle.
Que le prélat, surpris d'un changement si prompt, 136
Apprenne la vengeance aussitôt que ralTrout. »
En achevant ces mots , la déesse guerrière De son pied trace en l'air un sillonjic lumière, *
Rend aux trois champions leur mtrépidité , Et les laisse tout pleins de sa divinité. 140
C'est ainsi , grand Condé , qu'en ce combat célèbre * Où ton bras (it trembler le Rhin , l'Escaut et l'Èbre*, Lorsqu'aux plaines de Lens' nos bataillons poussés Furent presque à tes yeux ouverts et renversés. Ta valeur, arrêtant les troupes fugitives, 145
Rallia d'un regard leurs cohortes craintives, Répandit dans leurs rangs ton esprit belliqueux Et força la victoire à te snivre avec eux.
La colère à l'instant succédant à la crainte. Us rallument le feu de leur bougie éteinte : n'o. •- 150 fis rentrent ; l'oiseau sort : rêsc'adron raffermi ^^-^^^^'-^ Rit du honteux départ d'un si faible ennemi, aussitôt dans le choeur la machine emportée l&\ sur le banc du chantre à grand bruit remontée.
aujourd'hui : rëtait-elle du temps de Boilcau? il faut le croira puisqu'il l'a employée. On dirait maintenant:
Et rappelc^vous bleo, etc.,
OU tout autre équivalent.
1 . La mémorable bataille de Lens livrée par le prince de Condé, le 20 août 1648, conlro les Espagnols et les Allemands. La victoire dont elle fut suivie inspira au poëte Sarrasin une ode où l'on trouve plusieurs strophes fort remarquables.
2. Le Rhin, voyez la note 1 de la page 14. — VEscaut (Scaldis), fleuve de la Col^ique.se divise en deux branches, dont l'une, l'Escaut oriental , passe à Iîerg-op-Zoom,et l'autre, l'Escaut occidental, nasseàFlessingue; l'Escaut se jette dans la mer d'Allemagne. — VÈbre (/i»er, /6cn/.s),neuve célèbre d'Espagne, prend sa source aux monts de Santillana (Astuiies), sépare la province de Burgos de l'Alava et de la Navarre, passe à Calahona, à Tudela.oîi il devient navigable, et à Saragosse; il se jette dans la Méditerranée prèsdeTortosa.
3. Lens, petite ville de l'Artois (Pas-de-Calaifi) , sur le ruisseau de Souciiez, cédée à ta France par le traité des Pyrénées. Condé y défît les £si>agnol3 en 1648.
D. lutrin. d 2
Ses ais demi-pourris, que l'âge a relâchés , 155
Sont à coups dé maillet unis et rapprochés.
Sous les coups redoublés tous les bancs retentissent ;
Les murs en sont émus, les voûtes en mugissent,
Et Torgue même en pousse un long gémissement.
Que fais-tu, chantre, hélas ! dans ce triste moment ? 160 Tu dors d'un profond somme * , et ton cœur sans alarmes Ne sait pas qu'on bâtit l'instrument de tes larmes ! Oh ! que si quelque bruit, par un heureux réveil, T'annonçait du lutrin le funeste appareil , Avant que de souffrir qu'on en posât la masse, 165
Tu viendrais en apôtre ^ expirer dans ta place ; Et, martyr* glorieux d'un point d'honneur nouveau. Offrir ton corps aux clous et ta tête au marteau.
Mais déjà sur ton banc la machine enclavée :. Est, durant ton sommeil, à ta honte élevée. 170
Le sacristain achève en deux coups de rabot, Et le pupitre enfin tourne sur son pivot.